Creo² - tablette solidaire


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Creo2 invente une nouvelle manière pour les entreprises de participer à des projets solidaires. La start-up installe des tablettes dans des commerces de proximité : restaurants, coiffeurs, fleuristes, etc. Au moment de payer son addition, le client est invité à choisir un projet de développement qu'il souhaite soutenir. Le client peut ainsi contribuer à planter un arbre en Zambie pour lutter contre la déforestation, prendre en charge un vaccin contre la rougeole dans le cadre d'un projet de Médecins Sans Frontières au Congo ou offrir une soupe populaire via la Croix-Rouge en Belgique."Les ONG ont constaté que les entreprises réduisent leurs budgets en faveur de ces projets en raison de la crise économique, explique Maxime Van Steenberghe. Nous proposons une solution qui leur permet d'inclure le client dans leur démarche et de communiquer de façon efficace sur leur action." Contrairement à d'autres initiatives qui invitent le consommateur à soutenir un projet en ajoutant quelques euros supplémentaires à son addition, Creo2 mise sur un concept entièrement gratuit pour le client. C'est l'entreprise qui prend en charge la contribution au projet choisi.Plutôt que d'allouer une somme globale à une ONG et de communiquer de manière indifférenciée sur celle-ci, l'entreprise interagit directement avec son client, au moment de l'acte d'achat. La start-up se rémunère via un montant fixe pour chaque don enregistré. Un concept malin, qui commence à prendre de l'essor. Creo2 a déjà installé son produit dans 60 points de vente en Belgique, et compte 3.000 dons financés par mois. La start-up vient de signer avec la chaîne de magasins de nuit White Night et est en discussions avancées avec Decathlon. Elle lance également son produit sur un nouveau marché test : le Canada.Creo2 a levé 200.000 euros via un crowdfunding organisé par MyMicroInvest et 100.000 euros du côté du nouveau fonds wallon W.IN.G. Actuellement, elle ne cherche pas à réaliser un nouveau tour de financement et se concentre sur sa croissance (+20 % par mois actuellement) et sa rentabilité. Après avoir oeuvré comme consultant en réseaux sociaux pour des entreprises de médias, Antoine Gounel a décidé de mettre au point un outil de monitoring qui permet à ses clients d'analyser les performances sociales de leurs pages Web et de leurs pages Facebook. Cet outil s'appelle Graphystories. L'outil fournit aux professionnels du marketing, aux rédactions et aux community managers les infos sur les actus qui "fonctionnent" auprès des surfeurs ainsi que des statistiques essentielles sur la performance de leurs activités éditoriales. Il s'agit d'un software as a service facturé entre 500 et 5.000 euros aux médias. Cela permettrait de générer "quelques dizaines de milliers d'euros par mois", avance l'entrepreneur. Graphystories a déjà convaincu des groupes comme Rossel, Eurosport, Le Monde ou Le Huffington Post. A présent, Antoine Gounel et son équipe (cinq équivalents temps plein) veulent "attaquer le monde", avec les Etats-Unis en ligne de mire. Il cherche, pour cela entre 500.000 et 1 million d'euros auprès d'investisseurs graphystories.comLancer une application de diffusion mobile de vidéo en temps réel relève du défi à l'heure où Facebook pousse cette fonctionnalité sur son réseau et où Twitter dispose également de son système baptisé Periscope. Cela n'effraie pourtant pas Donald Staar, jeune entrepreneur belge qui a lancé Look. Il insiste sur la différence de son système : " Avec Look, les utilisateurs peuvent demander à n'importe quel autre utilisateur d'envoyer une vidéo live de l'endroit où il se trouve", explique-t-il. Car l'idée de Look se base sur la géolocalisation et a pour objectif de pouvoir avoir une vue d'un endroit en direct à tout moment. Le "tourisme" sans bouger de chez soi. Cette plateforme sera évidemment gratuite pour les utilisateurs. La monétisation doit venir de canaux B to B avec des offres aux acteurs du tourisme ou aux médias. Look a pour l'instant séduit des investisseurs privés (100.000 euros) et le fonds Wing (150.000 euros). Le plus compliqué sera, bien sûr, de trouver un nombre important d'utilisateurs et les convaincre de filmer des séquences... pour des inconnus. look-app.netPermettre au public d'interagir avec les orateurs d'une conférence mais également entre eux grâce à une application. Voilà la proposition de Keybate qui s'est lancée tout récemment sur le marché après une année de développement. L'appli permet de poser des questions, de répondre à des sondages et même d'utiliser le téléphone comme un micro pour parler aux conférenciers. Elle pourrait même permettre à des personnes de réagir à distance à une conférence retransmise en direct par Internet. Keybate n'est pas le seul acteur du créneau. Mais elle a le soutien du fonds Wing et affiche des ambitions internationales. "On veut commencer à se développer en Belgique durant les six prochains mois et ensuite proposer la solution par le Web grâce à notre solution cloud", argumente Pierre-Louis Firre, l'un des trois cofondateurs de Keybate. Ses revenus proviennent des organisateurs d'événements qui, pour utiliser la solution de la start-up, s'acquittent d'un montant compris entre 0 et 500 euros par jour d'utilisation selon la taille de l'auditoire. keybate.comAssez d'attendre votre rendez-vous chez le médecin dans une salle d'attente ? La start-up ViViDoctor pense avoir la solution et lance la consultation virtuelle à distance. Elle permet de fixer un rendez-vous pour une e-consultation ou encore de demander une consultation vidéo immédiate au travers de l'appli ViVidoctor. "Idéal pour des consultations auprès de généralistes et pour le suivi de certaines opérations qui ne nécessitent pas une véritable auscultation", détaille Sidar Ok, fondateur de la start-up flamande. Pour le moment, ViViDoctor cible les hôpitaux privés avant de tenter de séduire les praticiens indépendants. La start-up propose un système d'abonnement (10 euros/mois) ou de paiement par consultation (19 euros pour un généraliste) sur laquelle elle prend une commission. Un montant qui peut sembler faible et peu attractif pour les praticiens. "Mais ce n'est pas le cas, soutient le fondateur. Une consultation virtuelle est plus efficace, le médecin va directement à l'essentiel car l'appel vidéo s'arrête après 10 minutes. Le médecin enchaîne donc les consultations sans perdre de temps." Quant au public visé, Sidar Ok évoque les personnes très occupées, les jeunes parents, les personnes à mobilité réduite. Certains peuvent se montrer dubitatifs. Pourtant ViViDoctor aurait déjà réussi à décrocher quelques partenariats et cite les Cliniques Saint-Luc ainsi que Broeders van Liefde (Gand), notamment. La start-up composée de trois personnes part à la recherche d'investisseurs pour attaquer véritablement le marché et booster son marketing. vividoctor.comAvec le succès de l'e-commerce, la livraison a le vent en poupe. Les géants du secteur multiplient les offres logistiques aux e-commerçants. Pas mal de start-up se concentrent sur le "dernier mile", c'est-à-dire les derniers kilomètres pour arriver chez le destinataire. A l'inverse, inspirés par l'économie collaborative et par le souhait de proposer une alternative "verte", Antoine Dessart et Jonas Douin ont lancé Hytchers, qui s'occupe de la livraison de colis entre les villes. Cette start-up imagine faire livrer des colis de petits e-commerçants belges par des particuliers qui jouent ainsi aux livreurs. Ces derniers embarqueront un ou plusieurs colis qu'ils avanceront d'un point de collecte (essentiellement des pompes à essence pour commencer) à un autre sans devoir réaliser de détour, et sans forcément le mener au point de destination final. Les transporteurs amateurs seront payés au kilomètre et au nombre de colis. Des micro-montants de l'ordre de 1,5 ou 2 cents du kilomètre qui seront versés sur une carte essence. " Pour un trajet Liège-Bruxelles, cela rapportera aux transporteurs environ 2 euros par colis, plaident les fondateurs de Hytchers. A partir de quatre colis emmenés en même temps, cela rembourse les frais d'essence." Quant aux commerçants, la start-up leur promet des frais de livraison minimum. "On se positionne sur des livraisons bon marché et écologiques, des arguments qui intéressent à la fois les commerçants et les clients finaux", avancent Antoine Dessart et Jonas Douin. Un sacré pari que Hytchers met à l'épreuve en phase de test jusqu'en décembre, avant de lancer la phase bêta dès janvier. Hytchers a déjà obtenu 100.000 euros auprès de business angels et un prêt du fonds W.IN.G. Prochaine étape ? Une levée de fonds à 300.000 euros pour l'année prochaine afin de se déployer en Belgique et au Luxembourg. hytchers.comParvenir à conserver, en toutes saisons, des herbes aromatiques fraîches dans sa cuisine. Voilà ce que propose cette start-up fondée par deux jeunes fraîchement sortis de l'école. Leur concept ? Calla, un jardin d'intérieur doté d'un procédé d'éclairage et d'arrosage qui " aide les herbes aromatiques à se régénérer et permet de conserver toute l'année les herbes qu'on a plantées ou achetées", souligne Romain Trigaux, cofondateur de la start-up 4Senses. Afin de financer sa première série de Calla, la start-up a lancé mi-2016 une campagne de crowdfunding sur Kickstarter. Objectif ? Lever 25.000 euros pour faire parler d'elle et "valider le concept". Le résultat a dépassé les espérances des entrepreneurs puisque les internautes ont versé 78.000 euros. Peu de temps après, ils ont levé 75.000 euros auprès de business angels pour continuer à afficher le produit avant de l'envoyer en production. Car les moules du Calla coûtent cher : 100.000 euros. A présent, Romain Trigaux et Florian Paquay organisent la fabrication du produit. Pour y parvenir, ils attendent encore de lever 170.000 euros, qui leur permettront de financer la première série. Ensuite, dès que Calla sera commercialisé, la start-up avancera sur d'autres produits. Car 4Senses a aussi pour objectif de devenir une start-up de choix dans le home farming notamment pour restos et hôtels. 4senses.beAméliorer sa productivité physique et redonner de la mobilité aux personnes qui en sont privées. Voilà le programme ambitieux d'Exovibe. Cette toute jeune start-up créée en début d'année 2016 a mis au point un prototype d'exosquelette "léger" et soigné. "Imaginez que vous ne puissiez plus marcher normalement ou que vos employés souffrent de limitations physiques au travail, détaille Jibriel Samlali, fondateur. Exovibe donnera la possibilité de se lever, d'aller où vous le voulez sans être fatigué et de devenir plus productif." La jeune pousse imagine proposer son produit en "leasing" mais aussi tirer des revenus de services de calibrage et de maintenance. Pour mener à bien son idée et devenir une entreprise mondiale avec des sièges aux Etats-Unis, en Asie et en Belgique, le fondateur Jibriel Samlali espère convaincre des investisseurs qui l'aideront à lancer la production de son "exosquelette". Dans le microcosme des photographes et cameramen, les professionnels indépendants possèdent en moyenne 20.000 euros de matériel. Mais ils sont souvent contraints, malgré tout, de louer du matériel spécifique. Aurélien Troonbeeckx et Haroun Souirji, deux producteurs, se sont alors inspirés de l'économie collaborative pour apporter une alternative. Ils ont fondé Motiontribe : une plateforme de location de matériel entre pros du secteur. En plus d'assurer la mise en contact, Motiontribe fournit également la possibilité d'assurer le matériel loué grâce à un partenariat avec Axa. L'initiative est récente et compte pour l'instant 150 utilisateurs qui proposent environ 360 appareils différents. Son business model est évidemment celui de la commission, classique dans ce type d'activité. Si le concept décolle en Belgique, le duo d'entrepreneurs rejoint par Laurent Fleitas pour le développement informatique, se voit partir à la conquête de Paris et Londres. Avec l'idée, pourquoi pas, de se faire racheter ensuite par un acteur américain important. Comme ShareGrid, le concurrent américain qui vient de lever 1 million de dollars. motiontribe.beOpinum commercialise un logiciel analysant les données énergétiques d'un bâtiment. Le software récupère les informations issues du système de chauffage, de la ventilation, du compteur intelligent, etc. En croisant ces données, le logiciel fournit des mesures à prendre afin d'améliorer l'utilisation de l'énergie dans l'immeuble. Plusieurs communes, dont Ottignies-Louvain-la-Neuve, utilisent les services d'Opinum. Des entreprises comme Microsoft ou AG Real Estate font également appel à l'expertise de la start-up. Opinum a déjà levé 2 millions d'euros, en deux phases, en 2015 et 2016. Elle cherche désormais à lever des fonds afin d'entamer son internationalisation et de poursuivre son développement commercial. La technologie d'Opinum est utilisée dans 3.000 bâtiments et la start-up fixe son seuil de rentabilité à 10.000 bâtiments équipés. opinum.com