Le confinement bouscule nos habitudes de consommation. Les données de transaction collectées par la banque en ligne Revolut auprès de ses plus de 100.000 clients belges le montrent. Largement privés de sorties, les consommateurs confinés dégainent beaucoup moins souvent leur carte bancaire. Revolut a remarqué une baisse significative de 75 % des transactions avec une carte physique entre le début du mois de mars et le 21 avril.

Les dépenses en ligne ont également subi une courbe descendante entre le 1er et le 28 mars, au fur et à mesure que les (mauvaises) nouvelles tombaient au sujet de la crise du coronavirus. Une baisse de la consommation qui pourrait s'expliquer selon Revolut par "l'incertitude ambiante" et une certaine "prudence économique" des Belges face à cette situation inédite. Depuis la fin mars, le volume des transactions en ligne est cependant revenu à la normale.

La néo-banque a également analysé les différents postes de dépenses des consommateurs belges, en comparant deux périodes radicalement différentes. La première s'étend de début janvier à fin février (bien avant les premières mesures de confinement) et la seconde du 1er mars au 21 avril.

Des frigos bien remplis

Premier constat : les Belges ont adopté de nouvelles habitudes alimentaires. Ils se rendent moins souvent au supermarché... mais ils y dépensent beaucoup plus d'argent en une fois ! Exemple chez Carrefour, où le montant dépensé a augmenté de 40 %, alors que le nombre de transactions a diminué de 19 %. L'augmentation est encore plus forte chez Delhaize (+75 %) pour un volume de transactions en baisse de 3 %. Le consommateur belge va également moins souvent chez Lidl (-14 %) mais y fait davantage chauffer sa carte (+43 %). Le Belge fait des stocks et compense les dépenses alimentaires qu'il ne peut plus faire à l'extérieur, notamment dans les restaurants (-85 % de transactions) et dans les fast-foods (-58 % chez Burger King et Mc Donald's). Par contre, les livraisons à domicile augmentent : Uber Eats enregistre + 24 % de commandes, Takeaway.com + 4%, Deliveroo + 2%, Hello Fresh + 6%.

Pour le secteur du voyage, on le sait, c'est la douche froide. Inévitablement, les trajets en train connaissent une dégringolade (-69 % de commandes pour la SNCB), de même que les trajets en bus (-75 % sur Flixbus). Les réservations sur Booking.com chutent de -69 %. Vu l'incertitude qui pèse sur les possibilités de déplacements, le Belge n'est pas encore prêt à préparer ses prochaines vacances.

Adepte de la manette

Le Belge confiné se rue par contre sur les plateformes en ligne. Ces chiffres sont peut-être surévalués vu le profil des clients de Revolut, qui sont relativement jeunes - 34 ans d'âge moyen - et naturellement tournés vers le digital. Mais ils sont malgré tout significatifs. Les commandes sur les plateformes d'e-commerce progressent : +19 % sur Amazon, + 15% sur Aliexpress. Les plateformes de divertissement connaissant aussi un nouvel engouement. Les transactions sur Netflix grimpent de +28%. Sur Spotify, c'est même +39 %.

Du côté des jeux vidéo en ligne, c'est une véritable explosion. Sur Steam, les dépenses augmentent de +374 % ! Même chose pour Playstation (+273 %) et Nintendo (+265 %). Les loisirs virtuels ne connaissent pas la crise.

Le confinement bouscule nos habitudes de consommation. Les données de transaction collectées par la banque en ligne Revolut auprès de ses plus de 100.000 clients belges le montrent. Largement privés de sorties, les consommateurs confinés dégainent beaucoup moins souvent leur carte bancaire. Revolut a remarqué une baisse significative de 75 % des transactions avec une carte physique entre le début du mois de mars et le 21 avril. Les dépenses en ligne ont également subi une courbe descendante entre le 1er et le 28 mars, au fur et à mesure que les (mauvaises) nouvelles tombaient au sujet de la crise du coronavirus. Une baisse de la consommation qui pourrait s'expliquer selon Revolut par "l'incertitude ambiante" et une certaine "prudence économique" des Belges face à cette situation inédite. Depuis la fin mars, le volume des transactions en ligne est cependant revenu à la normale.La néo-banque a également analysé les différents postes de dépenses des consommateurs belges, en comparant deux périodes radicalement différentes. La première s'étend de début janvier à fin février (bien avant les premières mesures de confinement) et la seconde du 1er mars au 21 avril. Des frigos bien remplisPremier constat : les Belges ont adopté de nouvelles habitudes alimentaires. Ils se rendent moins souvent au supermarché... mais ils y dépensent beaucoup plus d'argent en une fois ! Exemple chez Carrefour, où le montant dépensé a augmenté de 40 %, alors que le nombre de transactions a diminué de 19 %. L'augmentation est encore plus forte chez Delhaize (+75 %) pour un volume de transactions en baisse de 3 %. Le consommateur belge va également moins souvent chez Lidl (-14 %) mais y fait davantage chauffer sa carte (+43 %). Le Belge fait des stocks et compense les dépenses alimentaires qu'il ne peut plus faire à l'extérieur, notamment dans les restaurants (-85 % de transactions) et dans les fast-foods (-58 % chez Burger King et Mc Donald's). Par contre, les livraisons à domicile augmentent : Uber Eats enregistre + 24 % de commandes, Takeaway.com + 4%, Deliveroo + 2%, Hello Fresh + 6%. Pour le secteur du voyage, on le sait, c'est la douche froide. Inévitablement, les trajets en train connaissent une dégringolade (-69 % de commandes pour la SNCB), de même que les trajets en bus (-75 % sur Flixbus). Les réservations sur Booking.com chutent de -69 %. Vu l'incertitude qui pèse sur les possibilités de déplacements, le Belge n'est pas encore prêt à préparer ses prochaines vacances. Adepte de la manetteLe Belge confiné se rue par contre sur les plateformes en ligne. Ces chiffres sont peut-être surévalués vu le profil des clients de Revolut, qui sont relativement jeunes - 34 ans d'âge moyen - et naturellement tournés vers le digital. Mais ils sont malgré tout significatifs. Les commandes sur les plateformes d'e-commerce progressent : +19 % sur Amazon, + 15% sur Aliexpress. Les plateformes de divertissement connaissant aussi un nouvel engouement. Les transactions sur Netflix grimpent de +28%. Sur Spotify, c'est même +39 %. Du côté des jeux vidéo en ligne, c'est une véritable explosion. Sur Steam, les dépenses augmentent de +374 % ! Même chose pour Playstation (+273 %) et Nintendo (+265 %). Les loisirs virtuels ne connaissent pas la crise.