Les enfants qui grandissent dans un environnement avec davantage d'espaces verts présentent moins de problèmes de comportement, peuvent mieux se concentrer et se montrent moins agressifs, commente Esmée Bijnens, chercheuse aux universités de Gand et de Hasselt, après avoir suivi l'évolution intellectuelle de 600 jumeaux âgés d...

Les enfants qui grandissent dans un environnement avec davantage d'espaces verts présentent moins de problèmes de comportement, peuvent mieux se concentrer et se montrent moins agressifs, commente Esmée Bijnens, chercheuse aux universités de Gand et de Hasselt, après avoir suivi l'évolution intellectuelle de 600 jumeaux âgés de 8 à 15 ans, originaires de Flandre-Orientale. La présence proche d'un parc permet également aux enfants de moins souffrir de la chaleur et de pratiquer une activité physique plus intense. Cette recherche a pu être menée à bien grâce au Fonds de soutien Marguerite Delacroix constitué fin des années 1980 en souvenir de cette jeune fille emportée par la scarlatine à l'âge de 13 ans. Pour expliquer cet écart de quotient intellectuel (QI), Esmée Bijnens évoque une pollution de l'air moins importante. Même si les différences sont insignifiantes au niveau individuel, une augmentation des espaces verts est donc susceptible de tirer vers le haut le QI moyen de la population. D'après le professeur Tim Nawrot de l'université de Hasselt, cette étude prouve bien que dans les villes, des espaces verts peuvent faire la différence collectivement. Les urbanistes devraient en tenir compte. Cette étude vient en outre en confirmer d'autres qui, toutes, ont montré les effets bénéfiques d'un environnement arboré sur la mémoire, le comportement ou l'hyperactivité des enfants. L'effet de pareil environnement sur les capacités cognitives des adultes fait par ailleurs actuellement l'objet d'une autre étude menée par Milieu & Gezondheid (Environnement & Santé) auprès de 400 adultes disséminés à travers la Flandre.