L'application Wizo et son service de menu digital et de commandes connectées, c'est le projet sur lequel Axel Higuet et Clément Jadoul travaillent depuis un certain temps déjà. L'idée a en effet émergé en 2017 lorsque les deux associés étaient encore étudiants. " Nous avions constaté, en tant que consommateurs, qu'il était parfois long et fastidieux d'attendre le serveur, puis sa consommation, son addition, etc., explique Clément Jadoul, cofondateur de Wizo. C'est ainsi que nous avons eu l'idée de créer une application où tout cela pourrait se faire du bout des doigts. Le projet nous semblait très porteur mais les bars et restaurants étaient pourtant plutôt réticents à franchir le pas de la technologie. " Malgré la création de la société fin 2018, le projet a connu une évolution difficile et ce n'est qu'un an plus...

L'application Wizo et son service de menu digital et de commandes connectées, c'est le projet sur lequel Axel Higuet et Clément Jadoul travaillent depuis un certain temps déjà. L'idée a en effet émergé en 2017 lorsque les deux associés étaient encore étudiants. " Nous avions constaté, en tant que consommateurs, qu'il était parfois long et fastidieux d'attendre le serveur, puis sa consommation, son addition, etc., explique Clément Jadoul, cofondateur de Wizo. C'est ainsi que nous avons eu l'idée de créer une application où tout cela pourrait se faire du bout des doigts. Le projet nous semblait très porteur mais les bars et restaurants étaient pourtant plutôt réticents à franchir le pas de la technologie. " Malgré la création de la société fin 2018, le projet a connu une évolution difficile et ce n'est qu'un an plus tard que l'activité a vraiment démarré lorsque la start-up a été incubée par le StartLab de la Solvay Business School. Aujourd'hui, avec la crise du coronavirus, Wizo prend un sens nouveau : aider l'horeca à répondre aux exigences de sécurité sanitaire et rassurer les clients. " Travailler avec des menus digitaux est une solution avantageuse pour toutes les parties, assure Axel Higuet, cofondateur de Wizo. D'une part, les clients sont rassurés sur le respect des règles d'hygiène et d'autre part, cela épargne aux établissements la désinfection des menus qui, bien qu'indispensable, est une tâche chronophage et coûteuse. " " Par ailleurs, les attentes des consommateurs, surtout les plus jeunes, changent, ajoute Clément Jadoul. Au cours de notre phase test au Korner de Louvain-la-Neuve, nous avions noté que les clients s'y étaient très vite habitués et préféraient commander avec Wizo. " Il précise toutefois qu'ils ne s'adressent pas ici aux grands restaurants gastronomiques où le personnel a un rôle de conseil essentiel. Leur cible porte davantage sur les bars, les chaînes de restaurants et tout autre établissement qui voudrait tenter l'aventure. Des services comme ceux proposés par Wizo, il en existe d'autres. Pourquoi alors choisir Wizo ? " Ce qui nous différencie de nos concurrents, c'est que la majeure partie d'entre eux se sont lancés pendant le confinement car ils y voyaient une opportunité commerciale tandis que nous travaillons sur ce projet avec passion depuis longtemps. Notre application est donc beaucoup plus intuitive, client friendly, efficace et aboutie ", assure Axel Higuet. Par ailleurs, les acteurs de l'horeca n'ayant plus de rentrées financières depuis trois mois, la start-up a décidé de proposer gratuitement le service de menu digital ainsi qu'une offre d'essai gratuite de trois mois pour les commandes connectées. " La rentabilité ne sera donc pas tout de suite au rendez-vous, mais cela nous permet de construire une base d'utilisateurs et d'asseoir notre visibilité et notre crédibilité ", poursuit Axel Higuet. Les deux entrepreneurs se sont toutefois fixé comme objectif d'attirer 100 nouveaux clients par mois avec un taux de con- version vers leur offre payante de 10 à 20 %. Concernant les commandes connectées, la start-up travaille avec une commission de 3 à 4 % pour l'instant, les établissements ne payent donc que quand le service est utilisé. Pour réduire les coûts, les deux entrepreneurs ont tout développé eux-mêmes. Le lancement de l'application Wizo n'a donc nécessité qu'un capital de départ de 5.000 euros dont les associés disposaient en fonds propres. Actuellement, ils ne gagnent pas d'argent. " Mais nous ne sommes pas pressés, nous préférons faire avancer le projet lentement mais sûrement, assure Clément Jadoul. Nous avons la chance d'avoir actuellement des frais de fonctionnement très faibles. Si les résultats sont au rendez-vous, nous ferons certainement une levée de fonds afin de pouvoir proposer des fonctionnalités supplémentaires. Citons, par exemple, la possibilité pour les clients de gérer leur menu en temps réel, la mise en place d'un service de pourboire et enfin l'évaluation de l'expérience client au sein de l'établissement. "