Deux des investisseurs étrangers d'Odoo, les fonds Xange et Sofinnova, avaient souhaité revendre une partie de leurs actions dans l'entreprise de Fabien Pinckaers. Le rachat a été réalisé en majorité (50 millions) par le prestigieux fonds Summit Partners mais une partie vient aussi de Noshaq, de la SRIW et de cinq des dirigeants d'Odoo. L'opération à 90 millions de dollars (81 millions d'euros) valorise, à source sûre,...

Deux des investisseurs étrangers d'Odoo, les fonds Xange et Sofinnova, avaient souhaité revendre une partie de leurs actions dans l'entreprise de Fabien Pinckaers. Le rachat a été réalisé en majorité (50 millions) par le prestigieux fonds Summit Partners mais une partie vient aussi de Noshaq, de la SRIW et de cinq des dirigeants d'Odoo. L'opération à 90 millions de dollars (81 millions d'euros) valorise, à source sûre, la firme à quelque 400 millions d'euros. Une très belle somme, mais qui peut surprendre alors que certains voyaient déjà la firme de Grand-Rosière franchir le statut de licorne (entreprise non cotée valorisée à 1 milliard). C'est qu'en début d'année, la levée de fonds à 100 millions d'euros de Collibra avait justement permis à la scale-up flamande d'atteindre cette valorisation symbolique du milliard d'euros. Pourquoi Odoo qui a le vent en poupe et compte déjà plus de 750 employés ne l'a-t-elle pas encore également franchi ? " D'abord parce qu'on ne peut pas comparer les opérations de Collibra et d'Odoo, nous glisse le responsable d'un fonds belge. Les 90 millions de dollars pour le rachat d'actions Odoo ne sont en rien une levée de fonds mais une opération "secondaire" et, dans ces situations, les valorisations sont moins élevées. " Et puis, les revenus de Collibra et d'Odoo ne sont pas du même ordre. Si la première visait 100 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel, la seconde devrait tourner autour de 57 millions d'euros. " Sachant que pour ce type de boîte, une valorisation comprise entre 4 et 10 fois le chiffre d'affaires annuel est la norme, les 400 millions d'euros d'Odoo constituent une très belle valorisation ", glisse cet expert. Par ailleurs, comme plusieurs des dirigeants de la scale-up wallonne ont racheté des parts de leur entreprise, ceux-ci n'ont pas forcément intérêt à parvenir à une très forte valorisation. Mais vu la croissance d'Odoo à chaque exercice (40 à 50%), le statut de licorne pourrait de toute façon bien être décroché d'ici quelques années...