Comment les start-up ont-elles traversé la crise ?

Le propre d'une start-up c'est l'agilité. Dans la plupart des cas, elles en ont fait preuve. Mais ça ne suffit pas toujours. Quand des marchés sont complètement à l'arrêt et qu'on est en phase de démarrage, c'est plus compliqué. Nos start-up chez WSL sont présentes dans des secteurs industriels, comme le spatial ou l'aéronautique. Ce sont des énormes chaînes de valeur qui mettront parfois du temps à repartir. Mais en grande partie, les start-up ont soit bien résisté soit même évolué vers de nouvelles opportunités.

Certaines start-up ont créé de nouveaux services, de nouveaux produits pour répondre à la crise ?

Il y a des adaptations et des opportunités. Tout ce qui concerne le numérique, tout ce qui facilite le travail à distance, a connu un grand engouement. Les sociétés concernées par ce phénomène ont doublé voire triplé leur taux d'utilisation ou leurs nouveaux clients. Tous les aspects médicaux ont également pris de l'importance. Chez WSL, nous sommes présents dans l'e-santé et dans la medtech : tous ceux qui ont pu amener une contribution à la lutte contre la pandémie ont vu leurs activités se développer. C'est le cas d'Osimis, qui est la "dropbox de l'imagerie médicale", et qui a appliqué son outil à l'analyse Covid. C'est le cas aussi d'une société comme Communicare, qui fait le lien entre les patients et le corps médical.

Certaines réactions des start-up t'ont-elles surprise ?

Les start-up sont très agiles au niveau technique. Par contre, ce n'est pas toujours le cas au niveau de la trésorerie et du financement. Nous nous sommes préoccupés du fait de savoir pour combien de temps ils auraient encore du cash à leur disposition, surtout au début, quand on n'avait pas de vue sur la durée de la crise. Nous nous sommes mis en relation avec les financeurs publics et privés, mais aussi avec les clients afin de voir s'ils allaient pouvoir assumer leurs responsabilités de leur côté en payant en temps et en heure. Ensuite, il faut assurer que les ventes se structurent. C'est là-dessus que l'on travaille avec nos sociétés jusqu'à la fin de l'année.

L'accès au financement est-il plus difficile pour les start-up ?

Le message des investisseurs, c'est qu'ils continuent à financer. En pratique, notre constat est que les levées de fond en cours se sont poursuivies, mais qu'elles ont pris plus de temps. Les investisseurs ont d'abord regardé si leurs investissements existants n'avaient pas besoin d'être renfloués. Ils ont fait plus de réserves pour leurs investissements en cours. Mais les levées de fond se concluent aux conditions et valeurs pré-Covid.

Donne-t-on trop d'importance aux levées de fond ?

Nous sommes dans le B2B, dans les ventes industrielles complexes. C'est drastiquement différent du B2C et du pur numérique. Je me prononce donc sur notre domaine. Je suis parfois étonnée et critique sur le réflexe qu'ont acquis certaines personnes et qui consiste à chercher du pognon tout le temps. C'est un peu une fuite en avant, surtout quand on n'a pas encore sorti de produit sur le marché. Les marques d'intérêt et la traction, c'est intéressant. Mais il faut surtout être capable de vendre son produit ou son service à un client, au prix du marché. C'est le point de départ.

Retrouvez ici l'intégralité de notre #TrendsTalk avec Agnès Flémal :

Comment les start-up ont-elles traversé la crise ?Le propre d'une start-up c'est l'agilité. Dans la plupart des cas, elles en ont fait preuve. Mais ça ne suffit pas toujours. Quand des marchés sont complètement à l'arrêt et qu'on est en phase de démarrage, c'est plus compliqué. Nos start-up chez WSL sont présentes dans des secteurs industriels, comme le spatial ou l'aéronautique. Ce sont des énormes chaînes de valeur qui mettront parfois du temps à repartir. Mais en grande partie, les start-up ont soit bien résisté soit même évolué vers de nouvelles opportunités. Certaines start-up ont créé de nouveaux services, de nouveaux produits pour répondre à la crise ?Il y a des adaptations et des opportunités. Tout ce qui concerne le numérique, tout ce qui facilite le travail à distance, a connu un grand engouement. Les sociétés concernées par ce phénomène ont doublé voire triplé leur taux d'utilisation ou leurs nouveaux clients. Tous les aspects médicaux ont également pris de l'importance. Chez WSL, nous sommes présents dans l'e-santé et dans la medtech : tous ceux qui ont pu amener une contribution à la lutte contre la pandémie ont vu leurs activités se développer. C'est le cas d'Osimis, qui est la "dropbox de l'imagerie médicale", et qui a appliqué son outil à l'analyse Covid. C'est le cas aussi d'une société comme Communicare, qui fait le lien entre les patients et le corps médical. Certaines réactions des start-up t'ont-elles surprise ? Les start-up sont très agiles au niveau technique. Par contre, ce n'est pas toujours le cas au niveau de la trésorerie et du financement. Nous nous sommes préoccupés du fait de savoir pour combien de temps ils auraient encore du cash à leur disposition, surtout au début, quand on n'avait pas de vue sur la durée de la crise. Nous nous sommes mis en relation avec les financeurs publics et privés, mais aussi avec les clients afin de voir s'ils allaient pouvoir assumer leurs responsabilités de leur côté en payant en temps et en heure. Ensuite, il faut assurer que les ventes se structurent. C'est là-dessus que l'on travaille avec nos sociétés jusqu'à la fin de l'année.L'accès au financement est-il plus difficile pour les start-up ?Le message des investisseurs, c'est qu'ils continuent à financer. En pratique, notre constat est que les levées de fond en cours se sont poursuivies, mais qu'elles ont pris plus de temps. Les investisseurs ont d'abord regardé si leurs investissements existants n'avaient pas besoin d'être renfloués. Ils ont fait plus de réserves pour leurs investissements en cours. Mais les levées de fond se concluent aux conditions et valeurs pré-Covid. Donne-t-on trop d'importance aux levées de fond ?Nous sommes dans le B2B, dans les ventes industrielles complexes. C'est drastiquement différent du B2C et du pur numérique. Je me prononce donc sur notre domaine. Je suis parfois étonnée et critique sur le réflexe qu'ont acquis certaines personnes et qui consiste à chercher du pognon tout le temps. C'est un peu une fuite en avant, surtout quand on n'a pas encore sorti de produit sur le marché. Les marques d'intérêt et la traction, c'est intéressant. Mais il faut surtout être capable de vendre son produit ou son service à un client, au prix du marché. C'est le point de départ. Retrouvez ici l'intégralité de notre #TrendsTalk avec Agnès Flémal :