Comme le prouve Gillion Construct, centenaire cette année, il n'y pas d'âge pour décrocher le titre de Gazelle.

Pendant des décennies, cet acteur bruxellois de construction a opéré principalement en tant qu'entrepreneur de classe huit (la plus haute catégorie avec des projets d'une valeur de 5,33 millions d'euros et plus, Ndlr) dans le segment du marché public. L'entreprise familiale a énormément contribué au prestige architectural de Bruxelles. Songez au Résidence Palace, à l'hôtel Plaza mais aussi à l'Institut national de la radio (INR) de la place Flagey à Ixelles.

Mais du fait de l'ouverture du marché européen notamment, la concurrence dans le segment des grands chantiers publics s'est intensifiée. En 2013, la direction de Gillion Construct a donc redéfini sa stratégie. "Nous sommes assez vite arrivés à la conclusion que pour survivre, il devenait urgent d'accroître notre échelle. Nous avons donc changé notre fusil d'épaule et nous sommes lancés sur le marché privé, explique Xavier Radelet, directeur général de Gillion Construct. Nous avons également élargi notre rayon d'action. Par exemple à Andenne ou à Brugelette, pour le parc Pairi Daiza."

Pionnier écologique

L'entreprise a embauché une trentaine de personnes et revu sa structure organisationnelle. "La conquête du marché privé s'est déroulée assez facilement. Les nouveaux clients nous ont directement fait confiance", confie Xavier Radelet. Un changement de stratégie qui, en tout cas, a eu un impact direct sur le chiffre d'affaires. Celui-ci a doublé, passant de 16 à 38 millions d'euros entre 2013 et 2017, dont la moitié pour des chantiers privés.

Mais les changements récents qu'a connus tout le secteur de la construction ont également influencé la société. Priorité est en effet aujourd'hui donnée aux performances énergétiques et au réemploi des matériaux. "Dans le domaine des techniques de construction écologique, Gillion Construct fait figure de pionnier, clame Xavier Radelet. Nous comptons déjà plusieurs années d'expérience pour ce qui est des technologies innovantes dans le domaine des bâtiments passifs et basse énergie."

Reste un petit souci, celui de la pénurie de main-d'oeuvre, qui devient problématique. Confirmation avec Xavier Radelet. "La guerre des talents fait rage dans notre secteur. Malgré cela, nous restons fidèles à notre philosophie qui consiste à travailler le plus possible avec nos propres équipes."

Famille préservée

René Gillion avait jeté les fondations de l'entreprise familiale il y a 100 ans très exactement. Au départ, elle était spécialisée dans les constructions en béton armé. Dix ans plus tard, son fils Fernand prenait la relève. Il stimulait la croissance de l'entreprise et créait une filiale au Congo. Après la Seconde Guerre mondiale, c'est la troisième génération qui élargissait encore le spectre des activités : Gillion Construct se lançait dans les travaux publics comme la construction de routes et le génie civil, bâtissait des hôpitaux, des usines, des stations de métro, etc.

Aujourd'hui, l'entreprise familiale est dirigée par la quatrième génération, composée de trois neveux : Philippe et Rodrigue Gillion, et Amaury de Mérode. "Tous trois sont très impliqués dans la direction de l'entreprise, précise Xavier Radelet. Ils se réunissent au moins une fois par semaine. La question de la succession ne se pose pas encore. Mais une chose est sûre : le but est de préserver coûte que coûte le caractère familial de l'entreprise. Vu la solidité des actionnaires, le financement de la croissance ne pose aucun problème."

Comme le prouve Gillion Construct, centenaire cette année, il n'y pas d'âge pour décrocher le titre de Gazelle. Pendant des décennies, cet acteur bruxellois de construction a opéré principalement en tant qu'entrepreneur de classe huit (la plus haute catégorie avec des projets d'une valeur de 5,33 millions d'euros et plus, Ndlr) dans le segment du marché public. L'entreprise familiale a énormément contribué au prestige architectural de Bruxelles. Songez au Résidence Palace, à l'hôtel Plaza mais aussi à l'Institut national de la radio (INR) de la place Flagey à Ixelles.Mais du fait de l'ouverture du marché européen notamment, la concurrence dans le segment des grands chantiers publics s'est intensifiée. En 2013, la direction de Gillion Construct a donc redéfini sa stratégie. "Nous sommes assez vite arrivés à la conclusion que pour survivre, il devenait urgent d'accroître notre échelle. Nous avons donc changé notre fusil d'épaule et nous sommes lancés sur le marché privé, explique Xavier Radelet, directeur général de Gillion Construct. Nous avons également élargi notre rayon d'action. Par exemple à Andenne ou à Brugelette, pour le parc Pairi Daiza."Pionnier écologiqueL'entreprise a embauché une trentaine de personnes et revu sa structure organisationnelle. "La conquête du marché privé s'est déroulée assez facilement. Les nouveaux clients nous ont directement fait confiance", confie Xavier Radelet. Un changement de stratégie qui, en tout cas, a eu un impact direct sur le chiffre d'affaires. Celui-ci a doublé, passant de 16 à 38 millions d'euros entre 2013 et 2017, dont la moitié pour des chantiers privés.Mais les changements récents qu'a connus tout le secteur de la construction ont également influencé la société. Priorité est en effet aujourd'hui donnée aux performances énergétiques et au réemploi des matériaux. "Dans le domaine des techniques de construction écologique, Gillion Construct fait figure de pionnier, clame Xavier Radelet. Nous comptons déjà plusieurs années d'expérience pour ce qui est des technologies innovantes dans le domaine des bâtiments passifs et basse énergie."Reste un petit souci, celui de la pénurie de main-d'oeuvre, qui devient problématique. Confirmation avec Xavier Radelet. "La guerre des talents fait rage dans notre secteur. Malgré cela, nous restons fidèles à notre philosophie qui consiste à travailler le plus possible avec nos propres équipes."Famille préservéeRené Gillion avait jeté les fondations de l'entreprise familiale il y a 100 ans très exactement. Au départ, elle était spécialisée dans les constructions en béton armé. Dix ans plus tard, son fils Fernand prenait la relève. Il stimulait la croissance de l'entreprise et créait une filiale au Congo. Après la Seconde Guerre mondiale, c'est la troisième génération qui élargissait encore le spectre des activités : Gillion Construct se lançait dans les travaux publics comme la construction de routes et le génie civil, bâtissait des hôpitaux, des usines, des stations de métro, etc.Aujourd'hui, l'entreprise familiale est dirigée par la quatrième génération, composée de trois neveux : Philippe et Rodrigue Gillion, et Amaury de Mérode. "Tous trois sont très impliqués dans la direction de l'entreprise, précise Xavier Radelet. Ils se réunissent au moins une fois par semaine. La question de la succession ne se pose pas encore. Mais une chose est sûre : le but est de préserver coûte que coûte le caractère familial de l'entreprise. Vu la solidité des actionnaires, le financement de la croissance ne pose aucun problème."