La situation devrait s'éclaircir pour les propriétaires de voitures diesel du groupe Volkswagen (y compris les Audi, les Seat ou les Skoda). Le gouvernement allemand a demandé ce dimanche que le constructeur présente un plan pour remettre en ordre les voitures qui seraient touchées par le logiciel fraudeur d'ici le 7 octobre. Sont concernées des voitures équipées de moteurs diesel 1,2 litre, 1,6 litre et 2 litres aux normes Euro 5. Les voitures vendues actuellement, aux normes Euro 6, ne sont pas touchées.
...

La situation devrait s'éclaircir pour les propriétaires de voitures diesel du groupe Volkswagen (y compris les Audi, les Seat ou les Skoda). Le gouvernement allemand a demandé ce dimanche que le constructeur présente un plan pour remettre en ordre les voitures qui seraient touchées par le logiciel fraudeur d'ici le 7 octobre. Sont concernées des voitures équipées de moteurs diesel 1,2 litre, 1,6 litre et 2 litres aux normes Euro 5. Les voitures vendues actuellement, aux normes Euro 6, ne sont pas touchées.L'importateur belge des marques du groupe VW, D'Ieteren, attend les informations pour identifier précisément les véhicules touchés et la procédure de remise en ordre. Il a par précaution suspendu la livraison de 3200 voitures. Il a ouvert un site d'informations qui sera mis à jour à mesure que le groupe VW fournira des précisions. Ce dernier a indiqué que le souci pourrait notamment toucher, selon les constructeurs, 5 millions de voitures de la marque Volkswagen, 2,1 millions d'Audi, des A1, A3, A4, A5, A6, TT, Q3 et des Q5, dont 1,42 million en Europe. Kris Peeters, ministre de l'Economie, estime que le parc touché par le problème pourrait atteindre 500.000 véhicules, ce qui semble énorme (7% du total des voitures en circulation en Belgique). D'Ieteren ne confirme pas ce chiffre.Le défi des ingénieurs du groupe est de mettre en place rapidement des mesures qui ne vont pas trop modifier les caractéristiques des voitures (CO2, consommation, etc.), car cela aurait un impact fiscal, sans parler des questions qui se poseront pour les voitures qui auraient bénéficié indûment de bonus fiscaux. C'est le risque encouru si la modification ne porte que sur le logiciel qui contrôle le moteur. Les voitures qui ont été incriminées aux États-Unis disposent d'un logiciel de gestion du moteur qui modifie les émissions lorsqu'il détecte que la voiture suit un test de mesure d'émissions. En temps normal, le moteur émet bien quarante fois plus d'oxyde d'azote qu'autorisé aux États-Unis. Ce programme pourrait aussi largement dépasser les normes admises en Europe, même si elles sont plus larges que celles des États-Unis.Une solution radicale consisterait à installer un système de "nettoyage" de l'oxyde d'azote au niveau de l'échappement. Les poids lourds recourent à cette technique qui utilise un liquide appelé Ad Blue, à base d'urée. Certaines voitures utilisent ce système, en particulier beaucoup de celles conformes aux normes Euro 6. Inconvénient : la facture. Elle pourrait dépasser les 1000 euros par voiture. Et aussi l'ampleur du chantier, il pourrait prendre plusieurs mois.Le groupe D'Ieteren, qui assure l'importation des marques du groupe VW, est très embarrassé. Il est indépendant de Volkswagen et subit cette crise de la même manière que ses clients qu'il cherche à aider, dans la mesure des informations que VW lui envoie, et elles sont pour le moment plutôt réduites. "Nous sommes choqués et préoccupés, car les irrégularités qui ont été identifiées violent nos principes éthiques et nos valeurs, ainsi que ceux de nos concessionnaires", a-t-il indiqué sur le site ouvert pour informer les clients. Le groupe VW recourt généralement à des filiales pour importer ses voitures dans les pays européens, la Belgique est une des exceptions.Le site d'information ouvert par D'Ieteren (à consulter régulièrement, car il sera mis à jour à mesure que des précisions seront fournies par le groupe VW pour identifier et modifier les voitures équipées du logiciel à problème).