Et une excellente nouvelle de plus pour l'écosystème belge des biotechs ! L'entreprise iTeos Therapeutics, basée à Gosselies, annonce le bouclage d'un tour de table de 64 millions d'euros. De quoi accélérer la croissance de cette spin-off, désignée Gazelle wallonne 2017 pour les petites entreprises par Trends-Tendances. Cet argent financera les premières études cliniques de deux candidats-médicaments, qui ambitionnent ni plus ni moins que de révolutionner la lutte contre le cancer. Grâce à l'apport de fonds, la société espère pouvoir amener ses innovations jusqu'à "un stade favorable en vue d'une entrée en Bourse", précisait récemment le CEO Michel Detheux, à la newsletter Biotech Finances.
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Et une excellente nouvelle de plus pour l'écosystème belge des biotechs ! L'entreprise iTeos Therapeutics, basée à Gosselies, annonce le bouclage d'un tour de table de 64 millions d'euros. De quoi accélérer la croissance de cette spin-off, désignée Gazelle wallonne 2017 pour les petites entreprises par Trends-Tendances. Cet argent financera les premières études cliniques de deux candidats-médicaments, qui ambitionnent ni plus ni moins que de révolutionner la lutte contre le cancer. Grâce à l'apport de fonds, la société espère pouvoir amener ses innovations jusqu'à "un stade favorable en vue d'une entrée en Bourse", précisait récemment le CEO Michel Detheux, à la newsletter Biotech Finances. Quelle est donc cette approche si novatrice d'iTeos ? Nous sommes ici dans l'immunothérapie : on n'attaque pas de front le cancer, on agit sur nos défenses immunitaires pour que celles-ci s'attaquent, avec plus d'efficacité, aux tumeurs. Des recherches de l'Institut Ludwig pour la recherche sur le cancer et de l'Institut De Duve (UCL) - coordonnées par le docteur Benoît Van den Eynde, cofondateur d'iTeos - ont démontré que les cellules cancéreuses produisent des enzymes, qui neutralisent le système immunitaire humain. Si on parvient à combattre ces enzymes et à stimuler les défenses immunitaires, on aide le corps humain à vaincre le cancer. Les équipes d'iTeos (une quarantaine de personnes) travaillent donc sur plusieurs molécules susceptibles de renforcer nos réponses immunitaires face au cancer. Deux d'entre elles ont atteint un stade de développement suffisant pour envisager le passage aux essais cliniques dans les 12 prochains mois. D'où la levée de fonds. Celle-ci servira aussi à financer l'implantation américaine d'iTeos, dans le Massachusetts. "Il s'agit bien d'une expansion, pas d'une délocalisation, précise Philippe Durieux, CEO de Vives, le fonds d'investissement technologique de l'UCL, actionnaire d'iTeos depuis le début en 2011. Nous avons ici un niveau de compétence scientifique très élevé, et donc très attractif pour les investisseurs. On peut même espérer un effet catalyseur pour d'autres projets. Il y a donc un solide ancrage local, même si ce type d'industrie nécessite une vision au niveau mondial. iTeos entre maintenant clairement dans une autre dimension." L'entreprise s'internationalise avec l'arrivée dans le capital du fonds d'investissement américain MPM Capital, qui a réuni un consortium autour de lui avec HBM partners (Suisse), 6 Dimensions Capital (Chine-USA) et Curative Ventures (USA). Les partenaires historiques d'iTeos ont également participé à la levée de fonds. Outre Vives, il s'agit de Fund +, de la SRIW et de la SFPI, les bras financiers de la Région wallonne et de l'Etat fédéral. Au cours des six derniers mois, une quinzaine de biotechs wallonnes ont levé ensemble plus de 350 millions d'euros. Un bel indicateur du dynamisme de l'écosystème pharmaceutique au sud du pays.En 2014, les projets d'iTeos avaient séduit le groupe Pfizer, qui avait signé un accord de licence pour 24 millions d'euros. Le groupe américain a alors continué le développement d'un candidat-médicament d'iTeos, avant de recentrer ses priorités de recherche et d'abandonner ce projet. La biotech wallonne a ainsi récupéré l'ensemble des droits en ce début 2018. Mais elle avait besoin d'argent frais pour poursuivre les développements. La levée de fonds officialisée cette semaine démontre qu'elle n'est pas la seule, loin de là, à croire en les potentialités de ces candidats-médicaments contre le cancer.