La Commission européenne présentera mardi à Strasbourg, en marge de la session du Parlement européen, plusieurs communications et un règlement sur la connectivité sécurisée et la gestion du trafic spatial. Ces propositions, qui doivent être endossées par les Etats membres et le Parlement européen, s'inscrivent dans l'élaboration de la "boussole stratégique" de l'UE. Elle doit permettre d'identifier les menaces et les vulnérabilités, de recenser les capacités et les insuffisances et de tester les partenariats dans le domaine de la Défense.

L'objectif de cette boussole, dont l'adoption est prévue en mars, est de "donner à l'Union européenne les capacités de réagir de manière autonome aux menaces", résume le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

Le lancement d'une constellation de satellites est la plus ambitieuse des propositions présentées mardi. Les premiers doivent être opérationnels en 2024 et l'objectif du projet est de fournir l'internet "partout, y compris dans les régions les plus reculées de l'UE et en Afrique", et, surtout de le "maintenir en cas de crash des infrastructures terrestres", a-t-on expliqué de source européenne. Le coût de cette constellation a été évalué entre 5 et 6 milliards d'euros par le commissaire au Marché intérieur, Thierry Breton. Un tiers sera financé par la Commission, un tiers par le secteur privé et le dernier tiers par les Etats membres.

Un avertissement a été donné pendant la pandémie, lorsque l'UE a demandé aux plateformes de réduire la puissance des vidéos pour permettre le télétravail. "L'UE doit être capable de maintenir l'internet en cas de problème de capacité ou d'attaque", a-t-on souligné de même source. L'UE veut également sécuriser ses communications et ne pas être prise de court par les projets développés par les Etats-Unis et la Chine. Des orbites sont déjà prises ainsi que des fréquences.

L'UE veut enfin surveiller le trafic dans l'espace "depuis l'espace" avec ces satellites. Le projet vient renforcer Galileo, le système de positionnement par satellite, et Copernicus, le système d'observation de la terre. Les Etats membres seront alors en mesure d'agir en cas de menace ou d'attaque contre leurs satellites.

La proposition de la Commission est la suite de l'exercice militaire spatial AsterX mené par la France en mars 2021. Le scénario était une attaque par un objet inconnu, qui se révélait être un satellite ennemi doté d'un bras articulé. Mené avec plusieurs pays alliés (Allemagne, Italie, Etats-Unis), "AsterX" a permis de tester l'analyse d'un objet inconnu, la modification en urgence de l'orbite d'un satellite et le brouillage d'un signal pour aveugler un appareil ennemi.

La Commission européenne présentera mardi à Strasbourg, en marge de la session du Parlement européen, plusieurs communications et un règlement sur la connectivité sécurisée et la gestion du trafic spatial. Ces propositions, qui doivent être endossées par les Etats membres et le Parlement européen, s'inscrivent dans l'élaboration de la "boussole stratégique" de l'UE. Elle doit permettre d'identifier les menaces et les vulnérabilités, de recenser les capacités et les insuffisances et de tester les partenariats dans le domaine de la Défense.L'objectif de cette boussole, dont l'adoption est prévue en mars, est de "donner à l'Union européenne les capacités de réagir de manière autonome aux menaces", résume le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell. Le lancement d'une constellation de satellites est la plus ambitieuse des propositions présentées mardi. Les premiers doivent être opérationnels en 2024 et l'objectif du projet est de fournir l'internet "partout, y compris dans les régions les plus reculées de l'UE et en Afrique", et, surtout de le "maintenir en cas de crash des infrastructures terrestres", a-t-on expliqué de source européenne. Le coût de cette constellation a été évalué entre 5 et 6 milliards d'euros par le commissaire au Marché intérieur, Thierry Breton. Un tiers sera financé par la Commission, un tiers par le secteur privé et le dernier tiers par les Etats membres.Un avertissement a été donné pendant la pandémie, lorsque l'UE a demandé aux plateformes de réduire la puissance des vidéos pour permettre le télétravail. "L'UE doit être capable de maintenir l'internet en cas de problème de capacité ou d'attaque", a-t-on souligné de même source. L'UE veut également sécuriser ses communications et ne pas être prise de court par les projets développés par les Etats-Unis et la Chine. Des orbites sont déjà prises ainsi que des fréquences.L'UE veut enfin surveiller le trafic dans l'espace "depuis l'espace" avec ces satellites. Le projet vient renforcer Galileo, le système de positionnement par satellite, et Copernicus, le système d'observation de la terre. Les Etats membres seront alors en mesure d'agir en cas de menace ou d'attaque contre leurs satellites.La proposition de la Commission est la suite de l'exercice militaire spatial AsterX mené par la France en mars 2021. Le scénario était une attaque par un objet inconnu, qui se révélait être un satellite ennemi doté d'un bras articulé. Mené avec plusieurs pays alliés (Allemagne, Italie, Etats-Unis), "AsterX" a permis de tester l'analyse d'un objet inconnu, la modification en urgence de l'orbite d'un satellite et le brouillage d'un signal pour aveugler un appareil ennemi.