"Presque seules les grandes entreprises proposent des vélos en leasing à leurs salariés" affirme Michel Lagasse, CEO de Ctec. L'idée des partenaires est de proposer aux salariés des vélos (électrifiés, speedpedelec, vélos cargo,...) à travers une approche de "salary sacrifice". Ctec travaille depuis 10 ans avec des secrétariats sociaux et des sociétés de leasing auto, et gère 6500 vélos loués.
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"Presque seules les grandes entreprises proposent des vélos en leasing à leurs salariés" affirme Michel Lagasse, CEO de Ctec. L'idée des partenaires est de proposer aux salariés des vélos (électrifiés, speedpedelec, vélos cargo,...) à travers une approche de "salary sacrifice". Ctec travaille depuis 10 ans avec des secrétariats sociaux et des sociétés de leasing auto, et gère 6500 vélos loués.Sacrifice salarialCe vélo ne coûte rien à l'employeur, et consiste à convertir une partie de la rémunération en leasing vélo, du brut en moins en échange d'un avantage net, "qui fait que le coût est réduit jusqu'à 50%" continue Michel Lagasse. C'est l'approche du "salary sacrifice."Le secrétariat social de l'entreprise se charge du traitement comptable de l'opération dans le calcul des feuilles de paie. A la fin du contrat (3 ans), le salarié devient propriétaire du vélo au terme du contrat.Le vélo en leasing, poussé par l'arrivée de l'assistance électrique, est largement pratiqué sur le marché, qui pèserait plus de 50.000 vélos au total, avec KBC Autolease, qui en loue 9.000 par an, et d'autres sociétés de leasing auto, qui y voient une diversification, et les secrétariats sociaux. Avec la même approche que la voiture de société : les contrats incluent une maintenance, une assistance, une assurance.Ces vélos sont souvent proposés dans le cadre de plans cafétéria. L'offre Ctec-Monizze, appelée DETIFY (Dear Employe/Employee This Is For You), ne le nécessite pas, l'employeur peut se limiter au vélo.Du chèque repas au véloPour Monizze, l'opération est une manière d'élargir son offre. L'entreprise est active dans les chèques repas digitaux, et est même née pour ce marché. "Nous avons 35.000 clients, en large majorité des PME", explique son manager Jean-Louis Van Houwe. Qui mise sur des services à 100% digitaux. Il avait développé un chèque consommation l'été dernier, sur la base d'une mesure prise par le gouvernement pour aider le commerce local. "Je pensais perdre de l'argent sur ce projet ponctuel, mais il a bien mieux marché qu'on ne l'imaginait, 12% de nos clients étaient intéressés" dit le CEO, qui estime même avoir gagné une clientèle supplémentaire.Pour Monizze, le vélo en leasing est un premier pas dans les services de mobilité. L'entreprise suit avec intérêt l'évolution du budget mobilité, instauré par le gouvernement précédent, encore peu prisé et peu utilisé, qui devrait être amélioré, et le développement de service de mobilité comme service (MaaS). Intéressant malgré le covidDans le produit DETIFY, Ctec produit le service, Monizze le distribue, le tout de manière entièrement numérique, sur un service en ligne, pour que l'opération soit rapide pour la PME et réduise le coût de transaction pour les partenaires.Monizze et Cetec estiment que la pandémie et le télétravail qui s'installe ne devraient pas affecter l'appétit pour les vélos d'entreprises. Toutes les fonctions ne se prêtent pas au télétravail, et "beaucoup de gens vont encore au bureau de manière épisodique, pour le courrier et d'autres choses qui ne peuvent se régler à distance" observe Jean-Louis Van Houwe. Il note que le covid a plutôt refroidi les salariés à l'égard des transports en commun, et augmenté l'attrait d'un moyen de transport individuel comme le vélo. Le secteur du leasing a d'ailleurs noté une hausse des demandes de vélos en 2020.Propriétaire du vélo en fin de contratSur le plan pratique, les contrats se font en ligne, où l'employeur signe la demande ; arrivent chez Ctec qui les valide et renvoie les salariés bénéficiaires vers les 450 revendeurs qu'il a agréés. Le choix du vélo s'opère parmi plus de 220 marques agréées par Ctec, dont des producteurs belges. "Cette approche permet au salarié d'aller chez un revendeur proche de chez lui" dit Michel Lagasse.Alors que les contrats de leasing impliquent que le vélo revienne, à l'échéance, au loueur, Ctec préfère que l'utilisateur en devienne propriétaire. "C'est plus simple et plus clair pour le salarié" estime Michel Lagasse. Et aussi pour le loueur, car la revente et l'expertise du vélo en fin de contrat sont compliqués en regard de la valeur concernée.Le contrat est juridiquement une location-vente, durant laquelle Cetec est propriétaire, puis le vélo passe à l'employeur et immédiatement à l'usager, à travers un rachat inclus dans le contrat.