"Le risque de récession augmente" dans l'UE, en raison notamment de la flambée des prix de l'énergie sur fond de guerre en Ukraine, a déclaré mercredi le commissaire européen à l'Economie, Paolo Gentiloni. "Nous pourrions bien nous diriger vers l'un des hivers les plus difficiles depuis des générations", a-t-il averti, dans un discours à Bruxelles.

"Un certain nombre de signaux d'alarme clignotent au rouge: les prix de l'énergie ont battu de nouveaux records, l'inflation a continué à grimper, le climat économique se détériore. Et la guerre russe continue", a-t-il dit.

Les cours du gaz s'élevaient fin août à 15 fois leur niveau d'avant la pandémie de Covid-19 et à près du double de leur niveau de juillet, quand la Commission européenne a publié ses dernières prévisions économiques, a souligné M. Gentiloni, qui s'exprimait lors d'une conférence du centre de réflexion Bruegel, en plein bras de fer entre Européens et Russes sur les livraisons de gaz.

"Les perspectives dépendent essentiellement de l'évolution des marchés de l'énergie: elles se dégraderaient nettement par rapport à notre scénario de référence en cas d'interruption complète de l'approvisionnement en gaz russe", a-t-il prévenu. L'exécutif européen avait annoncé le 14 juillet des prévisions pour la zone euro de 2,6% de croissance du produit intérieur brut (PIB) en 2022 et de 1,4% en 2023. Ces chiffres avaient déjà été abaissés par rapport à des anticipations précédentes de respectivement 2,7% et 2,3%.

M. Gentiloni a rappelé que l'inflation avait battu un nouveau record dans la zone euro en août, à 9,1%. Le commissaire à l'Economie a également cité l'indice PMI qui a signalé une contraction de l'activité en août, pour le deuxième mois consécutif, dans les 19 pays partageant la monnaie unique.

"Les conditions de financement se resserrent à la fois en Europe et dans le monde. L'euro a chuté sous la parité avec le dollar pour la première fois en 20 ans et les développements aux Etats-Unis et en Chine montrent que la demande extérieure restera faible", a-t-il insisté. "Et pourtant, tout n'est pas si sombre", a nuancé M. Gentiloni, en pointant le fait que la croissance avait été plus élevée que prévu en début d'année.

L'office européen des statistiques (Eurostat) a revu mercredi en hausse les chiffres de croissance des premier et deuxième trimestres, à respectivement 0,7% et 0,8% dans la zone euro.

"Les marchés du travail sont très performants. Les niveaux d'emploi dans l'UE ont continué à augmenter au deuxième trimestre (+0,4%). Le taux de chômage a encore diminué et s'est établi en juillet à un niveau historiquement bas de 6,0%", a relevé M. Gentiloni.

"Et les perturbations de la chaîne d'approvisionnement s'atténuent, la congestion des ports aux États-Unis et en Chine ayant considérablement diminué. Ces évolutions réduiront les pressions inflationnistes, de sorte que l'inflation pourrait avoir atteint son pic", a-t-il ajouté.

"Le risque de récession augmente" dans l'UE, en raison notamment de la flambée des prix de l'énergie sur fond de guerre en Ukraine, a déclaré mercredi le commissaire européen à l'Economie, Paolo Gentiloni. "Nous pourrions bien nous diriger vers l'un des hivers les plus difficiles depuis des générations", a-t-il averti, dans un discours à Bruxelles."Un certain nombre de signaux d'alarme clignotent au rouge: les prix de l'énergie ont battu de nouveaux records, l'inflation a continué à grimper, le climat économique se détériore. Et la guerre russe continue", a-t-il dit.Les cours du gaz s'élevaient fin août à 15 fois leur niveau d'avant la pandémie de Covid-19 et à près du double de leur niveau de juillet, quand la Commission européenne a publié ses dernières prévisions économiques, a souligné M. Gentiloni, qui s'exprimait lors d'une conférence du centre de réflexion Bruegel, en plein bras de fer entre Européens et Russes sur les livraisons de gaz."Les perspectives dépendent essentiellement de l'évolution des marchés de l'énergie: elles se dégraderaient nettement par rapport à notre scénario de référence en cas d'interruption complète de l'approvisionnement en gaz russe", a-t-il prévenu. L'exécutif européen avait annoncé le 14 juillet des prévisions pour la zone euro de 2,6% de croissance du produit intérieur brut (PIB) en 2022 et de 1,4% en 2023. Ces chiffres avaient déjà été abaissés par rapport à des anticipations précédentes de respectivement 2,7% et 2,3%.M. Gentiloni a rappelé que l'inflation avait battu un nouveau record dans la zone euro en août, à 9,1%. Le commissaire à l'Economie a également cité l'indice PMI qui a signalé une contraction de l'activité en août, pour le deuxième mois consécutif, dans les 19 pays partageant la monnaie unique. "Les conditions de financement se resserrent à la fois en Europe et dans le monde. L'euro a chuté sous la parité avec le dollar pour la première fois en 20 ans et les développements aux Etats-Unis et en Chine montrent que la demande extérieure restera faible", a-t-il insisté. "Et pourtant, tout n'est pas si sombre", a nuancé M. Gentiloni, en pointant le fait que la croissance avait été plus élevée que prévu en début d'année.L'office européen des statistiques (Eurostat) a revu mercredi en hausse les chiffres de croissance des premier et deuxième trimestres, à respectivement 0,7% et 0,8% dans la zone euro."Les marchés du travail sont très performants. Les niveaux d'emploi dans l'UE ont continué à augmenter au deuxième trimestre (+0,4%). Le taux de chômage a encore diminué et s'est établi en juillet à un niveau historiquement bas de 6,0%", a relevé M. Gentiloni."Et les perturbations de la chaîne d'approvisionnement s'atténuent, la congestion des ports aux États-Unis et en Chine ayant considérablement diminué. Ces évolutions réduiront les pressions inflationnistes, de sorte que l'inflation pourrait avoir atteint son pic", a-t-il ajouté.