Dans la foulée des émeutes du Capitole qui ont conduit à la mort de cinq personnes, Facebook (et donc aussi Instagram) et Twitter ont pris de sérieuses mesures de rétorsion à l'encontre de Donald Trump. Ils ont bloqué l'ensemble de ses comptes. Ces mesures ont déclenché un vif débat dans le monde entier sur la censure et le poids trop important de ces réseaux so...

Dans la foulée des émeutes du Capitole qui ont conduit à la mort de cinq personnes, Facebook (et donc aussi Instagram) et Twitter ont pris de sérieuses mesures de rétorsion à l'encontre de Donald Trump. Ils ont bloqué l'ensemble de ses comptes. Ces mesures ont déclenché un vif débat dans le monde entier sur la censure et le poids trop important de ces réseaux sociaux. Sans prendre position, il faut tout de même savoir que le premier amendement de la Constitution américaine garantit la liberté d'expression. Vous pouvez donc vous y répandre en propos racistes ou homophobes, par exemple, mais il est écrit, noir sur blanc, que l'incitation à la violence reste interdite... Et c'est bien ici tout le coeur du problème. Cette incitation claire à la violence a fait une autre victime: le réseau social Parler. Relativement peu connu chez nous, il a été créé en 2018 par John Matze, un ingénieur-développeur de Las Vegas, grâce à la généreuse contribution de Rebekah Mercer, la fille du milliardaire américain Robert Mercer, patron du fonds Renaissance Technologies et grand contributeur à la campagne de Donald Trump. Parler, une espèce de clone de Twitter, s'est d'emblée positionné comme une appli free speech où tout pouvait se dire et s'écrire. Il est rapidement devenu très populaire auprès de la droite américaine. Au point de compter parmi les applis les plus téléchargées sur l'App Store ou Google Play Store. En raison des mêmes incitations à la violence qui y pullulaient, Parler vient d'être retiré des deux magasins en ligne. Amazon Web Services refuse désormais de l'héberger. Le réseau social a ainsi cessé d'exister. Sans doute temporairement...