Dans l'univers start-up en Belgique, le fonds Volta Ventures est probablement l'un des VC les plus en vue. Fondé en 2015, le fonds a réuni quelque 55 millions d'euros auprès d'une trentaine de grands noms de l'entrepreneuriat flamand comme Marc Coucke, Michel Akkermans (qui joue aussi un rôle opérationnel dans Volta), et bien d'autres comme Peter Hinssen.

Le positionnement de Volta Ventures est très clair : investir très tôt (seed ou early stage comme on dit dans le jargon) dans des start-up numériques liées au software et au Web, dans le Benelux. En moyenne, les tickets initiaux tournent autour d'un million d'euros, même si cela peut être moins dans certains cas. Aujourd'hui, le portfolio du fonds s'articule essentiellement sur le software et le Web, mais dans une variété de domaines différents : la santé avec Fibricheck, les data avec Sentiance, le marketing avec Qualifio, les fintech avec Cashforce, Yields.IO ou Keyrock. Mais aussi l'immobilier avec Nodalview ou SweepBright.

Aujourd'hui, le fonds arrive progressivement à son objectif d'une vingtaine de start-up en portefeuille. En gros, il lui reste assez pour investir dans 2 nouvelles boîtes et pour "suivre" lors des prochains tours de ses "poulains".

Du coup, Frank Maene, le managing director du fonds, et ses équipes prévoient le lancement d'un "Volta 2". Pour l'instant, ils n'ont pas encore d'accord formel mais une série de marques d'intérêt. L'idée est claire : répliquer totalement le fonds actuel. Arriver donc à un fonds d'une cinquantaine de millions d'euros qui investira en seed dans des start-up du Web et du software. Les équipes de Volta continueront d'investir très tôt (pré-seed, seed, seed +) dans des jeunes pousses et d'accompagner leurs dirigeants.

Le deuxième fonds de Volta devrait, si tout va bien, voir le jour l'an prochain.

Cette semaine dans Trends-Tendances le point sur les résultats de Volta Ventures jusqu'ici et un zoom complet sur son portfolio actuel.