Le vélo pour faire ses courses ou aller travailler est un mode de déplacement de plus en plus prisé et encouragé. Sauf que sous nos latitudes, les cyclistes se retrouvent souvent sous la pluie. Quiconque est habitué à appuyer sur la pédale connaît ces sensations désagréables liées au port d'un vêtement de pluie dans lequel on sue souvent plus et qui peut rester mouillé longtemps... Des raisons parmi d'autres qui ont motivé l'Anversoise Maren Huysmans, graphic designer également formée au patronage et à la confection, à lancer Warenhuys, une ligne de vêtements unisexes à l'épreuve de l'eau et du vent. Pensés par une cycliste pour les cyclistes donc.
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Le vélo pour faire ses courses ou aller travailler est un mode de déplacement de plus en plus prisé et encouragé. Sauf que sous nos latitudes, les cyclistes se retrouvent souvent sous la pluie. Quiconque est habitué à appuyer sur la pédale connaît ces sensations désagréables liées au port d'un vêtement de pluie dans lequel on sue souvent plus et qui peut rester mouillé longtemps... Des raisons parmi d'autres qui ont motivé l'Anversoise Maren Huysmans, graphic designer également formée au patronage et à la confection, à lancer Warenhuys, une ligne de vêtements unisexes à l'épreuve de l'eau et du vent. Pensés par une cycliste pour les cyclistes donc. "Je roule à vélo depuis que je suis enfant, dit-elle. Durant mes études, je parcourais près de 20 km par jour et je pestais de ne pas trouver de vêtements corrects pour rouler sous la pluie. Soit ils sont moches, soit les coupes ne sont pas adaptées, soit ils ne sont pensés que pour la pratique du vélo et non pour ce qui se passe après. J'ai donc réfléchi à des vêtements que l'on pourrait porter même lorsqu'on met le pied à terre." Si l'idée a vite germé, que les modèles ont été imaginés dans la foulée, concrétiser le tout fut une autre affaire. "Il m'a fallu cinq ans de prospection pour trouver le bon lieu de production. D'abord à cause de l'aspect technique: il fallait une usine qui possède les compétences requises pour travailler la matière choisie (un mélange de polyester et polyuréthane, avec une imperméabilité de 10.000 mm) et respecter les consignes de confection. Ensuite, je voulais produire de la façon la plus locale et la plus équitable possible. Hors de question de délocaliser en Asie pour des raisons écologiques évidentes. Je voulais également m'assurer des bonnes conditions dans lesquelles travaillent les couturiers. Cela m'a dès lors pris du temps car produire dans ce type d'usines en Europe (il n'y en a pas en Belgique) coûte tout de suite plus cher. En outre, peu d'entre elles acceptent de produire de petites quantités. Or, en démarrant, je me voyais mal commander des milliers de pièces. Ce n'est qu'en 2019 que j'ai trouvé une usine en Pologne qui répondait à toutes ces conditions." En 2019, avec 6.000 euros de fonds propres, Maren lance une production-test de 50 pièces, qu'elle écoule rapidement. "Les retours étant positifs, j'ai alors lancé une campagne avec Kickstarter (plateforme de financement participatif, qui soutient des projets durables, Ndlr) où les contributeurs pouvaient précommander les vêtements avec une réduction de 30%." Maren espérait 19.000 euros, elle en récoltera 22.740. De quoi lancer une production de 400 exemplaires de chaque élément de la collection - deux capes, une courte (199 euros), une longue (224 euros), et deux pantalons (139 et 149 euros) - mais aussi créer son site web et s'adjoindre les services de professionnels pour le matériel visuel. "Les pièces sont en cours de production et devraient arriver courant avril. Près de la moitié a été précommandée et a donc déjà trouvé acquéreurs." Et pour le reste? " Le projet démarre seulement, je ne gagne encore rien, mais les retours sont positifs, commente la jeune femme, confiante. Je planche sur la boutique en ligne, qui sera activée ce 25 avril, et je cherche des points de vente ; des partenariats avec des marques de vélo sont aussi envisagés, mais rien de concret à ce jour."