Deux ans après une première vente au fonds américain Providence, Voo s'apprête à être remise à l'étalage. Cette transaction avait été annulée par une décision de justice suite à une plainte d'Orange et de Telenet. Les conditions de cette vente, ainsi que d'autres ventes au sein du groupe, font d'ailleurs toujours l'objet d'une e...

Deux ans après une première vente au fonds américain Providence, Voo s'apprête à être remise à l'étalage. Cette transaction avait été annulée par une décision de justice suite à une plainte d'Orange et de Telenet. Les conditions de cette vente, ainsi que d'autres ventes au sein du groupe, font d'ailleurs toujours l'objet d'une enquête judiciaire. Deux ans après, les nouveaux dirigeants de Nethys annoncent un processus ouvert et transparent.Cette deuxième mise en vente est rendue possible suite à un accord avec Brutélé, propriétaire d'une partie du réseau Voo (30 communes bruxelloises et wallonnes) et détenteur de droits sur la commercialisation de la marque. Sans entrer dans les détails, retenons qu'Enodia, la maison mère de Nethys, reprend la totalité des parts de Brutélé. La vente concerne donc le lot complet que Nethys espère valoriser aux alentours de 1,2 milliard d'euros. C'est la banque d'affaires Rothschild qui va piloter l'opération avec un lancement, international, attendu à la mi-mai. Deux formules vont être proposées aux candidats: soit acheter 50% plus une part, soit acheter 75% moins une part. Et ce pour permettre à Nethys de garder une minorité de blocage. Les acheteurs auront jusqu'à la fin juin pour remettre une offre liante pour les deux formules ou une seule. La présélection des meilleures offres, a priori de trois candidats, est attendue vers le 21 juillet. A partir de là, les finalistes auront accès à une salle d'information qui leur permettra de remettre une autre offre liante. Nethys espère boucler tout le processus avant la fin de l'année.