Google, SpaceX et la Nasa ne veulent plus de Zoom. Décriée pour ses failles de sécurité, l'application de vidéo-conférence n'inspire plus confiance. Ces dernières semaines, les limites de la plateforme ont été étalées au grand jour. Des experts en sécurité informatique ont découvert que des adresses email, des adresses IP et des données de géolocalisation d'utilisateurs étaient non protégés et accessibles aux organisateurs d'une conversation. Un bug a permis à des pirates informatiques de mettre des conférences sur écoute. Des hackers se sont servis des faiblesses de l'application pour s'immiscer dans des conversations privées ou pour y diffuser des contenus pornographiques - une pratique qui a reçu le nom de "Zoombombing".

Le respect de la vie privée de ses utilisateurs n'est pas non plus le fort de la plateforme. Avant de changer ses conditions d'utilisation, Zoom se permettait d'espionner les conversations à des fins de marketing. Une enquête du site Internet Vice a dévoilé que Zoom transférait les données personnelles de ses utilisateurs à Facebook, sans leur demander leur consentement, et ce même s'ils n'étaient pas membres de Facebook.

Le bad buzz généré par ces pratiques pour le moins légères a poussé la direction de Zoom à faire acte de contrition. "Nous n'avons pas été à la hauteur des attentes en matière de respect de la vie privée et de sécurité", reconnaît platement sur son blog Eric Yuan, le fondateur et CEO de l'entreprise. Il explique le retard pris en la matière par sa société : "Nous n'avons pas créé notre produit en imaginant qu'en l'espace de quelques semaines, les habitants du monde entier seraient en train d'étudier, travailler et socialiser depuis chez eux." En décembre dernier, Zoom était utilisé par 10 millions de personnes. Au dernier décompte, l'application comptait 200 millions d'utilisateurs actifs !

Les déboires de l'entreprise ont poussé Eric Yuan à débaucher Alex Stamos, ancien responsable de la sécurité informatique chez... Facebook. Dans un post sur Medium, ce dernier a tenu à replacer les difficultés de Zoom dans leur contexte : "Faire grandir jusqu'à une telle taille une plateforme Internet reposant sur l'usage intensif de la vidéo, sans imposer de temps de latence à ses utilisateurs, le tout en l'espace de quelques semaines, est littéralement un défi sans précédent dans l'histoire de l'Internet." Le prochain défi d'Alex Stamos est de corriger les failles de sécurité - elles aussi sans précédent -, d'améliorer les standards de la société en matière de protection de la vie privée, et de convaincre le grand public et les entreprises qu'il ne s'agissait que de maladies de jeunesse.

Google, SpaceX et la Nasa ne veulent plus de Zoom. Décriée pour ses failles de sécurité, l'application de vidéo-conférence n'inspire plus confiance. Ces dernières semaines, les limites de la plateforme ont été étalées au grand jour. Des experts en sécurité informatique ont découvert que des adresses email, des adresses IP et des données de géolocalisation d'utilisateurs étaient non protégés et accessibles aux organisateurs d'une conversation. Un bug a permis à des pirates informatiques de mettre des conférences sur écoute. Des hackers se sont servis des faiblesses de l'application pour s'immiscer dans des conversations privées ou pour y diffuser des contenus pornographiques - une pratique qui a reçu le nom de "Zoombombing". Le respect de la vie privée de ses utilisateurs n'est pas non plus le fort de la plateforme. Avant de changer ses conditions d'utilisation, Zoom se permettait d'espionner les conversations à des fins de marketing. Une enquête du site Internet Vice a dévoilé que Zoom transférait les données personnelles de ses utilisateurs à Facebook, sans leur demander leur consentement, et ce même s'ils n'étaient pas membres de Facebook. Le bad buzz généré par ces pratiques pour le moins légères a poussé la direction de Zoom à faire acte de contrition. "Nous n'avons pas été à la hauteur des attentes en matière de respect de la vie privée et de sécurité", reconnaît platement sur son blog Eric Yuan, le fondateur et CEO de l'entreprise. Il explique le retard pris en la matière par sa société : "Nous n'avons pas créé notre produit en imaginant qu'en l'espace de quelques semaines, les habitants du monde entier seraient en train d'étudier, travailler et socialiser depuis chez eux." En décembre dernier, Zoom était utilisé par 10 millions de personnes. Au dernier décompte, l'application comptait 200 millions d'utilisateurs actifs ! Les déboires de l'entreprise ont poussé Eric Yuan à débaucher Alex Stamos, ancien responsable de la sécurité informatique chez... Facebook. Dans un post sur Medium, ce dernier a tenu à replacer les difficultés de Zoom dans leur contexte : "Faire grandir jusqu'à une telle taille une plateforme Internet reposant sur l'usage intensif de la vidéo, sans imposer de temps de latence à ses utilisateurs, le tout en l'espace de quelques semaines, est littéralement un défi sans précédent dans l'histoire de l'Internet." Le prochain défi d'Alex Stamos est de corriger les failles de sécurité - elles aussi sans précédent -, d'améliorer les standards de la société en matière de protection de la vie privée, et de convaincre le grand public et les entreprises qu'il ne s'agissait que de maladies de jeunesse.