Musimap - Algorithme musical humanisé

© TT

Musimap a créé un algorithme de recommandation musicale perfectionné, basé sur 15 ans de recherche et utilisant l'intelligence artificielle. "L'algorithme anticipe les désirs des utilisateurs. Il permet d'atteindre un niveau de recommandation proche de la puissance humaine", assure Vincent Favrat, CEO. La start-up travaille pour la plateforme de streaming Qobuz. La technologie développée par Musimap lui permet d'approcher d'autres secteurs que celui de la musique : un contrat a ainsi été signé avec le moteur de recherche européen Qwant.

Around media - Visite virtuelle

© DR

Around Media emmène les candidats acheteurs ou locataires dans des visites virtuelles de maisons et d'appartements. Grâce à des photos à 360 degrés de l'ensemble des pièces, le visiteur peut se balader dans le bien depuis son fauteuil. La start-up a déjà réalisé 1.700 tours virtuels. Elle vend sa technologie au secteur immobilier, notamment aux agents. Elle cherche aujourd'hui à lever des fonds pour s'étendre à l'international.

Lindacare - Suivi à distance des maladies du coeur

© TT
© TT
© DR

De plus en plus de personnes souffrant d'insuffisance cardiaque bénéficient de prothèses implantables (pacemakers, etc.). Les versions les plus modernes de ces dernières peuvent même être monitorées à distance (télé-monitoring). On compterait d'ailleurs 2 millions de patients dans le monde avec des appareils pouvant être télé-monitorés. Les grands fabricants comme Boston Scientific, St Jude Medical ou Medtronic proposent ces appareils mais aussi des plateformes propriétaires sur lesquelles s'affichent les données. Un casse-tête pour les équipes médicales qui assurent le suivi du monitoring.

C'est en partant de ce constat que LindaCare a imaginé "une plateforme web totalement neutre qui peut centraliser les données des grandes plateformes, détaille Damien De Greef, cofondateur et chief commercial officer de la start-up. Nous uniformisons les données pour que le personnel soignant ait un suivi global". Après plus d'une année de développement et de mise en place de la start-up, LindaCare (soutenue par le fonds Capricorn à hauteur de 1,5 million d'euros) a commencé à commercialiser sa solution (OnePulse) juste avant l'été. Elle a séduit l'UZ Leuven et compte plus d'une vingtaine de projets en cours dans les cartons. Pas seulement en Belgique évidemment. "Nous prospectons déjà au Benelux, bien sûr, mais aussi au Royaume-Uni, en Finlande, en Suède, en France, en Allemagne et en Suisse", avance Damien De Greef. Et les Etats-Unis où le télé-monitoring bénéficie d'un remboursement sont en ligne de mire et justifie d'ailleurs le démarrage d'un tour de table pour lever plus de 5 millions d'euros. Le business model de LindaCare est, pour l'instant, celui des éditeurs de logiciels (licence et maintenance) ou du SAAS (un coût par utilisateur). La start-up ne manque pas d'ambition et si elle se concentre pour le moment sur les insuffisances cardiaques, rien n'exclut qu'elle déploie à l'avenir des solutions logicielles pour le télé-monitoring d'autres maladies chroniques comme la maladie pulmonaire obstructive chronique.

Stumber - Réseau social sur mesure

© TT
© DR

Vous gérez un club de sport ? Une association ? Une société ? Stumber a une proposition à vous faire. La jeune start-up fondée voici un an a développé un système proche du réseau social pour permettre à votre communauté d'apprendre à se connaître. "Au coeur des communautés citoyennes, académiques ou sportives, les gens se croisent régulièrement sans pour autant interagir, explique Quentin Felice. Nous proposons un outil pour y remédier." Un genre de Facebook, non pas destiné à rassembler des amis mais pour regrouper des gens par centre d'intérêt.

Stumber fonctionne sur un modèle SAAS vendu aux entreprises, aux collectivités, etc. Le module de base est gratuit mais des fonctions sont payantes, comme la privatisation de la communauté ou des modules (dont le prix peut commencer à quelques euros par mois) à développer comme la réservation de terrains, etc. A terme, "Stumber doit pouvoir remplacer les sites web des petites structures", évoque le cofondateur de la start-up. Parmi ses premiers clients, Stumber compte une grande banque, des villes et des ASBL. Elle travaille à sa première levée de fonds pour lui permettre d'affiner le modèle dans le cloud. Car si pour l'instant, les deux fondateurs démarchent leurs clients offline, ils ne veulent absolument pas devenir une agence. Idéalement, tout doit pouvoir se faire sans intervention humaine.

Pom - Une appli pour toutes les factures

© TT
© DR

Qui n'a jamais tardé avant d'honorer les factures de son fournisseur d'énergie, de son opérateur télécom ou de son électricien ? Pour en finir avec la corvée factures, la start-up POM (pour Peace of Mind) propose une application mobile qui permet de scanner et de payer ses factures de manière simple. Ou même de recevoir directement certaines factures dans l'appli.

"Nous voulions une solution hyper simple et efficace, explique Johannes Vermeire, l'un des cofondateurs de cette fintech belge. Nous facilitons la vie des consommateurs et l'on apporte de la valeur ajoutée pour les fournisseurs." En effet, l'entrepreneur considère que POM réduit les retards dans les paiements de factures et réduit donc les coûts en interne en matière de suivi, de rappel, etc. C'est avec cet argument qu'il essaie de convaincre les fournisseurs de travailler avec POM. Car si l'application permet de payer les factures de n'importe quelle origine, c'est avec les fournisseurs partenaires qui envoient leur facture dans l'appli POM qu'elle touche de l'argent. POM leur demande des frais de mise en route et un coût (de quelques centimes par transaction). "Moins que le prix d'un timbre", assure Johannes Vermeire. Pour le paiement, la start-up passe par des intermédiaires comme Maestro, Bancontact ou Sign2Pay.

Pour l'instant, POM compterait 5.000 utilisateurs et aurait déjà réalisé 15.000 transactions depuis son lancement officiel en mai. Et la jeune pousse vient de réaliser sa première levée de fonds (750.000 euros) qui doit lui permettre de vraiment se lancer à l'attaque du marché belge. Pour commencer car, à en croire les cofondateurs de POM, le modèle peut facilement s'appliquer dans d'autres pays.

Assisto - L'assistance auto digitalisée

© TT
© TT
© DR

A l'origine, l'idée d'Assisto était de remplacer le constat papier par une application. Une fonctionnalité que l'application offre aujourd'hui encore et qui est régulièrement utilisée par ceux qui ont téléchargé l'appli. Après avoir rempli son constat, l'utilisateur peut l'envoyer directement à son assurance sous format PDF. Bien pratique. Cela fonctionne avec tous les assureurs même s'ils ne sont pas " partenaires" d'Assisto. Mais si un contrat a été signé avec la start-up, les données peuvent directement s'intégrer dans le système de l'assureur et lui faire gagner du temps.

"Mais nous offrons bien plus qu'un constat", insistent Vincent Castus, cofondateur de la start-up, et Alexandre Henkens, business development manager. Assisto digitalise les cartes vertes et permet aussi de gérer tout le suivi de l'entretien d'un véhicule. Comme prendre rendez-vous avec un garage ou avec CarGlass. L'appli est évidemment gratuite pour l'utilisateur et la start-up se rémunère "à la transmission d'informations" auprès des assureurs, des sociétés de leasing, des garages et des carrosseries qui travaillent avec elle. En Belgique, la start-up était en discussion avec Assuralia, la fédération des assureurs, qui aurait finalement décidé de développer elle-même une application. Par contre, Assisto couvre 95 % du marché de l'assurance au Luxembourg. Car bien sûr, la start-up vise l'international. Techniquement, elle peut s'utiliser dans 42 pays et supporte 15 langues différentes.

Pour continuer leur développement et nouer toujours plus de contrats, les entrepreneurs cherchent à lever 1 million d'euros qui viendront compléter les 800.000 euros levés, notamment auprès de Belcube (Jean Zurstrassen, Grégoire de Streel et Harold Mechelynck) en 2014. Le démarchage n'est pas toujours évident car dans ce milieu les cycles de ventes sont particulièrement longs. Assisto mutliplie donc les pistes pour bénéficier de davantage de partenariats que les neuf signés jusqu'à présent par la start-up.

Citizenlab - plateforme participative pour les villes

© TT
© DR

Améliorer la participation citoyenne grâce à la technologie. Voilà la promesse de Citizenlab, jeune start-up fondée durant l'été 2015. La plateforme, qui propose des abonnements (entre 500 et 2.000 euros par mois) aux villes, permet d'une part aux citoyens de soumettre des idées aux responsables locaux et d'échanger des commentaires avec les autres habitants. D'autre part, elle permet aux autorités de poser des questions aux administrés et de recueillir leur avis. Ainsi, Citizenlab a aidé la ville d'Hasselt à co-créer l'un de ses parcs.

La start-up compterait pour l'instant une dizaine de villes parmi ses clients, qui lui assurent un revenu mensuel récurrent de 7.000 euros. Un début car Citizenlab se voit déjà comme l'un des leaders européens de l'e-démocratie. Pour accélérer la cadence, elle a levé en septembre 500.000 euros auprès de business angels et de Participatie Maatschappij Vlaanderen.

Awingu - Champion du "desktop" dans le "cloud"

© DR

Le nom Awingu ne vous dit rien ? Alors vous êtes, jusqu'ici, passé à côté d'une des start-up les plus prometteuses du moment. Loin du secteur du B to C, la firme gantoise fondée en 2011 s'est spécialisée dans le cloud computing et promet de "changer la manière dont on utilise l'IT dans nos vies quotidiennes à travers des solutions cloud innovantes".

Concrètement, elle développe des logiciels pour l'agrégation de l'espace de travail. Cela permet entre autres aux entreprises de rendre leurs applications bureautiques disponibles sur les appareils mobiles tels des tablettes et smartphones. Les différentes solutions d'Awingu se révèlent hyper prometteuses. Outre les investisseurs (Proximus et l'entrepreneur Michel Akkermans) qui viennent encore d'injecter 2,65 millions d'euros dans la start-up en juin dernier, Awingu a convaincu de nombreux partenaires de premier choix. Imaginez un peu : Microsoft propose l'une des solutions Awingu sur son cloud Azur dans le monde entier. Elle affiche également des partenariats avec IBM et Google.

Bobup - Trouver le pro pour son prochain chantier

© DR

BobUp propose aux particuliers de trouver des pros de confiance. Il s'agit en effet d'une plateforme web de mise en correspondance entre des particuliers désireux de faire des travaux et des professionnels du bâtiment. Le site permet des comparaisons de devis. Le business model est basé sur une commission (entre 5 et 8%) prélevée auprès du professionnel sur chaque projet réalisé. BobUp insiste sur les garanties qu'elle propose aux particuliers. Les professionnels sont "vérifiés au niveau administratif et financier lors de l'inscription et ensuite mensuellement". Par ailleurs, la start-up avance offrir une "assurance protection juridique à tous les particuliers pour leurs travaux".

Constructr - Le salon de la construction ouvert 24/7

© DR
© DR

Si dans le domaine des restaurants, le site Resto.be fait office de référence en ligne, ConstructR aimerait avoir ce statut sur le créneau de la construction. Cette start-up lancée voici trois ans comme un LinkedIn de la construction a pivoté et se voit aujourd'hui comme un énorme salon de la construction en ligne. Soit un genre de puits géant d'information rassemblant tous les acteurs du secteur : la plateforme propose des infos pratiques concernant les corps de métier ou encore les matériaux. Mais on y retrouve également des entreprises de construction, cuisinistes, piscinistes, architectes, etc., qui y proposent leurs réalisations. De quoi donner des idées aux apprentis bricoleurs en mal d'inspiration. Et le choix est vaste : 19.000 professionnels ont en effet déjà créé leur profil (gratuitement) pour rejoindre la partie "annuaire". Trois mille projets d'inspiration ont également été ajoutés au site par les entreprises spécialisées elles-mêmes. Et quelques-unes des grandes marques de matériaux et équipements (Velux, Buderus, Reynaers Aluminium) ont aussi rejoint la plateforme pour afficher leurs produits. Les revenus de ConstructR ne proviennent évidemment pas des surfeurs mais bien des abonnements annuels vendus aux firmes de la construction (Thomas & Piron, Maisons Baijot, etc.) et des fournisseurs. ConstructR s'installe progressivement sur le marché belge et commencera, en 2017, à chercher des fonds. Elle espère lever 450.000 euros qui s'ajouteront à une précédente levée à 330.000 euros, réalisée voici un an et demi.

© TT

Pour la deuxième année consécutive, Trends-Tendances publie une sélection exclusive de 50 start-up belges à suivre. Organisé avec nos partenaires Leansquare,FundMe et startups.be, ce projet a pour vocation de partir à la découverte des start-up les plus "hot" de Belgique. Plus de 200 candidatures ont été soumises à notre jury composé d'investisseurs belges et français de renom : Alain Marsily (W.IN.G), Gaëtan Servais (Meusinvest), Simon Alexandre (The Faktory), Baudouin Jolly (Fortino Capital), Filip Vandamme (Volta Ventures), Thomas Depuydt (Smart Ventures), Romain Lavault (Partech Ventures), Jean de la Rochebrochard (Kima Ventures) et Marc Fournier (Serena Capital).