Les actionnaires familiaux belges et brésiliens du leader du marché brassicole ont acquis ces cinq dernières années plus de 12,4 millions d'actions. Un signal qui montre qu'ils croient en l'entreprise. Cela n'a pas empêché l'action de reculer. Alors que son cours atteignait en 2015 plus de 124 euros, il oscille aujourd'hui autour de 73 euros.

Entre 2008 et 2013, les familles ont cédé des actions. Ces transactions ont alimenté toutes sortes de spéculations, mais la raison en était relativement simple. L'acquisition du numéro un du marché américain Anheuser-Busch à l'automne 2008 a nécessité une augmentation de capital. Les familles ont payé 4 milliards sur les 6,37 milliards d'euros que coûtait la reprise. Les prêts qu'ils avaient contractés à cet effet ont été remboursés les années suivantes, entre autres grâce au produit de la vente d'actions. En 2014, les emprunts étaient soldés.

Mariage jusqu'en 2034

À partir de 2015, des actions ont à nouveau pu être acquises. Les actionnaires familiaux belges ont par exemple donné leur feu vert à l'achat de 11 millions d'actions au cours des cinq années suivantes.

Malgré le nombre croissant d'actions, la participation dans le brasseur mondial est en baisse. Cette situation découle de l'absorption du numéro deux mondial SABMiller à l'automne 2016. À cet égard, 326 millions de nouvelles actions ont notamment été émises et remises aux anciens propriétaires de SABMiller.

Les familles belges et brésiliennes souhaitent néanmoins conserver encore longtemps leur pouvoir de contrôle conjoint. Leur convention d'actionnaires s'étend jusqu'en 2034. Huit des quinze membres du conseil d'administration sont des descendants des familles. Les familles belges détiennent ensemble plus de 466 millions d'actions, soit une participation de 23,1%.

Traduction : virginie·dupont·sprl