Les fonds d'investissement restent mobilisés pour assurer le financement des start-up et des sociétés plus matures. C'est ce qu'il ressort d'une enquête conduite par le consultant Allyum, dévoilée en exclusivité dans Trends-Tendances. " Le secteur n'est pas du tout à l'arrêt. Les fonds ont levé beaucoup d'argent avant la crise. Cet argent est prêt à être investi dans des sociétés non cotées ", témoigne Raphaël Abou, CEO d'Allyum. Le consultant spécialisé en fusion-acquisition et en financement des entreprises a mené une large enquête auprès de 300 fonds d'investissement, majoritairement basés au Benelux et en France, à laquelle une soixantaine d'organisations ont répondu. Il s'agit de fonds de toutes tailles et de tous types : private equity, venture capital, family offices, etc.

Le choc du Covid-19 n'ébranle pas (trop) ces fonds d'investissement : 52 % d'entre eux poursuivent les opérations de financement en cours, en mode business as usual. Pour 26 % des sondés, les deals en cours continuent moyennant certaines modifications, par exemple des délais supplémentaires. Restent 18 % des acteurs interrogés qui se montrent plus circonspects : ils suspendent les levées de fonds dont le processus a été entamé avant la crise.

Face à cette crise, les fonds d'investissement se sont d'abord penchés sur la situation des entreprises qu'ils ont en portefeuille. Mais ils sont loin d'avoir fait une croix sur les opérations futures. Ainsi, 78 % des fonds interrogés poursuivent leur travail de prospection, à la recherche de projets à financer. " Quatre sur cinq sont même prêts à faire de nouveaux investissements dans les six prochains mois. C'est une excellente nouvelle pour les entrepreneurs ", souligne Raphaël Abou.

Les investisseurs sont prêts à mettre la main au portefeuille. Mais ils réexamineront tous les nouveaux projets à l'aune de la situation actuelle. Vu l'incertitude qui plane sur l'économie mondiale, 30 % des fonds investiront dorénavant dans des projets moins risqués. La plupart des sondés restent cependant fidèles à leur stratégie d'investissement " pré-crise " : 56 % d'entre eux continueront de s'exposer au même niveau de risque. " Les projets seront évalués par rapport à leur résistance au Covid-19. Certains secteurs - comme le numérique - sont moins exposés que d'autres. L'événementiel par exemple ", explique Raphaël Abou.

Il faut également s'attendre à un impact sur les valorisations des projets financés. Quasiment tous les fonds sollicités s'attendent à une diminution modérée (pour 78 % des fonds) ou importante (pour 18 % des fonds) des coefficients multiplicateurs applicables habituellement aux calculs de valorisation. " Les investisseurs sont aujourd'hui en position de force par rapport aux porteurs de projets ", conclut Raphaël Abou.

Les fonds d'investissement restent mobilisés pour assurer le financement des start-up et des sociétés plus matures. C'est ce qu'il ressort d'une enquête conduite par le consultant Allyum, dévoilée en exclusivité dans Trends-Tendances. " Le secteur n'est pas du tout à l'arrêt. Les fonds ont levé beaucoup d'argent avant la crise. Cet argent est prêt à être investi dans des sociétés non cotées ", témoigne Raphaël Abou, CEO d'Allyum. Le consultant spécialisé en fusion-acquisition et en financement des entreprises a mené une large enquête auprès de 300 fonds d'investissement, majoritairement basés au Benelux et en France, à laquelle une soixantaine d'organisations ont répondu. Il s'agit de fonds de toutes tailles et de tous types : private equity, venture capital, family offices, etc. Le choc du Covid-19 n'ébranle pas (trop) ces fonds d'investissement : 52 % d'entre eux poursuivent les opérations de financement en cours, en mode business as usual. Pour 26 % des sondés, les deals en cours continuent moyennant certaines modifications, par exemple des délais supplémentaires. Restent 18 % des acteurs interrogés qui se montrent plus circonspects : ils suspendent les levées de fonds dont le processus a été entamé avant la crise. Face à cette crise, les fonds d'investissement se sont d'abord penchés sur la situation des entreprises qu'ils ont en portefeuille. Mais ils sont loin d'avoir fait une croix sur les opérations futures. Ainsi, 78 % des fonds interrogés poursuivent leur travail de prospection, à la recherche de projets à financer. " Quatre sur cinq sont même prêts à faire de nouveaux investissements dans les six prochains mois. C'est une excellente nouvelle pour les entrepreneurs ", souligne Raphaël Abou. Les investisseurs sont prêts à mettre la main au portefeuille. Mais ils réexamineront tous les nouveaux projets à l'aune de la situation actuelle. Vu l'incertitude qui plane sur l'économie mondiale, 30 % des fonds investiront dorénavant dans des projets moins risqués. La plupart des sondés restent cependant fidèles à leur stratégie d'investissement " pré-crise " : 56 % d'entre eux continueront de s'exposer au même niveau de risque. " Les projets seront évalués par rapport à leur résistance au Covid-19. Certains secteurs - comme le numérique - sont moins exposés que d'autres. L'événementiel par exemple ", explique Raphaël Abou. Il faut également s'attendre à un impact sur les valorisations des projets financés. Quasiment tous les fonds sollicités s'attendent à une diminution modérée (pour 78 % des fonds) ou importante (pour 18 % des fonds) des coefficients multiplicateurs applicables habituellement aux calculs de valorisation. " Les investisseurs sont aujourd'hui en position de force par rapport aux porteurs de projets ", conclut Raphaël Abou.