On vous connaît comme fondateur de Sunrise, donc entrepreneur. Qu'est-ce qui vous a amené chez Cowboy en tant que "vice president of product" ?

Depuis un an, je suis de retour en Belgique après l'expérience Sunrise, sa vente à Microsoft et trois ans au sein de la division Outlook chez Microsoft. Je voulais être plus proche de l'écosystème des start-up européennes et notamment belges. J'ai réalisé des missions de consultance pour une série de start-up, j'ai investi dans certaines start-up. Et cela fait un petit temps que je discute avec les fondateurs de Cowboy qui m'ont proposé de les aider, mais il m'a fallu un moment avant de me décider à les rejoindre.

Pourquoi ? La décision était compliquée ?

Disons que j'avais plusieurs projets en vue. J'avais des missions de consultance mais j'ai aussi examiné quelques idées pour relancer des start-up. Celles-ci n'ont pas abouti. Et au stade actuel de développement de Cowboy, j'ai estimé que c'était le bon moment. Et le défi m'excite fortement.

Qu'est-ce qui vous a séduit au final et quel sera votre rôle chez Cowboy ?

Cowboy est une magnifique scale-up. Outre le produit (un vélo électrique connecté, Ndlr), la boîte - qui a levé des fonds en début d'année - est entrée dans sa phase d'internationalisation et de grosse croissance, avec l'ouverture de plusieurs marchés en Europe : la France, l'Allemagne, les Pays-Bas, etc. Les fondateurs ont une ambition incroyable, tant au niveau de la croissance que du développement de nouveaux services. Et le challenge me plaît. En tant que vice-président produit, je vais prendre en charge les développements de l'application mobile liée au vélo ainsi que tous les services additionnels que l'on peut imaginer.

On imaginait vous retrouver à la tête d'une start-up et vous dites que vous aviez des pistes. C'est difficile de se relancer après une aventure comme Sunrise ?

Parfois, c'est angoissant. On a la crainte de ne pas réussir à rebondir. Je n'avais pas envie de rester trop longtemps sans me relancer, mais pour toute une série de raisons, c'est un processus qui prend du temps. Après mon passage de trois ans chez Microsoft, j'ai eu une série d'opportunités au sein de boîtes comme Facebook ou Airbnb et de diverses start-up en Europe. Je n'ai pas opté pour celles-ci car j'ai le virus entrepreneurial. J'ai donc approfondi certaines idées de boîtes. Mais soit le projet ne m'excitait au final pas assez, soit il n'y avait pas l'adéquation humaine avec des associés. Trouver la bonne personne dans un projet entrepreneurial est fondamental pour moi. Et puis les défis chez Cowboy m'ont vraiment intéressé. Il y a pas mal de dimensions passionnantes : du hardware, du software, de l'international, de nouveaux business...

Découvrez notre interview complète de Jeremy Le Van dans le Trends-Tendances de ce 26 septembre 2016, rubrique Numerik. Il y parle des "claques" prises durant l'aventure Sunrise, des grosses boîtes du Web qui, avant Microsoft, ont tenté de racheter Sunrise. Ou encore de la vie d'un entrepreneur de start-up au sein d'un groupe comme Microsoft.