Trois cent mille demandeurs d'emploi devront être formés dans les années à venir pour disposer des compétences numériques adéquates au marché du travail. Cette conclusion de l'étude Be The Change menée par Agoria, Actiris, le Forem et le VDAB est sans appel. Le défi est d'autant plus grand que les compétences numériques sont insuffisantes chez 54% des demandeurs d'emploi et 75% des personnes à faible niveau d'éducation!

C'est ce constat qui a poussé l'ASBL BeCode à agir depuis quelques années. Cette "start-up" d'éducation a déjà formé 1.500 personnes en quatre ans. Une goutte d'eau dans les statistiques mais qui n'a rien de négligeable dans la vie de ces étudiants digitaux qui bénéficient d'une formation gratuite de sept mois (de développeur web junior) et d'une mise en contact avec des entreprises pour trouver un job. BeCode collabore avec Telenet, Orange, Accenture, Microsoft, KPMG, Alstom, etc. Avec un taux d'emploi de 70 à 80% chez les anciens étudiants!

Une SRL à côté de l'ASBL

BeCode a décidé de passer à la vitesse supérieure et d'arriver d'ici 2024 à former 1.500 personnes par an. Si BeCode compte déjà une cinquantaine d'employés répartis dans cinq villes pour assurer sa mission, elle prévoit de doubler ses effectifs. Voilà pourquoi elle vient de "lever" 2,5 millions d'euros auprès de la SFPI et de différents fonds à impact tels que PhiTrust, Impact Capital (le fonds de Piet Colruyt), Change et Trividend. Un million sous forme d'augmentation de capital et 1,5 million sous forme de prêt convertible.

Mais BeCode est, à la base, une ASBL qui ne peut pas lever des fonds mais qui vit de la philanthropie et de subsides parfois complexes à obtenir dans un environnement fédéralisé. Voilà pourquoi "nous avons dû créer en parallèle une SRL susceptible de bénéficier d'un troisième type de financement via des investisseurs", explique Karen Boers, la CEO de BeCode. Si l'ASBL développe des formations pour un public plus précaire (notamment des demandeurs d'emploi à faible niveau d'étude, des primo-arrivants ou des réfugiés), la société de BeCode s'adresse, elle, aux entreprises. Elle propose des services B tot B de formation et de recrutement ainsi que des campagnes de sensibilisation destinées à dénicher des personnes susceptibles de développer des compétences numériques.

En entrant au capital de la société fondée par BeCode, les investisseurs ont bien conscience qu'ils soutiennent un "projet à impact" et n'attendent pas un retour de plus de 3%. Mais ils regardent surtout le nombre de nouvelles personnes formées pour juger du succès.

Trois cent mille demandeurs d'emploi devront être formés dans les années à venir pour disposer des compétences numériques adéquates au marché du travail. Cette conclusion de l'étude Be The Change menée par Agoria, Actiris, le Forem et le VDAB est sans appel. Le défi est d'autant plus grand que les compétences numériques sont insuffisantes chez 54% des demandeurs d'emploi et 75% des personnes à faible niveau d'éducation! C'est ce constat qui a poussé l'ASBL BeCode à agir depuis quelques années. Cette "start-up" d'éducation a déjà formé 1.500 personnes en quatre ans. Une goutte d'eau dans les statistiques mais qui n'a rien de négligeable dans la vie de ces étudiants digitaux qui bénéficient d'une formation gratuite de sept mois (de développeur web junior) et d'une mise en contact avec des entreprises pour trouver un job. BeCode collabore avec Telenet, Orange, Accenture, Microsoft, KPMG, Alstom, etc. Avec un taux d'emploi de 70 à 80% chez les anciens étudiants! BeCode a décidé de passer à la vitesse supérieure et d'arriver d'ici 2024 à former 1.500 personnes par an. Si BeCode compte déjà une cinquantaine d'employés répartis dans cinq villes pour assurer sa mission, elle prévoit de doubler ses effectifs. Voilà pourquoi elle vient de "lever" 2,5 millions d'euros auprès de la SFPI et de différents fonds à impact tels que PhiTrust, Impact Capital (le fonds de Piet Colruyt), Change et Trividend. Un million sous forme d'augmentation de capital et 1,5 million sous forme de prêt convertible. Mais BeCode est, à la base, une ASBL qui ne peut pas lever des fonds mais qui vit de la philanthropie et de subsides parfois complexes à obtenir dans un environnement fédéralisé. Voilà pourquoi "nous avons dû créer en parallèle une SRL susceptible de bénéficier d'un troisième type de financement via des investisseurs", explique Karen Boers, la CEO de BeCode. Si l'ASBL développe des formations pour un public plus précaire (notamment des demandeurs d'emploi à faible niveau d'étude, des primo-arrivants ou des réfugiés), la société de BeCode s'adresse, elle, aux entreprises. Elle propose des services B tot B de formation et de recrutement ainsi que des campagnes de sensibilisation destinées à dénicher des personnes susceptibles de développer des compétences numériques. En entrant au capital de la société fondée par BeCode, les investisseurs ont bien conscience qu'ils soutiennent un "projet à impact" et n'attendent pas un retour de plus de 3%. Mais ils regardent surtout le nombre de nouvelles personnes formées pour juger du succès.