Salvatore Curaba

" Ce projet est né pour montrer aux Louviérois qu'il est possible de faire de belles choses ! ". Debout, au premier étage du nouveau restaurant Le Drapeau blanc, ce multi-entrepreneur montre à son young leader Damien Delépine sa dernière réalisation, et regarde fièrement par-delà les vitres de cette nouvelle brasserie, posée au coeur de la cité. L'horeca : un challenge tout récent pour Salvatore Curaba, CEO de la société EASI, président du club de football de La Louvière et conférencier à ses heures. Un homme dont le leadership est empreint de valeurs fondamentales. Lesquelles ? " Je dirais sans hésiter la décision et le courage ". La décision est illustrée par une photo de football, un sport qui lui colle à la peau, et le courage par un cliché du papa. " Et là, on peut véritablement parler de courage. Venir de Sicile et quitter sa famille pour la mine ! C'est autre chose que de prendre des décisions qui font le quotidien de la vie d'une ent...

" Ce projet est né pour montrer aux Louviérois qu'il est possible de faire de belles choses ! ". Debout, au premier étage du nouveau restaurant Le Drapeau blanc, ce multi-entrepreneur montre à son young leader Damien Delépine sa dernière réalisation, et regarde fièrement par-delà les vitres de cette nouvelle brasserie, posée au coeur de la cité. L'horeca : un challenge tout récent pour Salvatore Curaba, CEO de la société EASI, président du club de football de La Louvière et conférencier à ses heures. Un homme dont le leadership est empreint de valeurs fondamentales. Lesquelles ? " Je dirais sans hésiter la décision et le courage ". La décision est illustrée par une photo de football, un sport qui lui colle à la peau, et le courage par un cliché du papa. " Et là, on peut véritablement parler de courage. Venir de Sicile et quitter sa famille pour la mine ! C'est autre chose que de prendre des décisions qui font le quotidien de la vie d'une entreprise. " Mais aux yeux de Salvatore Curaba, une troisième qualité s'avère tout aussi indispensable pour assurer un bon leadership : la capacité à rendre libre, autonome et responsable chaque individu, sur son lieu de travail. " C'est fondamental, l'autonomie. A mon sens, elle est la clé du succès. Sentir le moment opportun pour faire un pas de côté et laisser le collaborateur travailler comme il l'entend. Ce n'est pas toujours facile. Il faut évidemment former la personne mais dès qu'elle peut voler de ses propres ailes, il faut savoir lâcher. Comme lorsqu'on est chargé de l'éducation d'un enfant. Et puis, bien sûr, il est nécessaire de croire en l'humain. C'est la force de tous les projets. Le plus importante ne réside jamais dans les produits que vous vendez, mais dans l'humain qui se cache derrière. " Cette vision, il travaille à la partager avec son young leader. Entre autres choses... " Jusqu'ici, avec Damien, nous n'avons pas eu d'agenda précis sur les thèmes de discussion. Lors de nos premières rencontres, je me souviens avoir parlé avec lui de la gestion du stress ou de la façon de maintenir la rigueur. Parce que j'avoue être réellement addict au travail ! J'ai la chance d'avoir en permanence plusieurs projets sur le feu. C'est ce qui m'anime. Etre toujours en mouvement. J'avais plus ou moins l'âge de Damien quand je me suis lancé dans l'aventure EASI en créant ma propre entreprise. Entre 30 et 35 ans, ce sont souvent des années importantes dans la trajectoire professionnelle. "" Je sens chez Salvatore une grande énergie du coeur et des tripes. C'est très inspirant comme tempérament ! Surtout pour moi qui ai la particularité d'être plus souvent dans l'intellect que dans l'émotionnel. Mais la façon avec laquelle il aborde la question de l'autonomie des collaborateurs est le point qui a été le plus marquant dans notre rencontre. " La trajectoire de Damien au sein de la société VOO, où il occupe aujourd'hui le poste de director of the CEO office, l'a en effet rapidement amené à diriger des équipes. " Je suis donc très sensible à ces notions de liberté et d'autonomie. J'ai vécu cela dans mon parcours personnel. C'est parce qu'on m'a fait confiance que je suis là où je suis. Je pense aussi que ce qui est essentiel, c'est de pouvoir régler rapidement les problèmes qui peuvent freiner les collaborateurs dans leurs missions quotidiennes, sans pour autant tout faire à leur place ". Point commun avec son mentor : le besoin de contacts et le sens des responsabilités. " Salvatore est un exemple en la matière. J'ai assumé en son temps la présidence de l'AGL, l'assemblée générale des étudiant(e)s de l'UCLouvain. J'aime donc aussi rassembler, fédérer ". L'addiction au boulot ? " Je marche sur les pas de mon père, qui était très très impliqué dans son travail. Je vois aussi comment Salvatore vit cette passion. Mais je reste attentif à laisser des moments de repos et à décrocher complètement de temps en temps ". Des séquences de décrochage en famille qui existent aussi pour le patron d'EASI. Et elles ont pour lui longtemps été associées au littoral, à Coxyde en particulier. " Il me parle de ces moments qu'il passe avec ses proches et de l'importance que ces retraites à la mer ont eu pour lui quand il voulait se lancer de nouveaux projets, poursuit Damien. Nous échangeons aussi sur des notions comme le bonheur et sa définition. Pour Salvatore, il réside dans le fait d'aligner ses actions sur ses convictions, ne pas faire de compromis sur ses valeurs. Je me retrouve assez bien là-dedans. J'y ajouterais, moi, l'importance d'être apaisé. Même dans des moments plus compliqués, j'essaie toujours de trouver la paix intérieure ." Par Fabrice Lambert.