Comment réagissent les business angels à la crise actuelle ?

La meilleure façon de prendre le pouls de la situation, c'était de leur poser la question. Tous les mois, nous faisons une conférence en présentiel avec des investisseurs. Cette fois, nous l'avons organisée en ligne. Une centaine d'investisseurs se sont connectés pour voir les pitchs. C'est déjà une première bonne nouvelle. Il y a aussi eu un bon suivi des projets. La plupart des business angels restent enthousiastes. La grande majorité des investisseurs nous ont indiqué que la crise actuelle n'allait rien changer quant à leurs intentions d'investissement dans les start-up.

C'est ça qui inquiète les start-up. La situation économique est très instable. Les investisseurs sont-ils prêts à financer des projets risqués ?

Les business angles restent mobilisés. Ce sont des investisseurs privés, des personnes physiques, qui prennent leurs propres décisions d'investissement. Ils ont moins de contraintes que les structures professionnelles. Une de leurs motivations, c'est aussi l'accompagnement. Ils veulent aider les start-up, et c'est le moment de le faire. On dit souvent que les business angels ont un rôle contre-cyclique. C'est dans ces moments aussi qu'ils sont prêts à intervenir.

Les business angels ont des placements en bourse, dans l'immobilier, des participations dans des entreprises. Certains ont vu leurs portefeuilles perdre de la valeur. Ne risquent-ils pas de devenir frileux par rapport aux start-up ?

Les business angels ne mettent pas tout leur patrimoine dans les start-up. C'est du capital-risque d'amorçage, donc le risque financier est significatif. Nous leur conseillons de ne pas mettre plus de 5 % à 10 % de leur patrimoine dans ce type de placement. Le reste est en bourse, dans l'immobilier ou dans d'autres placements. C'est clair qu'avec la situation actuelle, il leur faudra un peu de temps pour analyser les conséquences sur leur patrimoine. Mais dans notre communauté Be Angels, nous constatons que les investisseurs ont déjà réservé une partie de leur argent pour soutenir les start-up. Pour eux, cette vision-là n'a pas changé.

Quel est l'impact de la crise sur les business angels qui ont déjà des participations dans des start-up ?

Les business angels qui ont des start-up en portefeuille vont accorder plus d'attention aux start-up qu'ils soutiennent déjà. C'est pour cela qu'on encourage les nouveaux investisseurs à investir dans les start-up. Vu ce qui se passe en bourse, l'investissement dans une start-up est une façon de diversifier son patrimoine. Ce n'est pas un placement, mais c'est une alternative qui soutient l'économie réelle.

Retrouvez l'intégralité de notre #TrendsTalk avec Claire Munck :

Comment réagissent les business angels à la crise actuelle ?La meilleure façon de prendre le pouls de la situation, c'était de leur poser la question. Tous les mois, nous faisons une conférence en présentiel avec des investisseurs. Cette fois, nous l'avons organisée en ligne. Une centaine d'investisseurs se sont connectés pour voir les pitchs. C'est déjà une première bonne nouvelle. Il y a aussi eu un bon suivi des projets. La plupart des business angels restent enthousiastes. La grande majorité des investisseurs nous ont indiqué que la crise actuelle n'allait rien changer quant à leurs intentions d'investissement dans les start-up.C'est ça qui inquiète les start-up. La situation économique est très instable. Les investisseurs sont-ils prêts à financer des projets risqués ?Les business angles restent mobilisés. Ce sont des investisseurs privés, des personnes physiques, qui prennent leurs propres décisions d'investissement. Ils ont moins de contraintes que les structures professionnelles. Une de leurs motivations, c'est aussi l'accompagnement. Ils veulent aider les start-up, et c'est le moment de le faire. On dit souvent que les business angels ont un rôle contre-cyclique. C'est dans ces moments aussi qu'ils sont prêts à intervenir. Les business angels ont des placements en bourse, dans l'immobilier, des participations dans des entreprises. Certains ont vu leurs portefeuilles perdre de la valeur. Ne risquent-ils pas de devenir frileux par rapport aux start-up ?Les business angels ne mettent pas tout leur patrimoine dans les start-up. C'est du capital-risque d'amorçage, donc le risque financier est significatif. Nous leur conseillons de ne pas mettre plus de 5 % à 10 % de leur patrimoine dans ce type de placement. Le reste est en bourse, dans l'immobilier ou dans d'autres placements. C'est clair qu'avec la situation actuelle, il leur faudra un peu de temps pour analyser les conséquences sur leur patrimoine. Mais dans notre communauté Be Angels, nous constatons que les investisseurs ont déjà réservé une partie de leur argent pour soutenir les start-up. Pour eux, cette vision-là n'a pas changé. Quel est l'impact de la crise sur les business angels qui ont déjà des participations dans des start-up ?Les business angels qui ont des start-up en portefeuille vont accorder plus d'attention aux start-up qu'ils soutiennent déjà. C'est pour cela qu'on encourage les nouveaux investisseurs à investir dans les start-up. Vu ce qui se passe en bourse, l'investissement dans une start-up est une façon de diversifier son patrimoine. Ce n'est pas un placement, mais c'est une alternative qui soutient l'économie réelle.Retrouvez l'intégralité de notre #TrendsTalk avec Claire Munck :