Depuis quelques mois, Tesla a ouvert des stations de son réseau de Superchargeurs aux autres marques de voitures électriques. C'est le cas, pour l'heure, d'une petite trentaine de sites aux Pays-Bas, d'une dizaine en France, d'une quinzaine en Norvège.
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Depuis quelques mois, Tesla a ouvert des stations de son réseau de Superchargeurs aux autres marques de voitures électriques. C'est le cas, pour l'heure, d'une petite trentaine de sites aux Pays-Bas, d'une dizaine en France, d'une quinzaine en Norvège. Nous avons pu essayer une station aux Pays-Bas, à Rijswijk (La Haye), qui compte 14 bornes. La recharge a parfaitement fonctionné. Elle est commandée par l'application Tesla, qu'il faut télécharger avant d'y indiquer un moyen de paiement. Les bornes ne sont donc pas actuellement activables avec une carte d'accès (Chargemap, EDI, We Charge, Plugsurfing, etc.). Quand le véhicule est branché, la charge est déclenchée dès qu'on indique sur l'appli le numéro de la prise utilisée, qui est celle adoptée par la plupart des voitures électriques pour les charges rapides, en courant continu (Combo). Quant à la performance, elle est similaire à celles des autres bornes rapides (Ionity, Fastned, etc.). Le tarif appliqué à cette station était de 69 cents par kWh (début mars), un prix moyen pour une charge rapide (Fastned et Ionity tarifient respectivement 69 et 75 cents) mais plus élevé que celui demandé aux utilisateurs de voitures Tesla. Attention, un euro par minute est facturé en cas "d'occupation injustifiée" après que la charge a été achevée. Des frais qui sont toutefois annulés si le véhicule est déplacé dans les cinq minutes. Cette ouverture a été annoncée par Elon Musk l'été dernier. Jusqu'ici, Tesla réservait ses bornes aux seuls acheteurs de sa marque. L'américain est l'unique constructeur à avoir lancé son propre réseau de recharge rapide (150 kW et plus), pour ôter l'angoisse de la borne sur les longs trajets. Un maillage de plus en plus dense, qui dépasse les 3.000 stations dans le monde, dont plus de 700 en Europe, souvent à proximité d'un endroit pour boire un café ou manger. Pour les autres marques, les automobilistes doivent jongler avec plusieurs réseaux et des conditions différentes. L'accès aux bornes Tesla pourrait donc leur faciliter considérablement les longs trajets. L'ouverture de ce réseau se fait progressivement. Elle concerne pour l'heure toutes les bornes aux Pays-Bas, un petit tiers des bornes françaises (notamment à Valenciennes, sur le trajet Bruxelles-Paris) et des norvégiennes. Mais cela va évoluer. Les 15 stations belges ne sont certes pas encore ouvertes, mais les automobilistes belges et allemands "non-Tesla" peuvent déjà accéder à ces stations néerlandaises, françaises et norvégiennes. Ce développement est toutefois empreint de prudence. Il s'agit de ne pas perturber les clients Tesla, dont certains craignent de voir les stations perturbées ou saturées par cette nouvelle clientèle. Nous avons pu le constater lors de notre test à La Haye. Alors nous allions brancher la voiture, un automobiliste Tesla, chargeant à une borne voisine, est venu nous indiquer que nous devions nous placer autrement pour ne pas bloquer deux emplacements. La position des prises sur les voitures Tesla et des autres véhicules n'est en effet pas forcément la même. Tesla a installé sa prise sur l'aile arrière gauche, Celle de la Volkswagen ID. 3 que nous utilisions ce jour-là était positionnée sur l'aile arrière droite. Or, les bornes sont adaptées pour charger une Tesla, et les câbles sont courts. Il faut donc bien veiller à ne pas choisir par mégarde le câble qui dessert la place voisine. C'est sans doute le genre de petit inconvénient que Tesla souhaite examiner dans la phase pilote.