Trouver de bons développeurs est, de l'aveu de l'ensemble des entreprises du numérique en Belgique, un vrai souci. Il n'en sort pas assez des écoles par rapport aux besoins du marché. Et Odoo, l'une des plus grosses scale-up francophone du numérique, en sait quelque chose, elle qui prévoit de recruter des centaines de nouveaux employés dans les mois qui viennent (pas seulement des développeurs).

La boîte de Fabien Pinckaers multiplie, dès lors, les actions originales pour séduire les jeunes talents, et les "dev'" en particulier, de venir travailler chez Odoo. Exemple, la firme de Grand-Rosière sponsorise les bières des 24 heures de Louvain-la-Neuve pour séduire les étudiants et futurs talents du monde du travail. Plus récemment, la firme informatique a fait savoir qu'elle se passerait des chasseurs de tête "qui coûtent 10.000 euros par développeur engagé" pour offrir une prime de 10.000 euros à chaque nouvel employé répondant à ce profil.

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Et en même temps, elle démarche les développeurs... des autres start-up et boîtes belges du secteur. En effet, le département RH a récemment envoyé à une série de développeurs belges, employés dans d'autres entreprises, une boîte en bois aux couleurs mauves de la firme les invitant à participer à un challenge. Accompagnée d'un petit mot "pensez à nous si vous cherchez un job en développement python".

Un marketing de recrutement jugé trop cavalier par certains. Ainsi, le nouveau Co-CEO d'Easi, Thomas Van Eeckhout, a-t-il écrit sur LinkedIN : "Merci d'avoir envoyé ce cadeau à nos employés. Je suis confiant : nos collaborateurs ne partiront pas, étant donné nos efforts pour créer un bel environnement de travail. Mais je dois admettre que je n'apprécie pas beaucoup l'idée d'envoyer ce genre de cadeaux à notre bureau." Le tout avec des hashtag "businessethics" et "notcool".

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Plus d'une trentaine de commentaires de responsables d'entreprises numériques ont été postés sur ce message du boss d'Easi. Approche très court terme, regrette Dorian de Broqueville, COO de BePark. La plupart des entreprises ciblées sont des PME qui pourraient être clientes d'Odoo.". D'autres commentaires se positionnent façon "marketing sous la ceinture", "Retour à l'expéditeur" ou encore "game over". Parmi les entreprises belges ciblées à côté d'Easi, on peut donc citer BePark mais aussi Winbooks, Babelway, etc.

Evidemment, l'essentiel de l'info n'est pas dans le "guerilla marketing" d'Odoo qui contacte spontanément 2.000 développeurs belges. Mais plutôt dans la réalité qu'il dévoile : le fait que les développeurs sont devenus une denrée rare en Belgique. Selon le patron d'Odoo, sa firme aura besoin dès l'année prochaine, de 130 à 150 développeurs. Or, il en sortirait à peine 80 de l'UCLouvain chaque année...

Trouver de bons développeurs est, de l'aveu de l'ensemble des entreprises du numérique en Belgique, un vrai souci. Il n'en sort pas assez des écoles par rapport aux besoins du marché. Et Odoo, l'une des plus grosses scale-up francophone du numérique, en sait quelque chose, elle qui prévoit de recruter des centaines de nouveaux employés dans les mois qui viennent (pas seulement des développeurs). La boîte de Fabien Pinckaers multiplie, dès lors, les actions originales pour séduire les jeunes talents, et les "dev'" en particulier, de venir travailler chez Odoo. Exemple, la firme de Grand-Rosière sponsorise les bières des 24 heures de Louvain-la-Neuve pour séduire les étudiants et futurs talents du monde du travail. Plus récemment, la firme informatique a fait savoir qu'elle se passerait des chasseurs de tête "qui coûtent 10.000 euros par développeur engagé" pour offrir une prime de 10.000 euros à chaque nouvel employé répondant à ce profil.Et en même temps, elle démarche les développeurs... des autres start-up et boîtes belges du secteur. En effet, le département RH a récemment envoyé à une série de développeurs belges, employés dans d'autres entreprises, une boîte en bois aux couleurs mauves de la firme les invitant à participer à un challenge. Accompagnée d'un petit mot "pensez à nous si vous cherchez un job en développement python". Un marketing de recrutement jugé trop cavalier par certains. Ainsi, le nouveau Co-CEO d'Easi, Thomas Van Eeckhout, a-t-il écrit sur LinkedIN : "Merci d'avoir envoyé ce cadeau à nos employés. Je suis confiant : nos collaborateurs ne partiront pas, étant donné nos efforts pour créer un bel environnement de travail. Mais je dois admettre que je n'apprécie pas beaucoup l'idée d'envoyer ce genre de cadeaux à notre bureau." Le tout avec des hashtag "businessethics" et "notcool". Plus d'une trentaine de commentaires de responsables d'entreprises numériques ont été postés sur ce message du boss d'Easi. Approche très court terme, regrette Dorian de Broqueville, COO de BePark. La plupart des entreprises ciblées sont des PME qui pourraient être clientes d'Odoo.". D'autres commentaires se positionnent façon "marketing sous la ceinture", "Retour à l'expéditeur" ou encore "game over". Parmi les entreprises belges ciblées à côté d'Easi, on peut donc citer BePark mais aussi Winbooks, Babelway, etc. Evidemment, l'essentiel de l'info n'est pas dans le "guerilla marketing" d'Odoo qui contacte spontanément 2.000 développeurs belges. Mais plutôt dans la réalité qu'il dévoile : le fait que les développeurs sont devenus une denrée rare en Belgique. Selon le patron d'Odoo, sa firme aura besoin dès l'année prochaine, de 130 à 150 développeurs. Or, il en sortirait à peine 80 de l'UCLouvain chaque année...