Une fois n'est pas coutume, le Top 5.000 qui accompagne traditionnellement votre hebdomadaire en novembre est un peu moins complet que ses prédécesseurs. C'est un des nombreux dommages collatéraux provoqués par la pandémie qui bouleverse actuellement notre pays et le monde. Des délais supplémentaires ont ainsi été accordés, tant pour la tenue des assemblées générales que pour le dépôt des comptes annuels, de sorte qu'au moment de boucler la nouvelle édition, début octobre, quelque 250 entreprises manquaient encore à l'appel. Pas de panique cependant: leurs résultats seront consultables sur notre site Trendstop actualisé en permanence, dès qu'ils auront été publiés.
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Une fois n'est pas coutume, le Top 5.000 qui accompagne traditionnellement votre hebdomadaire en novembre est un peu moins complet que ses prédécesseurs. C'est un des nombreux dommages collatéraux provoqués par la pandémie qui bouleverse actuellement notre pays et le monde. Des délais supplémentaires ont ainsi été accordés, tant pour la tenue des assemblées générales que pour le dépôt des comptes annuels, de sorte qu'au moment de boucler la nouvelle édition, début octobre, quelque 250 entreprises manquaient encore à l'appel. Pas de panique cependant: leurs résultats seront consultables sur notre site Trendstop actualisé en permanence, dès qu'ils auront été publiés. Que retenir de cette année 2019 après laquelle plus rien ne sera pareil? Que pour la première fois, le taux d'emploi des 20-64 ans a franchi la barre des 70%. C'est bien mais toujours en deçà du taux fixé comme objectif pour notre pays à l'horizon 2020: un taux d'emploi de 73,2%. Une nouvelle fois, deux secteurs industriels ont émergé. La chimie et les sciences de la vie avec, tout au long de l'année, des annonces d'investissements massifs: 300 millions par UCB sur son site de Braine ; 3 milliards à Anvers par Ineos, une entreprise à la progression fulgurante. Toujours à Anvers, BASF annonçait investir un demi-milliard d'euros dans l'augmentation de sa production d'éthylène ; et son compatriote Covestro, 300 millions d'euros dans la construction d'une unité de production d'aniline. Etc. En termes d'emploi, le plus grand secteur industriel du pays reste toutefois l'industrie alimentaire et des boissons qui assure en Flandre 21,5% du chiffre d'affaires industriel et en Wallonie 19,5%. Si les pourcentages sont voisins, leur impact n'est toutefois guère comparable. Le chiffre d'affaires alimentaire de la Flandre (44,3 milliards) représente en effet 5,1 fois celui de la Wallonie (8,7 milliards). Les progressions sont aussi différentes: 5,9% d'une année à l'autre en Flandre contre 1,1% en Wallonie. Depuis cinq ans, ce secteur contribue à l'amélioration de notre balance des paiements. Tout cela est certes réconfortant mais in fine, l'industrie n'assure plus que 13,8% de notre PIB, contre 18% dans la zone européenne et 23% en Allemagne. Hors ASBL, les entreprises industrielles et commerciales de notre Top 5000 ont réalisé un chiffre d'affaires de 715 milliards, en progression de 31 milliards, dont un tiers résulte de la montée en puissance de Pfizer Service Company (PSCY). La tendance haussière est toutefois nette dans la mesure où pratiquement deux entreprises sur trois (65,4%) ont augmenté leur chiffre d'affaires d'un exercice à l'autre. Les bénéfices (37,8 milliards), en revanche, semblent avoir emprunté le chemin inverse, reculant de 5,9 milliards. Mais les apparences peuvent se révéler trompeuses. En 2018 en effet, Atlas Copco Airpower et Delhaize Le Lion avaient chacune engrangé environ 4 milliards de produits non récurrents, de sorte que si l'on fait abstraction de ces deux entreprises, les bénéfices nets progressent de 11%. Les banques ont vu leur bénéfice net ramené de 6,3 à 5,6 milliards. Celui des compagnies a reculé de 3,3 à 2,8 milliards tandis que les 100 premières sociétés du pays en termes de revenus du portefeuille ont engrangé 16,6 milliards, soit 5 milliards de plus qu'au cours de l'exercice précédent. Un article de Tony Coenjaerts.