Difficile de faire tourner une plateforme qui met en contact les parents et les babysitters en pleine période de confinement. Du coup, cela fait deux mois que la scale-up bruxelloise Bsit ne fait plus vraiment de business. "Nous avions deux options, explique Dimitri De Boose, CEO de Bsit. Soit nous mettions les gens au chômage temporaire et on se tournait les pouces, soit nous mettions ce temps à profit." Et c'est cette deuxième option que la jeune pousse de 20 personnes a choisie. "Notre mission globale ne s'est jamais limitée à organiser des babysitting, enchaîne l'entrepreneur. La philosophie de Bsit consiste à faciliter la vie des parents et nous avons commencé par le babysitting et les gardes d'enfants."

Nouvelle appli, à côté de Bsit

Du coup, le CEO a mis toutes ses équipes au travail sur le développement d'une nouvelle appli baptisée Parentalist, lancée en plein confinement. Le concept ? Une plateforme d'échange d'inspiration et de recherche d'activité pour enfants. Ainsi, dans Parentalist, les parents peuvent découvrir des listes d'activités dressées (et validées) par d'autres parents, des suggestions de livres, des stages et des conseils sur la parentalité. Soit une nouvelle communauté de parents que la scale-up pourra monétiser de différentes façons : via la pratique de génération de leads (les parents intéressés par des ouvrages renseignés seront par exemple renvoyé vers des sites d'e-commerce) ou via des commissions sur les réservations d'activité générées sur la plateforme. Si la scale-up n'en est pas encore là, elle pense avoir une carte à jouer sur ce créneau. "Nous avons l'intention de devenir une référence pour les activités et les stages, prévient Dimitri De Boose. Rien, à ce jour, n'existe sur ce créneau précis et n'est à la hauteur des attentes des parents."

Le patron estime d'ailleurs que sa plateforme viendra au bon moment : "pour l'instant, tous les stages et toutes les activités pour enfants sont mises à l'arrêt, observe-t-il. Une catastrophe pour le secteur. Les organisateurs de stage qui n'ont pas toujours les bons outils marketing pour se faire connaître seront demandeur de ce genre d'initiative qui leur donne de la visibilité". S'il entrevoit une opportunité pour son produit, le co-fondateur de Bsit souligne aussi que la situation de confinement et d'arrêt quasi-total des babysittings a permis ce développement. "Nous avions déjà en tête de développer ce concept et nous avions prévu d'intégrer Parentalist sous forme d'option dans Bsit au courant du mois de mars, admet Dimitri De Boose. Mais comme le confinement a mis les équipes à l'arrêt, nous avons saisi l'occasion pour attaque ce projet de manière ambitieuse."

Boosté par le temps laissé par la crise

Concrètement, toutes les équipes ont basculé de Bsit à Parentalist, en full time. "Vingt personne qui bossent à temps plein sur un projet pendant deux mois, permet d'avancer très rapidement", enchaîne l'entrepreneur. Des développements intenses rendus possibles grâce à la flexibilité des équipes qui se sont montrées polyvalentes. En deux semaines seulement, la première version de l'appli Parentalist atterrissait dans les boutiques d'applications pour smartphone. "Sans la crise et le confinement, nous n'aurions jamais pu y arriver, poursuit le boss de Bsit et Parentalist. Autrement, nous aurions dégagé un peu de temps à différents membres de l'équipe pour s'en occuper. Mais certainement pas autant. Il aurait fallu 12 mois et on n'en aurait probablement pas fait un projet à part entière à côté de la plateforme de babysitting." Et la perspective d'une période économique plus compliquée n'inquiète pas les responsables de la scale-up. Pour eux, une fois la levée totale du confinement, les parents continueront d'avoir besoin d'outils pour des babysittings ou pour trouver des stages et des idées pour occuper les bambins. En lançant Parentalist, Bsit se dote, par ailleurs, d'une nouvelle source de business qui doit, à terme, aussi lui permettre de générer de nouveaux revenus en dehors de l'activité de garde d'enfants... Pour l'instant la scale-up ne génère évidemment pas encore de revenu de Parentalist. Mais elle voit déjà clair dans les sources potentielles de rentrées : commissions sur les stages réservés sur sa plateforme ou frais de listing des stages, et commissions sur la vente d'ouvrages ou de jeux sur des plateformes partenaires vers lesquelles Parentalist renvoie. Là encore, tout comme la partie Bsit, Parentalist vise un business de volume. Mais les fondateurs se montrent ambitieux et pensent à sortir, aussi vite que possible, des frontières belges...

Difficile de faire tourner une plateforme qui met en contact les parents et les babysitters en pleine période de confinement. Du coup, cela fait deux mois que la scale-up bruxelloise Bsit ne fait plus vraiment de business. "Nous avions deux options, explique Dimitri De Boose, CEO de Bsit. Soit nous mettions les gens au chômage temporaire et on se tournait les pouces, soit nous mettions ce temps à profit." Et c'est cette deuxième option que la jeune pousse de 20 personnes a choisie. "Notre mission globale ne s'est jamais limitée à organiser des babysitting, enchaîne l'entrepreneur. La philosophie de Bsit consiste à faciliter la vie des parents et nous avons commencé par le babysitting et les gardes d'enfants." Nouvelle appli, à côté de BsitDu coup, le CEO a mis toutes ses équipes au travail sur le développement d'une nouvelle appli baptisée Parentalist, lancée en plein confinement. Le concept ? Une plateforme d'échange d'inspiration et de recherche d'activité pour enfants. Ainsi, dans Parentalist, les parents peuvent découvrir des listes d'activités dressées (et validées) par d'autres parents, des suggestions de livres, des stages et des conseils sur la parentalité. Soit une nouvelle communauté de parents que la scale-up pourra monétiser de différentes façons : via la pratique de génération de leads (les parents intéressés par des ouvrages renseignés seront par exemple renvoyé vers des sites d'e-commerce) ou via des commissions sur les réservations d'activité générées sur la plateforme. Si la scale-up n'en est pas encore là, elle pense avoir une carte à jouer sur ce créneau. "Nous avons l'intention de devenir une référence pour les activités et les stages, prévient Dimitri De Boose. Rien, à ce jour, n'existe sur ce créneau précis et n'est à la hauteur des attentes des parents."Le patron estime d'ailleurs que sa plateforme viendra au bon moment : "pour l'instant, tous les stages et toutes les activités pour enfants sont mises à l'arrêt, observe-t-il. Une catastrophe pour le secteur. Les organisateurs de stage qui n'ont pas toujours les bons outils marketing pour se faire connaître seront demandeur de ce genre d'initiative qui leur donne de la visibilité". S'il entrevoit une opportunité pour son produit, le co-fondateur de Bsit souligne aussi que la situation de confinement et d'arrêt quasi-total des babysittings a permis ce développement. "Nous avions déjà en tête de développer ce concept et nous avions prévu d'intégrer Parentalist sous forme d'option dans Bsit au courant du mois de mars, admet Dimitri De Boose. Mais comme le confinement a mis les équipes à l'arrêt, nous avons saisi l'occasion pour attaque ce projet de manière ambitieuse." Boosté par le temps laissé par la criseConcrètement, toutes les équipes ont basculé de Bsit à Parentalist, en full time. "Vingt personne qui bossent à temps plein sur un projet pendant deux mois, permet d'avancer très rapidement", enchaîne l'entrepreneur. Des développements intenses rendus possibles grâce à la flexibilité des équipes qui se sont montrées polyvalentes. En deux semaines seulement, la première version de l'appli Parentalist atterrissait dans les boutiques d'applications pour smartphone. "Sans la crise et le confinement, nous n'aurions jamais pu y arriver, poursuit le boss de Bsit et Parentalist. Autrement, nous aurions dégagé un peu de temps à différents membres de l'équipe pour s'en occuper. Mais certainement pas autant. Il aurait fallu 12 mois et on n'en aurait probablement pas fait un projet à part entière à côté de la plateforme de babysitting." Et la perspective d'une période économique plus compliquée n'inquiète pas les responsables de la scale-up. Pour eux, une fois la levée totale du confinement, les parents continueront d'avoir besoin d'outils pour des babysittings ou pour trouver des stages et des idées pour occuper les bambins. En lançant Parentalist, Bsit se dote, par ailleurs, d'une nouvelle source de business qui doit, à terme, aussi lui permettre de générer de nouveaux revenus en dehors de l'activité de garde d'enfants... Pour l'instant la scale-up ne génère évidemment pas encore de revenu de Parentalist. Mais elle voit déjà clair dans les sources potentielles de rentrées : commissions sur les stages réservés sur sa plateforme ou frais de listing des stages, et commissions sur la vente d'ouvrages ou de jeux sur des plateformes partenaires vers lesquelles Parentalist renvoie. Là encore, tout comme la partie Bsit, Parentalist vise un business de volume. Mais les fondateurs se montrent ambitieux et pensent à sortir, aussi vite que possible, des frontières belges...