L'Agence bruxelloise pour l'Accompagnement de l'Entreprise, hub.brussels, vient de donner le top départ à un nouveau service de proximité, l'Infobus du 1819. De fin mai à fin septembre, cet infobus sillonnera Bruxelles afin d'aller à la rencontre de tous les commerçants et entrepreneurs et surtout de répondre à toutes leurs questions.
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L'Agence bruxelloise pour l'Accompagnement de l'Entreprise, hub.brussels, vient de donner le top départ à un nouveau service de proximité, l'Infobus du 1819. De fin mai à fin septembre, cet infobus sillonnera Bruxelles afin d'aller à la rencontre de tous les commerçants et entrepreneurs et surtout de répondre à toutes leurs questions.Rencontre avec Annelore Isaac, directrice générale adjointe de hub.brussels.Pourquoi cette idée d'infobus ?C'est une idée qui mûrissait depuis quelques temps déjà, mais dont la réalisation s'est accélérée avec la crise sanitaire actuelle. On a réalisé qu'on ne touchait pas tout le monde, pas assez de monde du moins. Nous avons envoyé une équipe sur le terrain qui s'est vite rendue compte que malgré les nombreuses annonces en presse et en radio, les commerçants et entrepreneurs, touchés par la crise sanitaire, ne connaissaient pas les primes auxquelles ils auraient pu prétendre, ou bien ne savaient pas à qui adresser les demandes.Il y avait un réel besoin d'aller vers ces commerçants et entrepreneurs.Cet infobus répondait-il à une demande des commerçants ou bien la devançait-il ?Notre équipe sur le terrain a confirmé un sentiment que nous avions déjà, à savoir toucher plus de monde, et ce encore plus en cette période covid.Avez-vous remarqué une augmentation des demandes d'aide depuis le début de la crise sanitaire ?L'année passée, nous avons eu environ 44.000 demandes d'aide, dont 90% étaient liées à la crise du coronavirus. Ces demandes portent sur le droit aux primes, comment les obtenir, quels sont les accès à des financements supplémentaires en temps de crise, etc.Nous avons dû renforcer nos équipes pour répondre à ces besoins-là.Il faut savoir qu'avant, une année normale amenait 8.000 ou 9.000 demandes en général.Avez-vous une idée du nombre d'entrepreneurs/commerçants que vous espérez toucher avec cette initiative ?Je n'ai pas vraiment de chiffres à mettre là-dessus... Le plus de monde possible !Cet infobus est un projet test. Nous avons loué un bus, que nous avons pu personnaliser, pour une période teste de 4 mois. Idéalement, nous espérons aller dans toutes les communes bruxelloises. Si cet essai est concluant, nous allons tout mettre en oeuvre pour le pérenniser.L'infobus, est-ce plus un service pour les commerces existants ou les entrepreneurs qui désirent se lancer ?Le besoin d'information envers les entreprises existantes s'est fait plus ressentir avec la crise actuelle, mais le 1819 s'adresse aussi aux créateurs qui veulent démarrer un projet et se lancer.Dans les projets qui nous sont soumis, il y a un peu de tout : des réalistes au moins réalistes. Mais ce qui est certain, c'est qu'il y a une réelle volonté de créer, d'entreprendre, de se lancer dans de nouvelles opportunités, et ce même dans le secteur de l'horeca ou les métiers liés à l'horeca.Notre rôle est donc de conseiller et d'expliquer la viabilité (ou pas), les pièges à éviter, ce à quoi il faut impérativement penser...Quel est le budget pour financer une telle initiative ?Nous sommes un service entièrement subsidié par la Région bruxelloise. Nous avons reçu des budgets pour des recrutements supplémentaires dans le cadre de ce projet, mais des recrutements temporaires.Je n'ai pas de chiffres concrets car ce sont nos conseillers habituels qui répondent aux questions dans l'infobus, comme s'ils étaient dans nos locaux. Alors, oui on loue le bus, mais ce n'est pas très cher. On va d'abord voir où nous mène cette période de test avant d'investir.Il y a-t-il d'autres projets en cours afin de redynamiser l'économie bruxelloise ?Le bus, c'est une action visible mais nous avons bien d'autres activités, tels les incubateurs, pour aider les entrepreneurs. Et en plus de la partie information de l'infobus, nous continuons bien évidemment l'accompagnement. Il y a notamment l'accompagnement d'urgence qui a été mis en place depuis le début de la crise, avec des partenaires de la région bruxelloise.Nous avons mis en place des speed coaching, des formations... pour accompagner de manière plus personnalisée et ciblée les candidats entrepreneurs.Prenons par exemple une personne qui veut se lancer dans la digitalisation de son magasin, c'est tout un accompagnement sur-mesure afin de lui permettre d'y arriver et de se réinventer.Nous avons aussi mis sur pied des "couveuses" pour aider les projets plus commerciaux. Nous avons actuellement deux magasins (Le Tri Postal et L'Auberge Espagnole) ainsi que Kokotte qui est dédiée aux métiers de l'horeca. Nous allons ouvrir bientôt deux nouveaux magasins sur le modèle de l'Auberge espagnole, où l'accent sera aussi mis sur la durabilité et l'approche locale.Ce sont quelques-uns parmi nos projets pour redynamiser l'économie bruxelloise.Selon vous, comment encourager les jeunes afin qu'ils osent lancer leur projet ?La Région a tout un programme pour booster et motiver les jeunes, pour les sensibiliser à oser se lancer. Il y a déjà un volet sensibilisation et ce dès l'école, pour leur "apprendre", et puis il y a après un dispositif pour encadrer ceux qui ont déjà un projet afin qu'ils puissent le démarrer sur des bases solides.