Cette dernière intervient pour 1,4 million d'euros en avance récupérable. A la base, la technologie de HeartKinetics avait été développée pour répondre aux besoins des astronautes de la Station spatiale internationale (ISS) afin de surveiller leur condition cardiaque. Mais face au problème de santé publique majeur que représente l'insuffisance cardi...

Cette dernière intervient pour 1,4 million d'euros en avance récupérable. A la base, la technologie de HeartKinetics avait été développée pour répondre aux besoins des astronautes de la Station spatiale internationale (ISS) afin de surveiller leur condition cardiaque. Mais face au problème de santé publique majeur que représente l'insuffisance cardiaque (elle toucherait 200.000 Belges et 64 millions de personnes dans le monde), la spin-off de l'ULB entend proposer sa solution au plus grand nombre. Encore en développement, HeartKinetics attend son marquage européen CE et compte encore développer une série de solutions (notamment un appareil spécifique) avant de commercialiser OKcardio, probablement en 2023. Son modèle? "A terme, on compte sur un remboursement par les assurances de soins de santé publiques ou privées, explique Pierre-François Migeotte, CEO et cofondateur de la firme. Nous pouvons notamment être une solution digitale de télésurveillance des patients, avant ou en suivi d'une intervention en cardiologie. En France et aux Etats-Unis, notamment, il existe des codes de remboursement du télémonitoring et on pourrait y prétendre car nos mesures sont proches de celles qu'utilisent les cardiologues." Bien sûr, la Belgique n'est pas le marché le plus en avance sur ces questions de santé numérique mais qu'importe: HeartKinetics vise l'international. Et selon le résultat de ses prochaines levées de fonds, elle pourrait cibler des zones comme le Moyen-Orient ou l'Asie où la problématique de l'insuffisance cardiaque est particulièrement aiguë.