Le métier donne de plus en plus lieu à des tracasseries administratives et attire de moins en moins les jeunes. Au point que "nous risquons de manquer d'experts-comptables d'ici quatre ou cinq ans, prévient Vincent Delvaux, vice-président de l'IEC et membre du conseil de l'ITAA. Ceux qui partent à la pension sont pl...

Le métier donne de plus en plus lieu à des tracasseries administratives et attire de moins en moins les jeunes. Au point que "nous risquons de manquer d'experts-comptables d'ici quatre ou cinq ans, prévient Vincent Delvaux, vice-président de l'IEC et membre du conseil de l'ITAA. Ceux qui partent à la pension sont plus nombreux que les jeunes qui finissent leur stage. Cette pénurie se fait d'ailleurs déjà sentir. La majorité des cabinets, quelle que soit leur taille, éprouvent des difficultés à trouver des collaborateurs". En cause, l'avalanche de nouvelles réglementations qui rendent aujourd'hui le travail des experts-comptables et des conseillers fiscaux non seulement de plus en plus compliqué mais aussi de plus en plus risqué. Devenus sans le vouloir des auxiliaires du fisc, ils ont en effet vu leurs tâches s'étendre sans cesse ces dernières années, avec des obligations légales toujours plus contraignantes vis-à-vis des clients, qu'il s'agisse par exemple de les mettre en ordre par rapport aux règles anti-blanchiment ou de les inscrire dans le tout nouveau registre UBO. Et puis, " il y a l'image d'un métier routinier et poussiéreux alors que les nouvelles technologies permettent justement d'éliminer les tâches répétitives et d'aller bien au-delà, notamment sur le terrain du conseil ", avance Vincent Delvaux en guise de plaidoyer pour sa profession.