La plus grande différence de revenus entre les hommes et les femmes a été constatée en Flandre avec une différence de 32% et en Wallonie (28%). A Bruxelles, le fossé est plus petit avec une différence de 7%.

"Elles passent davantage d'heures à s'occuper de leur foyer, sans être rémunérées pour cela. 53 % des entrepreneuses indiquent que soit leur activité professionnelle, soit leur vie de famille, pâtit de la difficile conciliation entre la vie professionnelle et la vie privée", explique Christine Mattheeuws, présidente du SNI. Les femmes exerçant une activité indépendante choisissent encore souvent une profession moins bien payée, selon ce qu'il ressort des chiffres les plus récents de 2017.

La plupart des entrepreneuses exercent des professions paramédicales (infirmières, sages-femmes ou encore thérapeutes) ou des professions dans le domaine de l'esthétique (entre autres, en tant que coiffeuses, manucures ou encore pédicures). Pour les entrepreneurs, les secteurs les plus populaires sont le secteur de la construction et le secteur des professions intellectuelles (comme, par exemple, les informaticiens et les avocats), explique le SNI.

Afin de stimuler l'entrepreneuriat au féminin, le SNI propose de leur octroyer un "budget familial", qui doit constituer un contrepoids par rapport au congé parental des travailleurs salariés et des fonctionnaires.

"Il s'agit dans ce cas-ci d'un budget équivalent à la prise de 4 mois de congé parental à temps plein, c'est-à-dire un montant de 3.001,32 euros nets (4.141,80 euros nets pour les isolées) . Ce budget peut être octroyé jusqu'à ce que l'enfant ait atteint l'âge de 12 ans et il peut être consacré à rétribuer l'intervention de tiers dans l'exercice de tâches familiales comme le nettoyage, la cuisine, la garde des enfants, etc", explique encore le SNI.