Chez les Paindeville, à la veille de la rentrée scolaire, ce ne sont pas les enfants qui, subitement, ont mal au ventre. "C'est moi, avoue Sylvie, maman de trois écoliers. Rien que d'imaginer les piles de cahiers à recouvrir..." Et les tonnes de papier et de plastique que cela peut générer à l'échelle de la Belgique.
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Chez les Paindeville, à la veille de la rentrée scolaire, ce ne sont pas les enfants qui, subitement, ont mal au ventre. "C'est moi, avoue Sylvie, maman de trois écoliers. Rien que d'imaginer les piles de cahiers à recouvrir..." Et les tonnes de papier et de plastique que cela peut générer à l'échelle de la Belgique. "Je m'intéresse au zéro déchet depuis quelques années, explique cette consultante en informatique. Quand je suis devenue indépendante voici quatre ans, j'ai ressorti du frigo une vieille idée d'emballage cadeau réutilisable. Chaque année, les emballages représentent 23.400 tonnes de déchets en Belgique et en France, c'est presque 10 fois l'Atomium ! J'ai acheté une machine à coudre (je n'avais jamais cousu de ma vie ! ), fait quelques prototypes et déposé un brevet pour le système de fermeture universelle. Besurprise est née comme ça. En 2018, j'ai vendu 200 emballages réutilisables, 700 en 2019." Tous confectionnés par l'Apac, une entreprise de travail adapté de Manage. L'an dernier, un peu avant la rentrée, Sylvie ressort sa machine et imagine cette fois "le" protège-cahier qui lui évitera enfin les prises de tête et, surtout, lui permettra de réduire son empreinte écologique. "Une maman de l'école a trouvé l'idée fantastique, se souvient Sylvie Paindeville. J'ai alors initié un partenariat avec l'école de mes enfants. J'y ai vendu des Vlop et 50% des bénéfices ont permis de financer le voyage scolaire. C'était du win-win, cela m'a permis de faire découvrir mon nouveau produit." Les Vlop sont réalisés en tissu épais (190 g/m2), les étiquettes peuvent être effacées à l'infini à condition d'utiliser le stylobille adéquat (offert à l'achat de quatre Vlop, Ndlr) et un élastique garantit un maintien et une fermeture impeccables. "Toutes les matières premières viennent d'Europe, insiste l'entrepreneuse. Le tissu des Pays-Bas, le ruban et l'élastique de France. L'an dernier, je proposais cinq modèles, cette année il y en a 20, disponibles en deux formats, A5 et A4." Et toujours fabriqués par l'Apac pour garantir un produit local, en plus d'être écologique. Lors de la dernière année scolaire, 700 Vlop ont été vendus, essentiellement en ligne et dans quelques points de vente partenaires : 7 euros pour le petit format, 9 euros pour le grand. "Pour l'instant, c'est clair, je n'en vis pas, note Sylvie. Mais le projet me tient à coeur et j'espère faire beaucoup mieux cette année ; le modèle super-héros est même déjà épuisé !" Quid d'un partenariat avec une grande enseigne ? "Je suis ouverte à toutes les opportunités pour développer Vlop et Besurprise à plus grande échelle." A bon entendeur...