Il s'agit d'utiliser des phages pour venir à bout de bactéries ayant développé des résistances aux antibiotiques (staphylocoque doré, etc.). Les phages sont en fait de " bons virus " que nous possédons tous dans notre corps, qui tuent les bactéries pour lesquelles ils sont programmés tout en étant inoffensifs pour l'homme.
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Il s'agit d'utiliser des phages pour venir à bout de bactéries ayant développé des résistances aux antibiotiques (staphylocoque doré, etc.). Les phages sont en fait de " bons virus " que nous possédons tous dans notre corps, qui tuent les bactéries pour lesquelles ils sont programmés tout en étant inoffensifs pour l'homme. L'armée belge a développé une vaste expertise en la matière. Elle utilise déjà des phages en dernier recours pour lutter contre les infections multi-résistantes à l'hôpital militaire de Neder-Over-Heembeek dans le cas de grands brûlés. C'est donc assez naturellement que les deux " parties " se sont rapprochées. " Cela va bien plus loin qu'un simple accord de production, se réjouit Jehan Liénart, CEO de Vésale Bioscience. Nous allons mettre en commun nos connaissances dans le domaine de la R&D. " Cette convention vient en fait confirmer une collaboration qui a débuté il y a deux ans déjà." Dans le cadre d'un projet labellisé Biowin (le pôle de compétitivité santé de Wallonie, Ndlr), nous travaillons avec l'armée sur une stratégie de phagothérapie individualisée qui permettrait de détecter rapidement, dans chaque cas précis, le cocktail de phages à administrer, précise Johan Quintens, directeur scientifique de Vésale Bioscience. Nous travaillons aussi à la mise au point d'une forme sèche de phages qui en faciliterait l'utilisation en gélules, crèmes, etc. Jusqu'à présent, nous devions à chaque fois nouer un contrat avec l'armée. Cet accord-cadre facilite les choses. " Prochaines étapes : la validation clinique de la phagothérapie individualisée, et la concrétisation des volets IT et régulatoire du phagogramme permettant justement de personnaliser les traitements.