Trente-cinq ans après sa création, le jeu vidéo le plus emblématique des années 1980 continue d'alimenter activement la culture populaire. Grâce à son univers iconique et son inépuisable richesse, le jeu supervisé par Shigeru Miyamoto continue d'être joué, retourné, ou tout simplement cité et détourné, avec un zèle et une passion inextinguibles.
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Trente-cinq ans après sa création, le jeu vidéo le plus emblématique des années 1980 continue d'alimenter activement la culture populaire. Grâce à son univers iconique et son inépuisable richesse, le jeu supervisé par Shigeru Miyamoto continue d'être joué, retourné, ou tout simplement cité et détourné, avec un zèle et une passion inextinguibles. Nintendo, qui s'est déjà essayé aux jouets connectés avec les Nintendo Labo, une gamme de kits de construction en carton pliable et connecté à la Switch, vient de franchir une nouvelle étape. En s'alliant avec le géant danois Lego, le japonais livre le premier jeu interactif modulaire qu'on pourrait presque considérer comme une version physique et allégée du célèbre jeu vidéo.Un jeu interactif Au coeur de la mécanique, la figurine électronique interactive de Mario... Un personnage de 10 cm qu'il faut sommairement assembler. Au dos de la figurine, deux boutons : un pour l'allumage et un pour la connexion Bluetooth avec une tablette ou un smartphone (il faut télécharger l'application Lego Super Mario). À l'avant : le personnage de Mario est animé à l'aide deux petits écrans qui remplacent ses yeux et lui donnent littéralement vie. Un troisième petit écran, sur sa poitrine, permettra d'afficher les interactions. Ensuite, le concept est simple : vous construisez vous-même votre niveau en plaçant à votre guise pièges, bonus et ennemis. Une fois le parcours assemblé, vous disposez de soixante secondes pour l'explorer brique par brique avec la figurine interactive Super Mario. On déplace Mario à travers le niveau en le faisant sautiller. Lorsqu'il saute sur un ennemi, un bruit de pièce qui tombe vient surprendre le joueur. Comme dans le jeu originel.Comment ça marche ? Là où Lego frappe fort, c'est au niveau des interactions. La figurine est dotée d'un capteur sous ses pieds permettant d'interagir (via une centaine de réactions différentes) avec les briques et figurines et de compter les pièces récoltées. En tapant sur un tuyau au début du parcours et sur un drapeau à la fin, on enclenche les défis qui sont chronométrés. D'autres briques sont codées et permettent de gagner des points ou de lancer des mini-jeux. Il y a aussi des parties cinétiques où Mario peut chuter, être éjecté du parcours et perdre des points, par exemple lorsqu'il passe sur la balance de la Plante Piranha. Vraiment bluffant, le capteur de mouvement sait quand Mario dort, tombe ou saute et cela se traduit par des effets sonores et des animations virtuelles qui apparaissent sur son torse. Plusieurs niveauxÉvidemment, les personnages emblématiques du jeu sont également reproduits en Lego, ce qui laisse pas mal de possibilités pour reconstruire des scènes cultes de la saga. Mais à condition d'investir dans d'autres packs. Car si le jeu est bien pensé comme un jeu vidéo, créer son propre niveau Mario représente un sacré budget : comptez 59,99 € pour l'un des sets de base (231 pièces avec un niveau, le personnage de Mario et deux ennemis), après quoi vous pourrez personnaliser l'expérience en achetant différents sets supplémentaires. Le château de Bowser coûte la bagatelle de 89,99 €, la maison de Mario avec Yoshi est facturé 29,99 €, La chasse au trésor de Toad 75,99 €... Le plombier a aussi différents costumes (feu, hélice, chat, ouvrier) qui lui donnent des pouvoirs supplémentaires. Ils sont vendus 9,99 euros l'unité. Un set complet dépasse largement les 150 €.Verdict : le nouveau jeu "Lego Super Mario" est un essai réussi. C'est la toute première collaboration entre Lego et Nintendo (4 ans de R&D) et le premier set conçu pour être un jeu de construction interactif et évolutif. Certes, il faut y mettre le prix, mais c'est autant un jeu connecté qu'un objet de collection.Rafal Naczyk