Ouverte au 1er février, l'exposition qui regroupait 120 oeuvres de prix a fermé ses portes quelques semaines plus tard pour cause de confinement. S'estimant correctement assurée pour cet "accident", la Ville avait re...

Ouverte au 1er février, l'exposition qui regroupait 120 oeuvres de prix a fermé ses portes quelques semaines plus tard pour cause de confinement. S'estimant correctement assurée pour cet "accident", la Ville avait remboursé pour trois millions d'euros environ les tickets d'entrée devenus inutilisables. Une assurance annulation couvrant le risque de pandémie avait en effet été souscrite pour 850.000 euros mais, selon les autorités de la ville, l'assureur refuse toute intervention au motif que la fermeture de l'exposition n'était pas nécessaire... L'exposition était pourtant impossible à prolonger dans la mesure où la plupart des oeuvres n'avaient été prêtées que pour une période déterminée, se défendent les organisateurs. Les débats devant la justice s'annoncent d'autant plus serrés que l'enjeu est important : Van Eyck a coûté, grosso modo, neuf millions d'euros, dont un million et demi rien que pour le transport climatisé des oeuvres prêtées et un autre million pour leur surveillance. Les billets d'entrée auraient dû, en principe, rapporter 4,8 millions d'euros.