Crystal Computing

Fondé en 2006 à Baudour, Crystal Computing n'a cessé de se développer et de s'imposer au fil des ans comme le premier investisseur hainuyer.

Entre 2016 et 2020, Crystal Computing a investi plus de 2,7 milliards d'euros., getty images
Entre 2016 et 2020, Crystal Computing a investi plus de 2,7 milliards d'euros. © getty images

On peut être une Gazelle, courir très vite, se positionner régulièrement dans le peloton de tête du classement et toutefois demeurer discrète au point de se confondre avec son environnement. La preuve avec Crystal Computing. Derrière ce nom cristallin se camoufle le centre de traitement de données de Google sis à Baudour. Un data centre où le géant américain ne cesse d'investir année après année. Depuis son lancement en 2007, ce sont, en effet, pas moins de 4,3 milliards qui ont été injectés dans le Hainaut, faisant de Google le premier investisseur de la province (dont 2,7 milliards rien qu'entre 2016 et 2020).

Activité peu intensive en main-d'oeuvre, Crystal Computing emploie 120 équivalents temps plein en 2020 contre une centaine en 2016. Un nombre qu'il convient cependant de majorer si l'on intègre les divers sous-traitants présents sur le site hainuyer, à des fins de maintenance et de sécurité notamment. Au total, l'entreprise déclare quelque 400 travailleurs à Baudour. Et s'il est difficilement quantifiable, l'impact plus global du géant américain sur l'économie locale est réel. Ces 15 dernières années, nombre de Gazelles ont donc profité peu ou prou de la manne financière déversée par Google sur les terres du Hainaut.

Et c'est loin d'être fini: le groupe a encore acquis l'an dernier un terrain de 52 hectares près de Charleroi, à l'Ecopôle, situé à cheval sur les communes de Farciennes, Aiseau-Presles et Sambreville, pour y implanter un nouveau data centre. Une arrivée qui va dynamiser la région et favoriser également les entreprises du cru, qui pourront bénéficier des retombées de la présence de Google. Ce dernier, avec l'étiquette Crystal Computing, s'imposant ainsi davantage comme un acteur de premier plan dans le Hainaut.

Nurse & Co

Depuis 2012, la société montoise Nurse & Co propose l'intérim médical "autrement" en plaçant la bonne personne au bon endroit au bon moment.

CAROLINE LELEUX, ADMINISTRATRICE: "Nous nous efforçons de faire correspondre les attentes de chaque institution avec celles de chaque soignant.", NARA PRESS
CAROLINE LELEUX, ADMINISTRATRICE: "Nous nous efforçons de faire correspondre les attentes de chaque institution avec celles de chaque soignant." © NARA PRESS

Chez Nurse & Co, le médical n'est pas un département parmi d'autres, c'est le coeur de l'activité de la société créée il y a 10 ans par Caroline Leleux et Jennifer Debatisse. Et son équipe entend bien proposer l'intérim médical autrement. "Par autrement, j'entends le fait de réussir à faire correspondre les attentes de chaque institution avec celles de chaque soignant, explique Caroline Leleux. Nous avons rencontré personnellement chaque infirmier, aide-soignant, kinésithérapeute, etc., afin de bien cerner ses compétences ainsi que ses souhaits. Nous pouvons alors placer la bonne personne au bon endroit au bon moment. Ce n'est pas toujours facile et nous sommes souvent amenés à jongler afin de trouver la meilleure solution."

Nurse & Co est active essentiellement dans le Hainaut, avec quelques activités dans l'ouest du Brabant wallon. Elle ne désire pas s'étendre au-delà afin de conserver la qualité de ses services. Aujourd'hui, ce ne sont pas moins de 3 à 4.000 personnes que la Gazelle met à disposition des institutions hospitalières, maisons de repos et particuliers. En 2020, les premiers mois de la crise sanitaire ont été éprouvants pour l'ensemble du staff, qui a dû se multiplier afin d'aider les hôpitaux locaux à affronter la pandémie. La fondatrice en profite d'ailleurs pour rappeler que "si le personnel soignant a été qualifié à l'époque de super-héros, il n'a pas pour autant été revalorisé depuis".

L'agence montoise est également très attentive aux formations afin d'entretenir les compétences d'infirmiers, aides-soignants et techniciens dont les profils n'ont cessé de se spécialiser ces dernières années. Elle collabore également pleinement avec ses clients afin d'apporter le meilleur service au patient. "Si nous vendons une solution et pas de l'humain, il faut en permanence conserver à l'esprit qu'au final ce sont des humains qui travaillent avec des humains pour des humains", conclut Caroline Leleux.

La Ferme du Maustitchi

Implantée à Leernes, la Ferme du Maustitchi propose ses légumes ainsi qu'une belle offre de produits bios dans son magasin installé sur le site.

VIRGINIE DURIEUX, RESPONSABLE DU MAGASIN: "Nous proposons un large assortiment de produits bios et pour l'essentiel locaux." , NARA PRESS
VIRGINIE DURIEUX, RESPONSABLE DU MAGASIN: "Nous proposons un large assortiment de produits bios et pour l'essentiel locaux." © NARA PRESS

L'histoire de la Ferme du Maustitchi située dans le village de Leernes (Fontaine-l'Evêque), à une dizaine de kilomètres de Charleroi, illustre à merveille la transition durable. Christine et Etienne Durieux, tous deux enfants d'agriculteurs, ont débuté leurs activités par du maraîchage il y a une trentaine d'années. "Mes parents ont commencé sur un hectare, rappelle Virginie Durieux, responsable du magasin. Au fil des années, ils ont acheté des terres et augmenté la production destinée à la grande distribution." Mais devant les contraintes qu'impose cette dernière, Christine et Etienne Durieux ont ensuite décidé de se réorienter progressivement vers le bio.

Depuis 2012, la Ferme du Maustitchi est certifiée bio et compte à ce jour 17 personnes. Celles-ci se répartissent entre les champs et le magasin qui s'est considérablement étoffé ces dernières années. Les trois enfants ont aussi rejoint l'entreprise. Outre Virginie qui gère le magasin, on retrouve aussi, dans les champs, Guillaume et Pauline. "Aujourd'hui, nous proposons plus de 80 cultures différentes, poursuit-elle. Nos clients bénéficient ainsi d'une grande diversité de légumes et de fruits tout au long de l'année, en fonction des saisons." Une diversité, combinée au souci de la qualité et un facteur de proximité, qui s'est progressivement traduite par la croissance de l'activité, ce qui lui vaut de faire son entrée dans notre classement.

"Parmi les raisons de notre progression, je mentionnerai le développement de notre épicerie où notre propre production est écoulée - une partie est destinée au secteur horeca et à d'autres petits magasins - ainsi que de nombreux produits locaux. Outre les produits maraîchers, il y a également un large assortiment de pains, viandes, boissons, produits laitiers, etc.", précise Virginie Durieux. Un assortiment qui séduit de plus en plus d'amateurs.

Crystal ComputingFondé en 2006 à Baudour, Crystal Computing n'a cessé de se développer et de s'imposer au fil des ans comme le premier investisseur hainuyer.On peut être une Gazelle, courir très vite, se positionner régulièrement dans le peloton de tête du classement et toutefois demeurer discrète au point de se confondre avec son environnement. La preuve avec Crystal Computing. Derrière ce nom cristallin se camoufle le centre de traitement de données de Google sis à Baudour. Un data centre où le géant américain ne cesse d'investir année après année. Depuis son lancement en 2007, ce sont, en effet, pas moins de 4,3 milliards qui ont été injectés dans le Hainaut, faisant de Google le premier investisseur de la province (dont 2,7 milliards rien qu'entre 2016 et 2020).Activité peu intensive en main-d'oeuvre, Crystal Computing emploie 120 équivalents temps plein en 2020 contre une centaine en 2016. Un nombre qu'il convient cependant de majorer si l'on intègre les divers sous-traitants présents sur le site hainuyer, à des fins de maintenance et de sécurité notamment. Au total, l'entreprise déclare quelque 400 travailleurs à Baudour. Et s'il est difficilement quantifiable, l'impact plus global du géant américain sur l'économie locale est réel. Ces 15 dernières années, nombre de Gazelles ont donc profité peu ou prou de la manne financière déversée par Google sur les terres du Hainaut.Et c'est loin d'être fini: le groupe a encore acquis l'an dernier un terrain de 52 hectares près de Charleroi, à l'Ecopôle, situé à cheval sur les communes de Farciennes, Aiseau-Presles et Sambreville, pour y implanter un nouveau data centre. Une arrivée qui va dynamiser la région et favoriser également les entreprises du cru, qui pourront bénéficier des retombées de la présence de Google. Ce dernier, avec l'étiquette Crystal Computing, s'imposant ainsi davantage comme un acteur de premier plan dans le Hainaut.Nurse & CoDepuis 2012, la société montoise Nurse & Co propose l'intérim médical "autrement" en plaçant la bonne personne au bon endroit au bon moment.Chez Nurse & Co, le médical n'est pas un département parmi d'autres, c'est le coeur de l'activité de la société créée il y a 10 ans par Caroline Leleux et Jennifer Debatisse. Et son équipe entend bien proposer l'intérim médical autrement. "Par autrement, j'entends le fait de réussir à faire correspondre les attentes de chaque institution avec celles de chaque soignant, explique Caroline Leleux. Nous avons rencontré personnellement chaque infirmier, aide-soignant, kinésithérapeute, etc., afin de bien cerner ses compétences ainsi que ses souhaits. Nous pouvons alors placer la bonne personne au bon endroit au bon moment. Ce n'est pas toujours facile et nous sommes souvent amenés à jongler afin de trouver la meilleure solution."Nurse & Co est active essentiellement dans le Hainaut, avec quelques activités dans l'ouest du Brabant wallon. Elle ne désire pas s'étendre au-delà afin de conserver la qualité de ses services. Aujourd'hui, ce ne sont pas moins de 3 à 4.000 personnes que la Gazelle met à disposition des institutions hospitalières, maisons de repos et particuliers. En 2020, les premiers mois de la crise sanitaire ont été éprouvants pour l'ensemble du staff, qui a dû se multiplier afin d'aider les hôpitaux locaux à affronter la pandémie. La fondatrice en profite d'ailleurs pour rappeler que "si le personnel soignant a été qualifié à l'époque de super-héros, il n'a pas pour autant été revalorisé depuis".L'agence montoise est également très attentive aux formations afin d'entretenir les compétences d'infirmiers, aides-soignants et techniciens dont les profils n'ont cessé de se spécialiser ces dernières années. Elle collabore également pleinement avec ses clients afin d'apporter le meilleur service au patient. "Si nous vendons une solution et pas de l'humain, il faut en permanence conserver à l'esprit qu'au final ce sont des humains qui travaillent avec des humains pour des humains", conclut Caroline Leleux.La Ferme du MaustitchiImplantée à Leernes, la Ferme du Maustitchi propose ses légumes ainsi qu'une belle offre de produits bios dans son magasin installé sur le site.L'histoire de la Ferme du Maustitchi située dans le village de Leernes (Fontaine-l'Evêque), à une dizaine de kilomètres de Charleroi, illustre à merveille la transition durable. Christine et Etienne Durieux, tous deux enfants d'agriculteurs, ont débuté leurs activités par du maraîchage il y a une trentaine d'années. "Mes parents ont commencé sur un hectare, rappelle Virginie Durieux, responsable du magasin. Au fil des années, ils ont acheté des terres et augmenté la production destinée à la grande distribution." Mais devant les contraintes qu'impose cette dernière, Christine et Etienne Durieux ont ensuite décidé de se réorienter progressivement vers le bio.Depuis 2012, la Ferme du Maustitchi est certifiée bio et compte à ce jour 17 personnes. Celles-ci se répartissent entre les champs et le magasin qui s'est considérablement étoffé ces dernières années. Les trois enfants ont aussi rejoint l'entreprise. Outre Virginie qui gère le magasin, on retrouve aussi, dans les champs, Guillaume et Pauline. "Aujourd'hui, nous proposons plus de 80 cultures différentes, poursuit-elle. Nos clients bénéficient ainsi d'une grande diversité de légumes et de fruits tout au long de l'année, en fonction des saisons." Une diversité, combinée au souci de la qualité et un facteur de proximité, qui s'est progressivement traduite par la croissance de l'activité, ce qui lui vaut de faire son entrée dans notre classement."Parmi les raisons de notre progression, je mentionnerai le développement de notre épicerie où notre propre production est écoulée - une partie est destinée au secteur horeca et à d'autres petits magasins - ainsi que de nombreux produits locaux. Outre les produits maraîchers, il y a également un large assortiment de pains, viandes, boissons, produits laitiers, etc.", précise Virginie Durieux. Un assortiment qui séduit de plus en plus d'amateurs.