La détermination de la valeur de l'entreprise permet aux membres de la famille qui souhaitent quitter le navire d'obtenir un prix de rachat correct. L'un des pièges dans lesquels on peut tomber lors d'une évaluation est celui des normalisations, et il peut être à l'origine de bien des surprises. Dans le contexte des entreprises familiales, il existe un certain nombre de scénarios qui peuvent donner une image différente de celle à laquelle on pourrait s'attendre sur la base des bénéfices.

Premier scenario

Citons un premier scénario dans lequel la famille a accumulé un beau pactole au fil des ans. Les fonds propres sont élevés, ce qui est dû à une rémunération limitée de la direction familiale ou à une politique de dividendes sobre. Ces fonds propres correspondent-ils à la valeur minimale à laquelle vous pouvez vous attendre? Pas nécessairement: il peut même s'agir de la valeur maximale, dans certains cas. Une entreprise peut avoir prévu trop peu de provisions pour les pensions, par exemple. Le repreneur d'une entreprise surcapitalisée n'a pas toujours besoin non plus d'avoir des millions sur le compte en banque. En scindant l'immobilier à temps, on réduit les risques liés au transfert sans subir d'inconvénient de nature fiscale et on facilite ce transfert sur le plan fiscal et juridique.

Par ailleurs, une entreprise familiale peut avoir de bonnes raisons de maintenir la rémunération des managers familiaux à un niveau bas. Ces rémunérations constituent une normalisation importante dans le cadre d'une valorisation. Une évaluation indépendante permettra de comparer la rémunération moyenne des exercices précédents avec celle du marché et prendra en compte la différence comme un coût supplémentaire. Il en va de même pour les tâches non rémunérées, par exemple celles effectuées par un conjoint aidant. Ce sont des coûts qui doivent être supportés si la famille souhaite attribuer ces tâches à un nouveau membre du personnel.

Constante evolution

Il importe également de prendre en considération la différence entre le reporting fiscal et le reporting opérationnel. Pensez à l'évaluation des stocks, aux investissements qu'une PME familiale amortit trop rapidement ou aux pertes reportées. Il en va de même pour les frais privés supportés par l'entreprise qui permettent une optimisation fiscale, mais qui peuvent fausser la valeur réelle de l'entreprise.

En outre, il est essentiel de bien faire la distinction entre la rémunération en tant qu'actionnaire et la rémunération en tant que manager, qui sont deux choses différentes. Un actionnaire minoritaire doit également prendre en considération le fait qu'on estime souvent que la valeur d'une participation minoritaire est "inférieure" à celle de l'ensemble, compte tenu de sa négociabilité plus réduite et du pouvoir de décision. Ceci étant, la participation peut permettre à un autre actionnaire d'obtenir une participation majoritaire qui aura alors une valeur supérieure.

Un dernier écueil: n'oubliez pas que la valeur d'une entreprise est en constante évolution. Si l'ebitda est resté stable depuis le dernier rachat d'un membre de la famille, tel n'est pas automatiquement le cas pour la valeur de l'entreprise. L'endettement et la trésorerie évoluent également et c'est la trésorerie qui détermine dans quelle mesure vous pouvez investir et jusqu'à quel point vous pouvez encore croître.

Il s'agit là d'éléments que vous devez analyser du point de vue d'un membre de la famille qui souhaite vendre ou d'un investisseur externe. Une évaluation indépendante est primordiale pour qu'en tant que famille, vous ne vous mépreniez pas quant à ces facteurs, qui peuvent intuitivement paraître sans influence, mais qui peuvent au final s'avérer déterminants pour la valeur effective de votre entreprise.

La détermination de la valeur de l'entreprise permet aux membres de la famille qui souhaitent quitter le navire d'obtenir un prix de rachat correct. L'un des pièges dans lesquels on peut tomber lors d'une évaluation est celui des normalisations, et il peut être à l'origine de bien des surprises. Dans le contexte des entreprises familiales, il existe un certain nombre de scénarios qui peuvent donner une image différente de celle à laquelle on pourrait s'attendre sur la base des bénéfices.Citons un premier scénario dans lequel la famille a accumulé un beau pactole au fil des ans. Les fonds propres sont élevés, ce qui est dû à une rémunération limitée de la direction familiale ou à une politique de dividendes sobre. Ces fonds propres correspondent-ils à la valeur minimale à laquelle vous pouvez vous attendre? Pas nécessairement: il peut même s'agir de la valeur maximale, dans certains cas. Une entreprise peut avoir prévu trop peu de provisions pour les pensions, par exemple. Le repreneur d'une entreprise surcapitalisée n'a pas toujours besoin non plus d'avoir des millions sur le compte en banque. En scindant l'immobilier à temps, on réduit les risques liés au transfert sans subir d'inconvénient de nature fiscale et on facilite ce transfert sur le plan fiscal et juridique.Par ailleurs, une entreprise familiale peut avoir de bonnes raisons de maintenir la rémunération des managers familiaux à un niveau bas. Ces rémunérations constituent une normalisation importante dans le cadre d'une valorisation. Une évaluation indépendante permettra de comparer la rémunération moyenne des exercices précédents avec celle du marché et prendra en compte la différence comme un coût supplémentaire. Il en va de même pour les tâches non rémunérées, par exemple celles effectuées par un conjoint aidant. Ce sont des coûts qui doivent être supportés si la famille souhaite attribuer ces tâches à un nouveau membre du personnel.Il importe également de prendre en considération la différence entre le reporting fiscal et le reporting opérationnel. Pensez à l'évaluation des stocks, aux investissements qu'une PME familiale amortit trop rapidement ou aux pertes reportées. Il en va de même pour les frais privés supportés par l'entreprise qui permettent une optimisation fiscale, mais qui peuvent fausser la valeur réelle de l'entreprise.En outre, il est essentiel de bien faire la distinction entre la rémunération en tant qu'actionnaire et la rémunération en tant que manager, qui sont deux choses différentes. Un actionnaire minoritaire doit également prendre en considération le fait qu'on estime souvent que la valeur d'une participation minoritaire est "inférieure" à celle de l'ensemble, compte tenu de sa négociabilité plus réduite et du pouvoir de décision. Ceci étant, la participation peut permettre à un autre actionnaire d'obtenir une participation majoritaire qui aura alors une valeur supérieure.Un dernier écueil: n'oubliez pas que la valeur d'une entreprise est en constante évolution. Si l'ebitda est resté stable depuis le dernier rachat d'un membre de la famille, tel n'est pas automatiquement le cas pour la valeur de l'entreprise. L'endettement et la trésorerie évoluent également et c'est la trésorerie qui détermine dans quelle mesure vous pouvez investir et jusqu'à quel point vous pouvez encore croître.Il s'agit là d'éléments que vous devez analyser du point de vue d'un membre de la famille qui souhaite vendre ou d'un investisseur externe. Une évaluation indépendante est primordiale pour qu'en tant que famille, vous ne vous mépreniez pas quant à ces facteurs, qui peuvent intuitivement paraître sans influence, mais qui peuvent au final s'avérer déterminants pour la valeur effective de votre entreprise.