Avec seulement 13 bus électriques en circulation contre 1.300 pour son homologue néerlandais, la société de transports publics De Lijn fait pâle figure et la lenteur de son processus de décision commence à lasser. Voici un an, le gouvernement flamand mettait 100 millions d'euros à la disposition de l'entreprise pour acquérir 60 bus électriques. "Peut-être le conseil d'administration donnera-t-il enfin son feu vert", ironise Lydia Peeters, fermement décidée à accélérer le processus.

A cette fin, la ministre flamande de la Mobilité (Open Vld) n'entrevoit d'autre solution que de se tourner vers le privé. En tant qu'entreprise publique, De Lijn est en effet tenue de lancer un appel d'offres européen, ce qui prend du temps. Les sous-traitants privés, en revanche, ne connaissent pas pareille contrainte. D'où l'intention de Lydia Peeters de porter leur part de kilométrage de 40% actuellement à 49%. Les dynamiques, il est vrai, sont différentes. En juin dernier, le groupement d'autocaristes privés Multiobus annonçait la mise en service de 10 bus entièrement électriques, pratiquement autant que De Lijn. En 2019, la société publique affirmait, elle, vouloir passer une méga-commande de 900 bus électriques mais y avait finalement renoncé, ne s'estimant pas prête.

Si ce recours accru aux sous-traitants passera, dans l'ensemble, inaperçu du grand public (les conducteurs portent le même uniforme que ceux de De Lijn et leurs bus arborent le même logo), il entraînera en revanche une sérieuse redistribution des rôles. L'entreprise publique s'impliquera moins dans la route et davantage dans le rail, et recentrera ses activités vers la coordination des transports plutôt que le transport lui-même.

Avec seulement 13 bus électriques en circulation contre 1.300 pour son homologue néerlandais, la société de transports publics De Lijn fait pâle figure et la lenteur de son processus de décision commence à lasser. Voici un an, le gouvernement flamand mettait 100 millions d'euros à la disposition de l'entreprise pour acquérir 60 bus électriques. "Peut-être le conseil d'administration donnera-t-il enfin son feu vert", ironise Lydia Peeters, fermement décidée à accélérer le processus. A cette fin, la ministre flamande de la Mobilité (Open Vld) n'entrevoit d'autre solution que de se tourner vers le privé. En tant qu'entreprise publique, De Lijn est en effet tenue de lancer un appel d'offres européen, ce qui prend du temps. Les sous-traitants privés, en revanche, ne connaissent pas pareille contrainte. D'où l'intention de Lydia Peeters de porter leur part de kilométrage de 40% actuellement à 49%. Les dynamiques, il est vrai, sont différentes. En juin dernier, le groupement d'autocaristes privés Multiobus annonçait la mise en service de 10 bus entièrement électriques, pratiquement autant que De Lijn. En 2019, la société publique affirmait, elle, vouloir passer une méga-commande de 900 bus électriques mais y avait finalement renoncé, ne s'estimant pas prête. Si ce recours accru aux sous-traitants passera, dans l'ensemble, inaperçu du grand public (les conducteurs portent le même uniforme que ceux de De Lijn et leurs bus arborent le même logo), il entraînera en revanche une sérieuse redistribution des rôles. L'entreprise publique s'impliquera moins dans la route et davantage dans le rail, et recentrera ses activités vers la coordination des transports plutôt que le transport lui-même.