Jean Collinet, 20 ans à peine, a eu très tôt le déclic pour l'entrepreneuriat. C'est à l'école secondaire qu'il s'y frotte pour la première fois. Dans le cadre du programme Mini-Entreprise, il développe Break Ball, un projet qui porte sur la vente de balles de tennis de seconde main et pour lequel il décroche le prix Deloitte de l'innovation.
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Jean Collinet, 20 ans à peine, a eu très tôt le déclic pour l'entrepreneuriat. C'est à l'école secondaire qu'il s'y frotte pour la première fois. Dans le cadre du programme Mini-Entreprise, il développe Break Ball, un projet qui porte sur la vente de balles de tennis de seconde main et pour lequel il décroche le prix Deloitte de l'innovation. Fort de cette expérience, il se lance dans un projet plus ambitieux, avec SmartTravel, un réseau social de voyageurs, et remporte le concours "Osez entreprendre", organisé par Bel RTL, l'UCM et la CBC. Vient ensuite Lucky Way, "un jeu en réalité augmentée qui pourrait se jouer partout". Rejoint dans l'entreprise par son cousin Michel Collinet (35 ans), actif dans le cinéma d'animation 3D, Jean Collinet se tourne vers ceux qui l'avaient conseillé pour ses deux mini-entreprises afin de concrétiser l'affaire. A l'aide d'investisseurs privés tels que Luc de Brabandere, Antoine Duchateau, Olivier Coune, Eric Deltour ou Roland Vaxelaire, la nouvelle aventure peut alors démarrer. Le principe de Lucky Way est simple: une fois l'application lancée, le joueur est invité à faire glisser sur l'écran de son smartphone un avion pour faire éclater des ballons décorés du logo d'une marque partenaire et collecter des points, qui lui donneront accès à des cadeaux. "Aujourd'hui, 57 partenaires offrent des cadeaux allant d'un simple café (50 points) à des voyages prestigieux ou des soirées gastronomiques (des milliers de points), explique le jeune entrepreneur. Tout cela sans que le joueur ne dépense un seul centime, nous insistons vraiment sur ce point. Si vous voulez gagner et que vous êtes prêts à passer un peu de temps chaque jour, tout est possible... Des shots supplémentaires peuvent toutefois être achetés dans le magasin du jeu. Ces achats intégrés sont, à ce stade, la principale source de nos rentrées." Les premiers résultats dépassent les espérances des deux cousins qui préparent déjà une nouvelle levée de fonds. "Si nous restons discrets sur la première phase de financement, nos objectifs pour la suite sont, quant à eux, trans- parents, confie Jean Collinet. Nous espérons lever de 1 à 5 millions d'euros afin d'assurer une couverture nationale avec des lots disponibles sur toute la Belgique." Ambitieux, le start-upper rêve déjà de se lancer à l'international. A ce stade, Lucky Way cherche à agrandir sa communauté de joueurs, ce qui lui permettra d'attirer de nouveaux annonceurs. "Il s'agit ici d'une expérience originale qui développe un nouveau rapport entre le consommateur et l'annonceur", précise le jeune Collinet. C'est du win-win. L'annonceur s'engage à offrir des cadeaux et/ou des bons de réduction, le jeu lui offrant en contrepartie une visibilité. "La pub fait vraiment partie du jeu. Chaque joueur voit apparaître les logos de 25 à 30 partenaires sur les ballons qu'il doit atteindre et mémorise de ce fait ces marques. Ensuite, celui qui gagne une carte-cadeau se rendra dans ledit commerce pour en bénéficier. Mais s'il s'agit d'un bon à valoir, il dépensera sans doute plus que la somme gagnée." Un article de Marc Vanel.