Le gouvernement et la Commission européenne travaillent dur pour stimuler les consommateurs à adopter des comportements d'achat écologiques. Une économie circulaire est favorable tant à notre balance commerciale qu'aux accords climatiques. Une machine à laver qui dure vingt ans est 40% plus économe en énergie que quatre machines qui durent 5 ans, ressort-il d'une étude de l'agence environnementale allem...

Le gouvernement et la Commission européenne travaillent dur pour stimuler les consommateurs à adopter des comportements d'achat écologiques. Une économie circulaire est favorable tant à notre balance commerciale qu'aux accords climatiques. Une machine à laver qui dure vingt ans est 40% plus économe en énergie que quatre machines qui durent 5 ans, ressort-il d'une étude de l'agence environnementale allemande. Un tel achat, il y a moyen de le stimuler par des certificats de durabilité et des périodes de garantie plus longues.Apple a démontré la semaine dernière que d'autres forces sont à l'oeuvre lorsque des logiciels sont en jeu. Le géant tire à l'évidence avantage de sa décision de ne plus prévoir de compatibilité 32 bits pour ses nouveaux produits et de rendre ainsi, selon les estimations, 200.000 apps inutilisables sur son hardware. Par la suppression de la transformation en 32-bits, il y a une diminution du nombre de transistors nécessaires dans ses processeurs, ce qui permet de libérer de la capacité de mémoire. Ses développeurs de logiciels n'ont plus à tenir compte des reliquats du passé. Apple peut même espérer que cette mesure stimule encore un peu plus la génération suivante d'iPhones et d'iPads.L'analyse de notre SPF Economie n'a pas de réponse à ce type d'obsolescence programmée. Les inconvénients semblent se situer entièrement du côté du client. Apple s'offre un free lunch.Ou peut-être pas ? Ce que cette mesure ne fait pas, c'est renforcer la confiance dans Apple. Intel fabrique depuis déjà plus de 12 ans des processeurs 64-bits qui sont rétrocompatibles. Cela ne semble pas être un problème. Apple démontre au travers de son action que dans ses relations avec les clients et partenaires, il n'y a qu'une seule partie qui compte: Apple. Pour une société mono-produit qui doit d'urgence développer de nouveaux marchés, c'est un risque. En effet, voudriez-vous d'une voiture dont le fabricant considère qu'elle aura bien assez roulé après quatre ans ?