Que ce soit à l'extérieur des villes ou encore plus dans les centres-villes, l'heure est à l'inquiétude, car le consommateur est devenu très volage. Que ce soit l'agence bancaire, la boutique télécom ou le supermarché, tout le monde est touché, la présence des consommateurs est plus clairsemée, le chaland se fait plus rare.

La faute aux sites d'e-commerce, aux écrans d'ordinateur, mais surtout aux smartphones et aux tablettes qui permettent aux consommateurs d'être plus infidèles que jamais. Cette infidélité s'explique par le fait que les nouveaux consommateurs sont mieux informés et plus opportunistes que jamais. Ils multiplient donc les allers-retours entre les magasins physiques et virtuels avec une seule règle: aller vers le plus offrant. Sans même s'en rendre compte, la plupart d'entre nous sont devenus des mercenaires du shopping.

Après des décennies de diktats, le consommateur a repris le pouvoir grâce au numérique

Ce n'est pas une mauvaise chose en soi: n'oublions pas que pendant des décennies, nous avons dû subir le marketing agressif et les diktats des industriels. Aujourd'hui, grâce au numérique, le consommateur a repris le pouvoir.

Évidemment dans le commerce, c'est la panique, comme l'écrivent avec justesse Philippe Escande et Sandrine Cassini (1). "Avec un consommateur connecté en permanence via son smartphone, les occasions de le séduire, mais aussi de le perdre, se sont démultipliées. L'heure est donc au zapping. Comme dans les journaux, par exemple, où le lecteur picore sur les réseaux sociaux, l'article qui l'intéresse, délaissant le reste. Comment lui vendre un journal, quand il préfère ne lire que quelques articles ? Comment le retenir sur une chaîne de télé, quand il peut sauter d'une vidéo à l'autre sur YouTube ? Et pour dire les choses platement: commet l'attirer chez soi, quand la concurrence se trouve à un clic seulement ?".

On peut donc dire aujourd'hui qu'une véritable guerre a commencé pour retenir le consommateur zappeur !

(1) Bienvenue dans le capitalisme 3.0, éditions Albin Michel

Que ce soit à l'extérieur des villes ou encore plus dans les centres-villes, l'heure est à l'inquiétude, car le consommateur est devenu très volage. Que ce soit l'agence bancaire, la boutique télécom ou le supermarché, tout le monde est touché, la présence des consommateurs est plus clairsemée, le chaland se fait plus rare.La faute aux sites d'e-commerce, aux écrans d'ordinateur, mais surtout aux smartphones et aux tablettes qui permettent aux consommateurs d'être plus infidèles que jamais. Cette infidélité s'explique par le fait que les nouveaux consommateurs sont mieux informés et plus opportunistes que jamais. Ils multiplient donc les allers-retours entre les magasins physiques et virtuels avec une seule règle: aller vers le plus offrant. Sans même s'en rendre compte, la plupart d'entre nous sont devenus des mercenaires du shopping.Ce n'est pas une mauvaise chose en soi: n'oublions pas que pendant des décennies, nous avons dû subir le marketing agressif et les diktats des industriels. Aujourd'hui, grâce au numérique, le consommateur a repris le pouvoir.Évidemment dans le commerce, c'est la panique, comme l'écrivent avec justesse Philippe Escande et Sandrine Cassini (1). "Avec un consommateur connecté en permanence via son smartphone, les occasions de le séduire, mais aussi de le perdre, se sont démultipliées. L'heure est donc au zapping. Comme dans les journaux, par exemple, où le lecteur picore sur les réseaux sociaux, l'article qui l'intéresse, délaissant le reste. Comment lui vendre un journal, quand il préfère ne lire que quelques articles ? Comment le retenir sur une chaîne de télé, quand il peut sauter d'une vidéo à l'autre sur YouTube ? Et pour dire les choses platement: commet l'attirer chez soi, quand la concurrence se trouve à un clic seulement ?".On peut donc dire aujourd'hui qu'une véritable guerre a commencé pour retenir le consommateur zappeur !(1) Bienvenue dans le capitalisme 3.0, éditions Albin Michel