Quatre autres accords ont également été conclus sur des questions relatives à l'organisation du travail. Celui sur le planning des opérations est "une étape importante" dans la concertation sociale prolongée chez Skeyes, qui a déjà produit des accords les 22 mars et 10 mai derniers, poursuit l'entreprise.

"Les accords permettent à Skeyes de continuer à garantir la sécurité du trafic aérien et d'implémenter à partir du 1er janvier 2020 la réglementation européenne concernant le fatigue management et le rostering." L'accord réglemente le planning des horaires des contrôleurs aériens, un dossier délicat négocié pendant plusieurs mois. Il a été signé par la direction ainsi que par les syndicats socialiste et libéral.

Le syndicat chrétien ACV-Transcom s'est abstenu, précise son secrétaire Kurt Callaerts. "Quelques modifications importantes ont été apportées au texte d'origine, sur lesquelles nous avions insisté. Par exemple, chaque contrôleur aérien devait être de garde deux fois par an, indépendamment de son shift. Cette disposition a été retirée du texte." Selon l'organisation syndicale, il est toujours problématique que les contrôleurs aérienne reçoivent leurs horaires deux semaines à l'avance, contre deux mois auparavant.

"Le texte original a été fondamentalement modifié", ajoute Kurt Callaerts. "De nouvelles actions ne sont pas à l'ordre du jour." De son côté, le CEO de Skeyes, Johan Decuyper, espère qu'un tel accord va permettre de briser le cercle vicieux de méfiance au sein de l'entreprise. Celle-ci a été longtemps touchée par des actions sociales, ayant souvent entraîné une fermeture de l'espace aérien.

"Nous espérons maintenant une tournure plus positive." L'accord, toujours selon le CEO, s'inscrit dans le cadre de la modernisation de Skeyes et doit garantir la continuité et le sérieux des services prestés. "L'accord est nécessaire afin de travailler comme une entreprise professionnelle et moderne, tout en offrant encore assez de flexibilité aux travailleurs, dans le respect de la législation sociale."