Au tout début du mois de janvier 2020, un jeune Bruxellois tout juste sorti de l'Ichec, master en sciences commerciales en poche, nous faisait le "pitch" d'Easyllabus, une plateforme de podcasts de notes de cours destinés aux étudiants du supérieur. Une grosse année plus tard, le bébé d'Antoine Cariat a bien grandi. Easyllabus a, ces 15 derniers mois, produit 700 capsules audios, engrangé 55.000 écoutes mensuelles et fédéré une communauté de 5.500 auditeurs actifs. Créée le 21 janvier 2020, la SRL (2.500 euros de capital de départ) a vraiment décollé quand elle a reçu un prêt convertible de 25.000 euros de Digital Attraxion, un accélérateur hainuyer ...

Au tout début du mois de janvier 2020, un jeune Bruxellois tout juste sorti de l'Ichec, master en sciences commerciales en poche, nous faisait le "pitch" d'Easyllabus, une plateforme de podcasts de notes de cours destinés aux étudiants du supérieur. Une grosse année plus tard, le bébé d'Antoine Cariat a bien grandi. Easyllabus a, ces 15 derniers mois, produit 700 capsules audios, engrangé 55.000 écoutes mensuelles et fédéré une communauté de 5.500 auditeurs actifs. Créée le 21 janvier 2020, la SRL (2.500 euros de capital de départ) a vraiment décollé quand elle a reçu un prêt convertible de 25.000 euros de Digital Attraxion, un accélérateur hainuyer de start-up soutenu par Sambrinvest, WAPInvest et IMBC. "Les fonds reçus en mars 2020 nous ont permis de payer les premières productions et de recruter une dizaine d'étudiants dont les qualités d'orateur convenaient parfaitement à nos podcasts, se souvient Antoine Caria. Aujourd'hui, une centaine de cours sont disponibles. Ils couvrent sept universités et hautes écoles: UCL, ULB, ULiège, UMons, Ichec, Ihecs et Saint-Louis." A la sortie de l'été, Antoine Cariat, rejoint par un associé, Julien Romain, a bénéficié d'un deuxième coup de pouce de Digital Attraxion: un prêt convertible de 75.000 euros. L'idée était de sortir Easyllabus de Soundcast, Apple Podcasts et Spotify qui hébergeaient jusqu'ici les capsules audios et de tout nicher dans une appli perso. Mise au point par l'agence bruxelloise Nightborn, elle a été placée dans les magasins d'applications le 21 mars dernier. Le succès est immédiat: 1.500 téléchargements en une semaine (l'objectif prévu en un mois) et 3.500 en trois semaines. La communauté s'avère donc fidèle. "Tout regrouper sur l'appli a trois objectifs, poursuit Antoine Cariat. Répondre à la simplification demandée par les étudiants, être indépendant du bon vouloir des plateformes et disposer de nos propres statistiques. Désormais, nous pouvons proposer un modèle freemium à la Spotify. C'est gratuit avec des pubs ou c'est payant. L'abonnement revient à 3,99 euros par mois. Il permet d'écouter off line mais aussi de lire, uniquement sur l'appli, le PDF du cours écouté. L'arrivée de l'appli nous permet aussi d'étudier la rétribution des fournisseurs de notes de cours." Pour augmenter sa base d'utilisateurs et rendre son produit "scalable", Easyllabus va entamer cet été un premier vrai tour de table. S'il demeure discret sur le montant recherché, Antoine Cariat sait exactement ce qu'il veut. "Même si nous sommes bien coachés par le Start Lab de l'Ichec, je cherche ce que l'on appelle de la smart money. De vrais entrepreneurs qui vont apporter plus que du capital. J'ai déjà de solides touches. Les investisseurs sont intéressés par l'évolution suivante: enrichir notre contenu par des boosts, soit des petits contenus audios à la manière des notes vocales sur WhatsApp. Chacun pourrait y placer un conseil, un résumé rapide d'un cours du jour, etc. Ce développement-là va coûter cher mais il permettra de sortir de la saisonnalité du produit et d'exporter le modèle. Notamment sur des marchés où le digital est déjà bien présent dans l'éducatif. La Flandre, la France ou le Royaume-Uni, par exemple."