Bien avant que le Covid-19 ne rende le port du masque obligatoire dans nos contrées, des sociétés comme AirPop étaient déjà actives dans le domaine, proposant des masques de protection de qualité médicale à l'échelle du consommateur. Le cofondateur d'AirPop, l'Américain Chris Hosmer, a créé la société en 2015 alors qu'il vivait en Chine. "À l'époque, j'avais découvert que ma fille de deux ans souffrait d'une maladie respiratoire aiguë, causée par la pollution de l'air environnant ". Depuis, l'entreprise a développé une gamme complète de masques pour les enfants et les adultes, fabriqués dans des tissus high-tech avec des filtres brevetés et amovibles qui permettent une filtration bidirec...

Bien avant que le Covid-19 ne rende le port du masque obligatoire dans nos contrées, des sociétés comme AirPop étaient déjà actives dans le domaine, proposant des masques de protection de qualité médicale à l'échelle du consommateur. Le cofondateur d'AirPop, l'Américain Chris Hosmer, a créé la société en 2015 alors qu'il vivait en Chine. "À l'époque, j'avais découvert que ma fille de deux ans souffrait d'une maladie respiratoire aiguë, causée par la pollution de l'air environnant ". Depuis, l'entreprise a développé une gamme complète de masques pour les enfants et les adultes, fabriqués dans des tissus high-tech avec des filtres brevetés et amovibles qui permettent une filtration bidirectionnelle à plus de 99 % de toutes les particules PM 0,3 - y compris la poussière, les allergènes, les particules ultrafines et microbiennes. Suivre sa santé respiratoireÀ l'occasion de l'édition 2021 du CES (Consumer Electronics Show), la très influente vitrine technologique de Las Vegas, AirPop a dévoilé son "Active+ Halo Smart Mask", présenté comme le "premier masque 'Air Wearable' intelligent au monde". A l'instar des montres intelligentes, le masque va au-delà de sa fonction initiale. Il permet de suivre les données relatives à la qualité de l'air que vous respirez, indique les polluants qu'il a bloqués et le moment où il faut changer le filtre. En mode actif, il analyse également la qualité et le rythme de votre respiration. Son filtrage est bien évidemment efficace contre le coronavirus, mais plus généralement contre toutes les pollutions.Comment ça fonctionne ?Formé à partir d'une seule pièce de tissu - sans points ni coutures -, le masque est livré avec 4 filtres étanches à 360° qui doivent être remplacés au bout de 40 heures d'utilisation. La pièce maîtresse est un petit capteur, le Halo, qui se connecte aux appareils Android ou iOS via Bluetooth. Rapidement couplé à une appli, le capteur permet de suivre vos schémas et habitudes de respiration : il analyse le volume d'air inspiré et expiré, ainsi que la fréquence et le rythme de vos respirations, par minute et par nombre de pas. Une fonctionnalité somme toute accessoire pour le commun des mortels, mais très pratique dans le cadre d'une activité sportive. La force de l'outil est qu'il permet de corréler ces données à la qualité de l'air ambiant, grâce à votre géolocalisation, et d'indiquer en temps réel à quels polluants vous êtes exposé. Pour l'heure, l'application AirPop indique dans le détail le nombre de particules fines (PM 2,5 et PM 10) filtrées, et le taux d'exposition à l'ozone (O3), au monoxyde de carbone (CO), au dioxyde d'azote (NO2, émis par les véhicules et l'industrie) et au dioxyde de soufre (SO2, un gaz toxique particulièrement irritant). Au bout de quelques heures d'utilisation, l'application AirPop compare la qualité de l'air ainsi filtré au nombre de cigarettes que représente le degré de pollution auquel vous avez été exposé. Reste une limite de jeunesse : le capteur ne permet pas encore d'analyser les bactéries et les virus filtrés. "Nous investissons beaucoup dans la recherche et le développement, confie Chris Hosmer, et à l'avenir, le capteur Halo pourra indiquer la nature exacte des bactéries qui sont bloquées. La technologie existe, mais personne n'est encore parvenu à la réduire à la taille d'une pièce de monnaie comme notre capteur." Rafal Naczyk