"Je suis très frustré quand je vois tous ces talents du monde de la tech qui quittent l'Europe parce qu'ils ne se sentent pas valorisés ici. Nous avons besoin de plus de 'super entreprises' qui placent la barre plus haut ", a indiqué Daniel Ek lors d'une conférence en ligne.
...

"Je suis très frustré quand je vois tous ces talents du monde de la tech qui quittent l'Europe parce qu'ils ne se sentent pas valorisés ici. Nous avons besoin de plus de 'super entreprises' qui placent la barre plus haut ", a indiqué Daniel Ek lors d'une conférence en ligne. Le CEO de l'entreprise suédoise sait de quoi il parle : Spotify est l'une des rares plateformes numériques européennes à s'être imposée au niveau mondial. Avec ses 299 millions d'utilisateurs, dont 138 millions d'utilisateurs payants, et ses 6,7 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2019, l'entreprise cotée en Bourse est devenue un poids lourd de la tech. Désormais, Daniel Ek veut "faire sa part" et contribuer à l'émergence de nouveaux projets révolutionnaires, ce qu'il appelle des moonshots. En clair, il veut emmener la tech européenne sur la Lune ! Il y a encore du boulot. D'après l'étude annuelle réalisée par le fonds d'investissement Atomico, les start-up européennes ont levé 29,4 milliards d'euros en 2019. C'est trois fois moins que les montants captés par les start-up américaines. A ce niveau-là, le chèque de Daniel Ek, qui promet de dépenser son milliard d'euros au cours des 10 prochaines années, n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan. Mais l'entrepreneur suédois mise sur sa personnalité, son engagement, son sens du marketing et son expérience pour attirer les projets les plus ambitieux, qui permettront à la tech européenne de s'envoler.