Les clients d'I-Care pourront bientôt régler leurs factures en bitcoin. L'entreprise wallonne active dans la maintenance prédictive veut avoir "une longueur d'avance", explique son CEO Fabrice Brion. Il pense être prêt à accepter les paiements en bitcoin dans quatre à six semaines. "Je crois au potentiel des cryptomonnaies sur le long terme. Elles peuvent représenter des solutions intéressantes dans un monde digital et globalisé."

Active dans une cinquantaine de pays, I-Care est confrontée à des risques de change. Certaines monnaies étatiques, notamment en Amérique du Sud, sont plus instables que d'autres. Le bitcoin, malgré sa volatilité, pourrait permettre de réduire cette exposition au risque de change lors de transferts de cash à l'intérieur du groupe I-Care. "Notre activité se développe bien aux Etats-Unis et notre filiale américaine dispose de confortables liquidités, explique Fabrice Brion. Nous ne remontons pas cet argent vers l'Europe et la maison mère à cause de taux de change défavorables. Avec le bitcoin, nous pourrons le rapatrier et irriguer notre économie, exactement comme le font les entreprises étrangères actives chez nous. Nous voulons simplement nous battre avec les mêmes armes."

Si mes clients souhaitent utiliser des bitcoins plutôt que des dollars, des yens ou des euros, c'est parce qu'ils trouvent cela plus facile." - Fabrice Brion

Le bitcoin est actuellement porté par une véritable frénésie. Son cours vole de records en records. Il a récemment dépassé les 60.000 dollars. Au-delà de l'attrait spéculatif de cet actif numérique, le bitcoin progresse aussi dans les usages. La star des cryptomonnaies est une alternative de plus en plus crédible aux monnaies traditionnelles. PayPal a annoncé que des millions de commerçants pourront bientôt accepter les paiements en bitcoin sur son application. Des entreprises mondialement connues comme Tesla permettront prochainement à leurs clients de régler leurs achats en bitcoin.

Jusqu'à 10% des paiements

Pour Fabrice Brion, c'est une évolution logique et parfaitement encadrée. "Notre service compliance met tout en place pour être en ordre au niveau comptable et juridique", souligne le CEO. Ses clients sont de grands groupes industriels qui ont pignon sur rue. C'est aussi ce qui l'a convaincu de mettre en place cette option de paiement décriée par le secteur bancaire et les régulateurs, qui évoquent des problèmes de traçabilité des fonds. "Si mes clients souhaitent utiliser des bitcoins plutôt que des dollars, des yens ou des euros, c'est parce qu'ils trouvent cela plus facile. Je n'ai aucune raison de suspecter de la fraude ou du blanchiment d'argent de leur part", pointe le CEO d'I-Care. Fabrice Brion estime que les transactions en bitcoin pourraient représenter 5% à 10% des paiements effectués par ses clients dans les trois années qui viennent.

Le problème, c'est que les banques s'avèrent encore frileuses sur le sujet. Il leur arrive de refuser le rapatriement d'argent venant de plateformes d'échange de cryptomonnaies.

Un paiement en bitcoin n'est cependant pas en soi interdit. Il doit d'ailleurs être inscrit dans la comptabilité. Mais il doit obligatoirement être libellé en euros, explique Olivier Willez, avocat associé chez DKW. "Si le cours du bitcoin décroche, une correction de valeur doit être actée", précise l'avocat. Si le cours du bitcoin s'envole, la plus-value doit également être mentionnée. Elle sera taxée au taux classique de l'impôt des sociétés, soit 25%, détaille Olivier Willez.

Les clients d'I-Care pourront bientôt régler leurs factures en bitcoin. L'entreprise wallonne active dans la maintenance prédictive veut avoir "une longueur d'avance", explique son CEO Fabrice Brion. Il pense être prêt à accepter les paiements en bitcoin dans quatre à six semaines. "Je crois au potentiel des cryptomonnaies sur le long terme. Elles peuvent représenter des solutions intéressantes dans un monde digital et globalisé." Active dans une cinquantaine de pays, I-Care est confrontée à des risques de change. Certaines monnaies étatiques, notamment en Amérique du Sud, sont plus instables que d'autres. Le bitcoin, malgré sa volatilité, pourrait permettre de réduire cette exposition au risque de change lors de transferts de cash à l'intérieur du groupe I-Care. "Notre activité se développe bien aux Etats-Unis et notre filiale américaine dispose de confortables liquidités, explique Fabrice Brion. Nous ne remontons pas cet argent vers l'Europe et la maison mère à cause de taux de change défavorables. Avec le bitcoin, nous pourrons le rapatrier et irriguer notre économie, exactement comme le font les entreprises étrangères actives chez nous. Nous voulons simplement nous battre avec les mêmes armes." Le bitcoin est actuellement porté par une véritable frénésie. Son cours vole de records en records. Il a récemment dépassé les 60.000 dollars. Au-delà de l'attrait spéculatif de cet actif numérique, le bitcoin progresse aussi dans les usages. La star des cryptomonnaies est une alternative de plus en plus crédible aux monnaies traditionnelles. PayPal a annoncé que des millions de commerçants pourront bientôt accepter les paiements en bitcoin sur son application. Des entreprises mondialement connues comme Tesla permettront prochainement à leurs clients de régler leurs achats en bitcoin. Pour Fabrice Brion, c'est une évolution logique et parfaitement encadrée. "Notre service compliance met tout en place pour être en ordre au niveau comptable et juridique", souligne le CEO. Ses clients sont de grands groupes industriels qui ont pignon sur rue. C'est aussi ce qui l'a convaincu de mettre en place cette option de paiement décriée par le secteur bancaire et les régulateurs, qui évoquent des problèmes de traçabilité des fonds. "Si mes clients souhaitent utiliser des bitcoins plutôt que des dollars, des yens ou des euros, c'est parce qu'ils trouvent cela plus facile. Je n'ai aucune raison de suspecter de la fraude ou du blanchiment d'argent de leur part", pointe le CEO d'I-Care. Fabrice Brion estime que les transactions en bitcoin pourraient représenter 5% à 10% des paiements effectués par ses clients dans les trois années qui viennent. Le problème, c'est que les banques s'avèrent encore frileuses sur le sujet. Il leur arrive de refuser le rapatriement d'argent venant de plateformes d'échange de cryptomonnaies.Un paiement en bitcoin n'est cependant pas en soi interdit. Il doit d'ailleurs être inscrit dans la comptabilité. Mais il doit obligatoirement être libellé en euros, explique Olivier Willez, avocat associé chez DKW. "Si le cours du bitcoin décroche, une correction de valeur doit être actée", précise l'avocat. Si le cours du bitcoin s'envole, la plus-value doit également être mentionnée. Elle sera taxée au taux classique de l'impôt des sociétés, soit 25%, détaille Olivier Willez.