TUI, groupe international basé en Allemagne, est très actif en Belgique, où il est le premier voyagiste sur le marché national et européen. Il possède aussi chez nous une compagnie aérienne, TUI Fly, la deuxième du pays. Celle-ci détient cinq des 15 Boeing 737 Max cloués au sol, des appareils que les voyageurs de l'...

TUI, groupe international basé en Allemagne, est très actif en Belgique, où il est le premier voyagiste sur le marché national et européen. Il possède aussi chez nous une compagnie aérienne, TUI Fly, la deuxième du pays. Celle-ci détient cinq des 15 Boeing 737 Max cloués au sol, des appareils que les voyageurs de l'aéroport de Zaventem ont eu tout le loisir d'apercevoir cet été, garés entre les pistes. Il est toutefois possible que les pertes, dues notamment à la coûteuse location d'avions de remplacement, soient en partie compensées. Le CEO Friedrich Joussen a indiqué lors de l'annonce des résultats que TUI négociait des indemnisations avec Boeing. Reste que les avions ne sont pas le seul souci pour TUI. Il y a aussi une demande qui a diminué pour l'Espagne, et augmenté pour l'Est méditerranéen. Et les troubles dus au Brexit. Ces vents contraires ont poussé le groupe à prévoir des résultats en baisse pour l'exercice de -26% (Ebita, bénéfice avant taxes, amortissement et intérêt). Sous la direction de Friedrich Joussen, TUI espérait avoir construit une organisation résiliente, conçue pour absorber les crises locales, basée sur une forte intégration. Le groupe possède des avions mais aussi des hôtels, des paquebots et des agences dans des dizaines de pays. Il a ainsi pu gérer les crises successives (attentats en Tunisie, tensions en Turquie) en proposant des pays alternatifs, préservant ses ventes et ses marges. C'était compter sans les couacs de Boeing...