Ce retard fait suite à l'incapacité du gouvernement fédéral et des Régions de s'entendre sur une clé de répartition des revenus liés à ces enchères. "Le dossier est dans un état assez instable aujourd'hui", reconnaît le patron d'Orange.

"Or nous aurons besoin de ces fréquences pour suivre le rythme de l'augmentation de la consommation de données mobiles en Belgique. A un moment donné, on risque d'arriver à la limite de ce qu'on peut apporter au client", prévient-il, alors que son entreprise a connu une hausse de consommation en la matière de 79% entre 2017 et 2018. 2019 constituera dès lors une année de préparation à la 5G pour Orange.

"Le lancement se fera en 2020 ou un an plus tard, en fonction de l'octroi des licences. Mais nous avons des craintes que cela ne se fasse qu'en 2021", déplore Michaël Trabbia. L'opérateur télécom dit pouvoir tenir le coup à court terme et trouver des solutions si le dossier ne se débloque pas. "Mais nous aurons vraiment besoin de pouvoir avoir de nouvelles fréquences en 2021", insiste l'administrateur délégué.