Le fabricant chinois espère frapper un grand coup avec son nouveau smartphone haut de gamme. Huawei a choisi Paris pour présenter le P30, la dernière évolution de sa gamme premium. La majeure partie de la présentation s'est attardée sur les avancées techniques de son appareil photo, toujours réalisé en partenariat avec la marque Leica.
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Le fabricant chinois espère frapper un grand coup avec son nouveau smartphone haut de gamme. Huawei a choisi Paris pour présenter le P30, la dernière évolution de sa gamme premium. La majeure partie de la présentation s'est attardée sur les avancées techniques de son appareil photo, toujours réalisé en partenariat avec la marque Leica. A Paris, nous avons rencontré Allen Yao, responsable de la division consommateurs de Huawei en Belgique et au Luxembourg. En poste depuis un an et demi après un long passage en Grande-Bretagne, le patron compte poursuivre la stratégie conquérante de la marque chinoise, qui est devenue numéro deux du marché belge en quelques années à peine. Quelles sont les principales avancées que Huawei a intégrées dans ce nouveau smartphone ?Nous avons travaillé énormément sur la qualité de l'appareil-photo. Le P30 est le seul smartphone à proposer un zoom d'une telle qualité, avec une possibilité de zoomer numériquement jusqu'à 50 fois. Cela permet de faire de très bonnes photos lors de matchs de foot par exemple. Nous avons également amélioré l'appareil-photo afin d'intégrer un très grand angle, mais aussi de rendre les clichés possibles dans des conditions très peu lumineuses. Quels sont vos objectifs sur le marché belge du smartphone ?Actuellement, nous sommes numéro deux en termes de volumes de ventes (NDLR derrière Samsung), avec environ 20 % de parts de marché. Notre objectif est de devenir numéro un d'ici deux ans. Pour cela, nous devons dépasser les 30 % de parts de marché. Quelle est votre stratégie pour y arriver ?Tout d'abord, nous allons continuer à investir massivement dans nos produits. Si nous apportons chaque année des innovations, c'est parce que Huawei est dans le top 5 mondial des entreprises qui investissent le plus en recherche & développement. Chaque année, nous consacrons entre 15 et 20 % de notre chiffre d'affaires global à la R&D. Rien qu'en Belgique, près de 200 personnes travaillent dans notre département R&D. Deuxièmement, nous continuerons à nous focaliser sur le marché belge avec une équipe locale forte. Nous sommes présents depuis quinze ans en Belgique, tout d'abord via nos activités d'équipementier pour les opérateurs télécoms, ensuite via les ventes de nos appareils connectés, notamment nos smartphones. Au fil du temps, nous avons appris à mieux connaître le marché belge.Quelles sont les spécificités de notre marché ?C'est un marché très traditionnel. Contrairement aux Pays-Bas par exemple, les ventes en ligne ne sont pas très développées. Les ventes en magasin restent très importantes. Nous investissons donc dans des relations fortes avec les chaines spécialisées comme Mediamarkt, Vanden Borre ou la Fnac, mais aussi avec les opérateurs et leurs boutiques. Dans tous les magasins, nous développons des espaces dédiés à nos produits premium. C'est important pour notre image de marque.Les Etats-Unis accusent Huawei de pratiques d'espionnage, que votre entreprise conteste. Cette situation affecte-t-elle vos activités ?Pas du tout. Cela n'a aucune influence sur notre business. L'Europe est notre deuxième marché après la Chine. Nous sommes présents dans 170 pays dans le monde. Partout, nous voulons proposer les meilleurs produits possibles. Rien n'a changé, nous restons sur cette stratégie.Xiaomi débarque cette semaine en Belgique. Avez-vous peur de cette nouvelle concurrence, venant d'un autre fabricant chinois ?Je n'ai pas fait une analyse spécifique de la stratégie de Xiaomi. Mais cette concurrence ne nous fait pas peur. Nous sommes focalisés sur notre propre business. Pour réussir, Xiaomi aura besoin de temps et devra s'appuyer sur des équipes locales fortes pour comprendre le marché belge, comme nous l'avons fait.